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SVP LISEZ BIEN CES TEMOIGNAGES EN CAS D'IDEE SUICIDAIRE IRREVERSIBLE, LE LIVRE LE CIEL ET L'ENFER, ALLAN KARDEC

12 Septembre 2020 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

LE SUICIDE DE LA SAMARITAINE

 

Le 7 avril 1858, vers sept heures du soir, un homme d'une cinquantaine d'années, et vêtu

convenablement, se présenta dans l'établissement de la Samaritaine, à Paris, et se fit préparer un

bain. Le garçon de service s'étonnant, après un intervalle de deux heures, que cet individu

n'appelât pas, se décida à entrer dans son cabinet pour voir s'il n'était pas indisposé. Il fut alors

témoin d'un hideux spectacle : ce malheureux s'était coupé la gorge avec un rasoir, et tout son

sang s'était mêlé à l'eau de la baignoire. L'identité n'ayant pu être établie, on a transporté le

cadavre à la Morgue.

L'esprit de cet homme, évoqué à la Société de Paris, six jours après sa mort, donna les

réponses suivantes :

1. Evocation. (Réponse du guide du médium). Attends... il est là.

2. Où êtes-vous maintenant ? - R. Je ne sais... Dites-le moi, où je suis.

3. Vous êtes dans une assemblée de personnes qui s'occupent d'études spirites et qui sont

bienveillantes pour vous. - R. Dites-moi si je vis... J'étouffe dans le cercueil.

Son âme, quoique séparée du corps, est encore complètement plongée dans ce qu'on pourrait

appeler le tourbillon de la matière corporelle ; les idées terrestres sont encore vivaces ; il ne se

croit pas mort.

4. Qui vous a engagé à venir à nous ? - R. Je me suis senti soulagé.

5. Quel motif vous a porté à vous suicider ? - R. Suis-je mort ?... Non pas... j'habite mon

corps... Vous ne savez pas combien je souffre !... J'étouffe... Qu'une main compatissante essaye

de m'achever !

6. Pourquoi n'avez-vous laissé aucune trace qui pût vous faire reconnaître ? - R. Je suis

abandonné ; j'ai fui la souffrance pour trouver la torture.

7. Avez-vous maintenant les mêmes motifs de rester inconnu ? - R. Oui ; ne mettez pas un fer

rouge dans la blessure qui saigne.

8. Voudriez-vous nous dire votre nom, votre âge, votre profession, votre domicile ? - R.

Non... à tout non.

9. Aviez-vous une famille, une femme, des enfants ? - R. J'étais abandonné ; nul être ne

m'aimait.

10. Qu'aviez-vous fait pour n'être aimé de personne ? - R. Combien le sont comme moi !... Un

homme peut être abandonné au milieu de sa famille, quand aucun coeur ne l'aime.

11. Au moment d'accomplir votre suicide, n'avez-vous éprouvé aucune hésitation ? - R. J'avais

soif de la mort... J'attendais le repos.

12. Comment la pensée de l'avenir ne vous a-t-elle pas fait renoncer à votre projet ? - R. Je n'y

croyais plus ; j'étais sans espérance. L'avenir, c'est l'espoir.

13. Quelles réflexions avez-vous faites au moment où vous avez senti la vie s'éteindre en

vous ? - R. Je n'ai pas réfléchi ; j'ai senti... Mais ma vie n'est pas éteinte... mon âme est liée à mon

corps... Je sens les vers qui me rongent.

14. Quel sentiment avez-vous éprouvé au moment où la mort a été complète ? - R. L'est-elle ?

15. Le moment où la vie s'éteignait en vous a-t-il été douloureux ? - R. Moins douloureux

qu'après. Le corps seul a souffert.

16. (A l'Esprit de saint Louis). Qu'entend l'Esprit en disant que le moment de la mort a été

moins douloureux qu'après*. - R. L'Esprit se déchargeait d'un fardeau qui l'accablait ; il ressentait

la volupté de la douleur.

17. Cet état est-il toujours la suite du suicide ? - R. Oui ; l'Esprit du suicidé est lié à son corps

jusqu'au terme de sa vie ; la mort naturelle est l'affranchissement de la vie ; le suicide la brise tout

entière.

18. Cet état est-il le même dans toute mort accidentelle indépendante de la volonté, et qui

abrège la durée naturelle de la vie ? - R. Non... Qu'entendez-vous par le suicide ? l'Esprit n'est

coupable que de ses oeuvres.

