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L’OBSESSION

29 Mars 2014 , Rédigé par Adamczyk Michael

L’obsession est méconnue. Dans Le Livre des Esprits, à la question suivante : "Est-ce que les Esprits peuvent exercer une influence quelconque sur notre façon de penser ou bien sur nos actions ?" La réponse est la suivante : "Beaucoup plus que ce que vous pouvez imaginer, car les Esprits ont une influence telle que, habituellement ce sont eux qui nous dirigent".

Pour admettre l’influence d’Esprits inférieurs sur notre Esprit et par conséquent dans nos pensées et dans nos actes, il faut accepter l’immortalité de l’âme et sa capacité qu’à ce monde de l’au-delà à s’associer de manière bonne ou mauvaise au monde matériel.

À quelques exceptions près, scientifiques et chercheurs, psychiatres et psychologues ignorent délibérément le sujet. L’obsession, sous-estimée dans le monde, fait des victimes tous les jours et l’on peut voir une augmentation des crimes et des maladies les plus variées.

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Définition

L'obsession est l'emprise que de mauvais Esprits prennent sur certaines personnes, en vue de les maîtriser et de les soumettre à leur volonté, par le plaisir qu'ils éprouvent à faire le mal.

L'obsesseur enveloppe l'obsédé dans ses fluides comme dans un manteau. C’est une action persistante où les deux pensées et les deux volontés se confondent. Si l’Esprit est mauvais, il fait faire des mauvaises choses ; s’il est pervers et méchant, il l'étreint comme dans un filet et le paralyse. Ce sont donc des ennemis invisibles d'autant plus dangereux qu'on ne soupçonnait pas leur action.

Les Esprits imparfaits prédominent sur cette planète, ils représentent environ les trois quarts de la population totale et déterminent ainsi sa condition d’infériorité physique et morale.

Emmanuel, le guide de Chico Xavier, explique qu’il existe plus de 20 milliards d’âmes désincarnées, errantes et conscientes, autour de la Terre, dont la majorité attend toujours une réincarnation ; soit quatre Esprits obsesseurs pour chaque individu ; l’étude de l’obsession est très indispensable pour la santé humaine.

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Caractéristiques de l’obsession

L'obsession présente des caractères divers qu'il est nécessaire de distinguer et qui, résultent du degré de la contrainte et de la nature des effets qu'elle produit. Le mot obsession est en quelque sorte un terme générique par lequel on désigne diverses variétés :

  • l'obsession simple,

  • la fascination,

  • la subjugation

L'obsession simple a lieu quand un Esprit malfaisant s'impose à une personne et s'immisce malgré lui dans sa vie. On n'est pas obsédé pour autant, on est seulement trompé par un Esprit menteur.

Dans ce cas, l’Esprit ne s'en cache pas ; il ne dissimule nullement ses mauvaises intentions et son désir de contrarier. Ce genre d'obsession est donc simplement désagréable et n'a d'autre inconvénient que d'opposer un obstacle à la vie courante.

On peut ranger dans cette catégorie les cas d'obsession physique, c'est-à-dire celle qui consiste dans les manifestations bruyantes et obstinées de certains Esprits qui font entendre spontanément des coups ou autres bruits.

La fascination a des conséquences beaucoup plus graves. C'est une illusion produite par l'action directe de l'Esprit sur la pensée d’une personne et qui paralyse en quelque sorte son jugement. La personne fascinée ne croit pas être trompé : l'Esprit a l'art de lui inspirer une confiance aveugle qui l'empêche de voir la supercherie et de comprendre l'absurdité de ce qu'il fait, alors même qu'elle saute aux yeux de tout le monde. L'illusion peut même aller jusqu'à lui faire voir du sublime dans le plus ridicule. On serait dans l'erreur si l'on croyait que ce genre d'obsession ne peut atteindre que les personnes simples, ignorantes et dépourvues de jugement ; les hommes les plus spirituels, les plus instruits et les plus intelligents sous d'autres rapports n'en sont pas exempts ; ce qui prouve que cette aberration est l'effet d'une cause étrangère dont ils subissent l'influence.

Dans le cas de l'obsession simple, l'Esprit qui s'attache à vous n'est qu'un être importun par sa ténacité, et dont on faut se débarrasser. Dans la fascination, c'est toute autre chose ; pour arriver à de telles fins, il faut un Esprit adroit rusé et profondément hypocrite, car il ne peut donner le change et se faire accepter qu'à l'aide du masque qu'il sait prendre et d'un faux semblant de vertu.

Sa tactique est presque toujours d'inspirer de l'éloignement pour quiconque pourrait lui ouvrir les yeux à la personne qui est fasciné ; par ce moyen, évitant toute contradiction, il est certain d'avoir toujours raison.

La subjugation est une étreinte qui paralyse la volonté de celui qui la subit, et le fait agir malgré lui. Il est, en un mot, sous un véritable joug. La subjugation peut être morale ou corporelle.

Si elle est morale, le subjugué est sollicité à prendre des déterminations souvent absurdes et compromettantes que, par une sorte d'illusion, il croit sensées ; c'est une sorte de fascination.

