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LE FIL D’ARGENT, Livre des médiums, Le Livre des Esprits, Allan Kardec

19 Septembre 2021 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

 

LE FIL D’ARGENT.

Ce serait une erreur de penser que les concepts spirites seraient des vérités qui n’auraient jamais figuré dans les écrits terrestres. A toutes les époques, des hommes (des scientifiques, des philosophes, des religieux, des libres penseurs) se sont penché sur les thèmes de l’immortalité de l’âme, de la vie dans le monde spirituel, de la pluralité des existences, émettant des avis de valeur sur ces sujets et sur bien d’autres points intéressant le spiritisme. Le lien qui relie l’esprit au corps, le fil d’argent, n’est pas une innovation, lui aussi. « L’Ecclésiaste » (dans l’Ancien testament), par exemple, nous en rapportait déjà l’existence (1). Il avertissait du peu de temps que dure la jeunesse et du besoin de mettre ce temps au profit du Créateur, et s’exprime à propos du déclin des forces physiques, présageant de la désincarnation, qui se caractérise par la rupture de ce fil. L’Ecclésiaste (12:1-7) indique : « Et souviens-toi de ton Créateur aux jours de ton adolescence, • avant que ne viennent les mauvais jours et que n’arrivent les années dont tu diras : « je n’y ai aucun plaisir », • avant que ne s’assombrissent le soleil et la lumière et la Lune et les étoiles, et que les nuages ne reviennent, puis la pluie, au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les hommes vigoureux, où s’arrêtent celles qui meulent, trop peu nombreuses, où perdent leur éclat celles qui regardent par la fenêtre, quand les battants se ferment sur la rue, tandis que tombe la voix de la meule, quand on se lève au chant de l’oiseau et que les vocalises s’éteignent ; alors, on a peur de la montée, on a des frayeurs en chemin, tandis que l’amendier est en fleur, que la sauterelle s’alourdit et que le fruit du câprier éclate ; alors que l’homme s’en va vers sa maison d’éternité, et déjà les pleureuses rôdent dans la rue ; • avant que ne se détache le fil argenté et que la coupe d’or ne se brise, que la jarre ne se casse à la fontaine et qu’à la citerne la poulie ne se brise, • avant que la poussière ne retourne à la terre, selon ce qu’elle était, et que le souffle ne retourne à Dieu qui l’avait donné ». Les paroles de Qohéleth (L’Ecclésiaste) sont particulièrement révélatrices pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. D’autre part, intentionnellement obscurs, ces méandres occultent la vérité à ceux qui cultivent la lettre qui tue et qui méprisent l’esprit qui vivifie. Pour eux, ce n’est rien d’autre qu’un ensemble de phrases sans sens, étranges, incompréhensibles. Nous autres qui bénéficions de la connaissance spirite, pouvons voir et entendre, et nous ne pouvons pas prétexter l’ignorance, seulement nos imperfections. Durant des millénaires, ce langage métaphysique était resté caché, que seuls quelques initiés connaissaient, et qui étaient à même d’en déchiffrer les secrets. Mais, le temps est venu de faire la lumière sur ces raisonnements logiques. Inaugurant une nouvelle ère pour l’humanité, le spiritisme est venu les dévoiler, les mettre à la portée de tous ceux qui recherchent la vérité, capables d’affronter les préjugés et les dogmes. Lorsqu’il étudiait l’évocation des personnes vivantes, Allan Kardec eut l’occasion de poser la question aux mentors de la spiritualité (Livre des médiums, Allan Kardec, §284, q. 40) : « Comment l’esprit absent du corps est-il averti de la nécessité de sa présence ? Rep : L’esprit d’un corps vivant n’en est jamais complètement séparé ; à quelque distance qu’il se transporte, il y tient par un lien fluidique qui sert à l’y rappeler quand cela est nécessaire ; ce lien n’est rompu qu’à la mort ». Kardec ajoute : « Ce lien fluidique a souvent été aperçu par des médiums voyants. C’est une sorte de traînée phosphorescente qui se perd dans l’espace et dans la direction du corps. Certains esprits ont dit que c’est à cela qu’ils reconnaissent ceux qui tiennent au monde corporel » (2). Mais, ce ne sont pas là les seules références. En étudiant le phénomène du somnambulisme, il reçut des esprits l’information de ce que l’âme, lorsqu’elle est dans un tel état, n’abandonne pas entièrement le corps, car elle y reste attachée par un lien fluidique (3). D’autres passages de la codification traitent du sujet, précisant que ce lien est le prolongement du périsprit, et fonctionnent comme le conducteur des sensations entre l’esprit et le corps somatique, alors en dédoublement. A partir de ses premières études, la littérature spirite s’est beaucoup enrichie sur le sujet tant par la valeureuse contribution d’auteurs incarnés que par la révélation émanant de ceux qui demeurent dans l’au-delà. « Nosso lar », œuvre de référence de la littérature spirite nous offre un point de vue intéressant sur la question (4). Dans le chapitre intitulé « Curieuses observations », André Luiz est surpris de voir : « deux silhouettes énormes et impressionnantes. Il semblait être deux hommes d’une texture indéfinissable semi-lumineuse. De leurs pieds et de leurs bras pendaient des fils étranges, et de la tête s’échappait un fil d’une singulière proportion » (4), et reçoit les explications de Narcisa sur le sujet : « Moi aussi, j’ai été surprise, autrefois. Ce sont nos frères de la Terre. Il s’agit d’esprits puissants qui vivent dans la chair en mission de rédemption et peuvent, comme nobles entités de l’Eternelle sagesse, abandonner leur corps et se déplacer librement dans nos sphères. Les fils que vous avez remarqué montrent la différence entre eux et nous » (4). Comme nous l’avons vu, « l’Ecclésiaste » traite clairement de l’existence du lien qui maintient l’esprit captif, lorsqu’il est incarné, et ce en parfaite adéquation avec les enseignements spirites. Cette connaissance, précisons-le, n’était pas réservée aux hébreux, car l’histoire humaine l’a fait remonter à la plus ancienne antiquité. Toutefois, sa proclamation et sa vulgarisation était réservée au spiritisme. Samuel NUNES MAGALHAES Références : 1. L’Ecclésiaste, livre de l’Ancien testament, attribué à Salomon 2. Livre des médiums, Allan Kardec, §284, q. 40 3. Livre des esprits, Allan Kardec, q. 437 4. Nosso Lar, André Luiz/F.C. Xavier, chapitre 33 Source : Revista Espirita Fraternidade, août 2014 Traduction : J.E. NUNES Extrait de l’Encyclopédie spirite : http://www.spiritisme.net/

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