Si elle est corporelle, l'Esprit agit sur les organes matériels, et provoque des mouvements involontaires et désordonnés.

Allan Kardec racontait : « Nous avons connu un homme qui n'était ni jeune, ni beau, sous l'empire d'une obsession de cette nature, se trouver contraint, par une force irrésistible, de se mettre à genoux devant une jeune fille sur laquelle il n'avait aucune vue, et la demander en mariage. D'autres fois, il sentait sur le dos et les jarrets, une pression énergique qui le forçait, malgré la volonté qu'il y opposait à se mettre à genoux et à baiser la terre dans les endroits publics et en présence de la foule. Cet homme avait la pleine conscience du ridicule de ce qu'il faisait contre son gré, et en souffrait horriblement. »

Dans le Livre des Médiums, Allan Kardec nous explique : "On donnait jadis le nom de possession à l'emploi exercé par de mauvais Esprits, lorsque leur influence allait jusqu'à l'aberration des facultés. La possession serait, pour nous, synonyme de la subjugation. » Si nous n'adoptons pas ce terme, c'est par deux motifs : le premier, parce qu'il implique la croyance au mal, tandis qu'il n'y a que des êtres plus ou moins imparfaits, qui tous peuvent s'améliorer. Le second, parce qu'il implique également l'idée de prise de possession du corps par un Esprit étranger, d'une sorte de cohabitation, tandis qu'il n'y a que contrainte.

Le mot subjugation rend parfaitement la pensée. Ainsi, pour nous, il n'y a pas de possédés, dans le sens vulgaire du mot, il n'y a que des obsédés, des subjugués et des fascinés.

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Historique

Avant même qu'il fût question d’Esprits, de Spiritisme ou de médiums, les Esprits ont existé de tout temps, ils ont joué un rôle car ce rôle est dans la nature et il y a eu un grand nombre de personnes obsédées ou possédées. L'action des Esprits, bons ou mauvais, est donc spontanée ; celle des mauvais produite une foule de perturbations dans le moral et même le physique que, par une ignorance de la cause véritable, on attribuait à des causes erronées.

Dans les jardins de Lamie, à Rome, les Esprits vengeurs faisaient tant de bruit autour des restes mortels de Caligula qu’il a fallu incinérer les os de l’empereur halluciné pour les faire taire.

Le cas de Mademoiselle Julie. C’est une domestique, née en Savoie, âgée de vingt-trois ans, d’un caractère très doux, était depuis quelque temps sujette à des accès de somnambulisme naturel qui duraient des semaines entières ; dans cet état, elle vaquait à son service habituel sans que les personnes étrangères se doutassent de sa situation ; son travail même était beaucoup plus soigné. Sa lucidité était remarquable ; elle décrivait les lieux et les événements à distance avec une parfaite exactitude.

Il y a six mois environ, elle devint en proie à des crises d’un caractère étrange qui avaient toujours lieu pendant l’état somnambulique, devenu en quelque sorte l’état normal. Elle se tordait, se roulait à terre comme si elle se débattait sous les étreintes de quelqu’un qui cherchait à l’étrangler, et, en effet, elle avait tous les symptômes de la strangulation ; elle finissait par terrasser cet être fantastique, le prenait par les cheveux, l’accablant ensuite de coups, d’injures et d’imprécations, l’apostrophant sans cesse du nom de Frédégonde, infâme régente, reine impudique, vile créature souillée de tous les crimes, etc.

Chose bizarre, se prenant elle-même pour Frédégonde, elle se frappait à coups redoublés sur les bras, la poitrine et le visage, en disant : «Tiens ! Tiens ! En as-tu assez, infâme Frédégonde ? Tu veux m’étouffer, mais tu n’en viendras pas à bout ; tu veux te mettre dans ma boite, mais je saurai bien t’en chasser ». Ma boite était le terme dont elle se servait pour désigner son corps. Ces crises, vraiment effrayantes, duraient souvent plusieurs heures et se renouvelaient plusieurs fois par jour. Quand elle avait fini par terrasser Frédégonde, elle tombait dans un état de prostration et d’accablement dont elle ne sortait qu’à la longue, mais qui lui laissait une grande faiblesse et un embarras dans la parole. Sa santé en était profondément altérée ; elle ne pouvait rien manger et restait parfois huit jours sans prendre de nourriture.

Sur ces entrefaites, comme Mademoiselle Julie était ressources, une famille de vrais et sincères spirites consentit à la prendre à son service, mais dans cette position, elle devait être bien plus un embarras qu’une utilité, et il fallait un véritable dévouement pour s’en charger. Mais ces personnes en ont été bien récompensées, d’abord par le plaisir de faire une bonne action, et ensuite par la satisfaction d’avoir puissamment contribué à sa guérison, aujourd’hui complète ; double guérison, car non seulement Mademoiselle Julie est délivrée, mais son ennemie est convertie à de meilleurs sentiments.

Nous avons l’exemple de la Sœur Marie Munoz, elle était médium voyante et claiaudiante. Un jour, un jeune homme, Antoine amène sa sœur qui depuis la mort de son fiancé a le bras droit paralysé et replié dans le dos. Elle ne peut donc rien faire. En arrivant chez Maria Munoz, celle-ci voit à côté de la jeune femme, un jeune homme qui lui maintient le bras dans cette position très inconfortable. Elle sermonne l’Esprit et la jeune fille retrouve toute liberté de mouvements. Cet Esprit toujours amoureux de la jeune fille ne voulait pas qu’elle construise sa vie avec un autre homme et il la tourmentait de cette manière.

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De la même façon que les maladies résultent des imperfections physiques, l'obsession découle toujours d'une imperfection morale qui donne accès à un Esprit mauvais. Elles sont de plusieurs sortes :

Désir de vengeance

C'est parfois, une vengeance que le mauvais Esprit exerce contre l'individu à l'égard duquel il a des griefs du temps d'une autre existence. Le passé et les souffrances qui lui ont été infligées par l'obsédé ou bien motivés par celui-ci, font que l'Esprit se maintienne dans un propos de vengeance.

Désir de faire le mal

Souvent, aussi, il n'y a pas d'autre chose que le désir de faire le mal : l'Esprit qui souffre, veut faire souffrir les autres ; il retrouve par ce moyen, une sorte de plaisir dans le tourment et la vexation de son prochain. L'impatience démontrée par la victime exacerbe ses sens, car c'est là son objectif, tandis que la patience de la victime le fatigue. En se montrant énervé et dépité, celui qui est persécuté fait justement ce que veut son persécuteur. Ces Esprits, agissent, très souvent, par haine et jalousie du bien et c'est de cette façon qu'ils jettent leur dévolu sur les personnes très honnêtes.

D'autres Esprits sont guidés par un sentiment de lâcheté qui les pousse à profiter de la faiblesse morale de certains individus, qu'ils savent incapables de résistance. Un Esprit qui dominait un garçon d'intelligence limitée, interrogé sur les motifs de son choix a répondu : "J'ai grand besoin de tourmenter quelqu'un, une personne raisonnable m'aurait repoussée ; je m'attache à un idiot qui ne m'oppose aucune vertu".

Par orgueil du faux savoir

Il y a des Esprits obsesseurs qui ne sont pas malveillants, qui ont même quelque chose de bien mais qui sont dominés par un faux savoir. Ils ont leurs propres idées, leurs systèmes sur les sciences, l'économie sociale, la morale, la religion, la philosophie et ils veulent faire prévaloir leurs opinions. Pour pouvoir obtenir l'effet désiré, ils recherchent des personnes crédules, capables de les accepter sans aucune forme de discussion et sur lesquels ils exercent une sorte de fascination, avec l'objectif de les empêcher de distinguer le vrai du faux.

Ce sont les plus dangereux parce que les sophismes ne leur coûtent rien et ils peuvent rendre crédibles les plus ridicules utopies. Ils utilisent un langage compliqué dans le but de provoquer l'admiration, langage qui est plus prétentieux que profond, mêlé à des termes techniques et à des mots retentissants tels la charité et la morale. Soigneusement ils éviteront de donner de mauvais conseils, car ils savent qu'ils seraient refoulés. C'est ainsi que ceux qui ont été trompés, les défendent en disant : "Regardez bien, ils ne disent rien de mauvais". La morale, cependant, pour ces Esprits n'est qu'un simple passeport ; c'est ce qui les préoccupe le moins. Ce qu'ils veulent avant tout c'est imposer leurs idées, même les plus déraisonnables.

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Dangers pour les médiums

Généralement, l'Esprit qui s'empare du médium dans le but de le dominer, ne supporte pas l'examen critique de ses communications ; quand il s'aperçoit qu'elles ne sont pas acceptées, qu'elles sont

Tout médium qui se blesse de la critique est l'écho de l'Esprit qui le domine.

Voici quelques caractéristiques :

1) Persistance d'un Esprit à se communiquer, de gré ou de force, par la parole écrite, l'audition, la typtologie, etc., s'opposant, par la même occasion, à la manifestation d’autres Esprits ;

2) Naïveté du médium qui, malgré son intelligence, l'empêche de reconnaître la fausseté et le ridicule des communications qu'il reçoit ;

3) Croyance dans l'infaillibilité et dans l'identité absolu des Esprits qui se communiquent, lesquels, sous des noms respectables et vénérés, disent des choses fausses ou absurdes ;

4) Confiance du médium dans les éloges que lui donnent les Esprits qui se communiquent à lui ;

5) Détermination pour l’éloigner des personnes qui auraient pu donner des avis utiles ;

6) Mauvaise interprétation de la critique des communications reçues ;

7) Besoin incessant et inopportun d'écrire ;

8) Contrainte physique quelconque qui prévaut sur la volonté du médium, le forçant à agir ou à parler malgré lui ;

9) Bruits et bouleversements persistants autour du médium, et dont il est la cause ou l'objet.

A suivre…

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