Ce doute de la mort est très ordinaire chez les personnes décédées depuis peu, et surtout chez celles

qui, pendant leur vie, n'ont pas élevé leur âme au-dessus de la matière. C'est un phénomène bizarre au

premier abord, mais qui s'explique très naturellement. Si à un individu mis en somnambulisme pour la

première fois, on demande s'il dort, il répond presque toujours non, et sa réponse est logique : c'est

l'interrogateur qui pose mal la question en se servant d'un terme impropre. L'idée de sommeil, dans notre

langue usuelle, est liée à la suspension de toutes nos facultés sensitives ; or, le somnambule qui pense,

qui voit, et qui sent, qui a conscience de sa liberté morale, ne croit pas dormir, et en effet il ne dort pas,

dans l'acception vulgaire du mot. C'est pourquoi il répond non jusqu'à ce qu'il soit familiarisé avec cette

manière d'entendre la chose. Il en est de même chez l'homme qui vient de mourir ; pour lui la mort, c'était

l'anéantissement de l'être ; or, comme le somnambule, il voit, il sent, il parle donc pour lui il n'est pas

mort, et il le dit jusqu'à ce qu'il ait acquis l'intuition de son nouvel état. Cette illusion est toujours plus ou

moins pénible, parce qu'elle n'est jamais complète, et qu'elle laisse l'Esprit dans une certaine anxiété.

Dans l'exemple ci-dessus, elle est un véritable supplice par la sensation des vers qui rongent le corps, et

par sa durée qui doit être celle qu'aurait eue la vie de cet homme s'il ne l'eût pas abrégée. Cet état est

fréquent chez les suicidés, mais il ne se présente pas toujours dans des conditions identiques ; il varie

surtout en durée et en intensité selon les circonstances aggravantes ou atténuantes de la faute. La

sensation des vers et de la décomposition du corps n'est pas non plus spéciale aux suicidés ; elle est

fréquente chez ceux qui ont plus vécu de la vie matérielle que de la vie spirituelle. En principe, il n'y a

pas de faute impunie ; mais il n'y a pas de règle uniforme et absolue dans les moyens de punition.

 

 

ANTOINE BELL

 

Comptable dans une maison de banque au Canada ; suicidé le 28 février 1865. Un de nos

correspondants, docteur en médecine et pharmacien dans la même ville, nous a donné sur son

compte les renseignements suivants :

«Je connaissais Bell depuis plus de vingt ans. C'était un homme inoffensif et père d'une

nombreuse famille. Il y a quelque temps, il s'était imaginé avoir acheté du poison chez moi et

qu'il s'en était servi en empoisonnant quelqu'un. Il était bien souvent venu me supplier de lui dire

à quelle époque je le lui avais vendu, et il se livrait alors à des transports terribles. Il perdait le

sommeil, s'accusait, se frappait la poitrine. Sa famille était dans une anxiété continuelle, de

quatre heures du soir jusqu'à neuf heures du matin, moment où il se rendait à la maison de

banque où il tenait ses livres d'une manière très régulière, sans jamais commettre une seule

erreur. Il avait coutume de dire qu'un être qu'il sentait en lui, lui faisait tenir sa comptabilité avec

ordre et régularité. Au moment où il semblait être convaincu de l'absurdité de ses pensées, il

s'écriait : «Non, non, vous voulez me tromper... je me souviens... cela est vrai.»

Antoine Bell a été évoqué à Paris, le 17 avril 1865, sur la demande de son ami.

1. Evocation. - R. Que me voulez-vous ? Me faire subir un interrogatoire ? c'est inutile,

j'avouerai tout.

2. Il est loin de notre pensée de vouloir vous tourmenter par d'indiscrètes questions ; nous

désirons seulement savoir quelle est votre position dans le monde où vous êtes, et si nous

pouvons vous être utiles. - R. Ah ! si vous le pouviez, je vous en serais bien reconnaissant ! J'ai

horreur de mon crime, et je suis bien malheureux !

3. Nos prières, nous en avons l'espoir, adouciront vos peines. Vous nous paraissez, du reste,

dans de bonnes conditions ; le repentir est en vous, et c'est déjà un commencement de

réhabilitation. Dieu, qui est infiniment miséricordieux, a toujours pitié du pécheur repentant.

Priez avec nous. (Ici, on dit la prière pour les suicidés, qui se trouve dans l'Evangile selon le

Spiritisme.)

Maintenant, voudriez-vous nous dire de quel crime vous vous reconnaissez coupable. Il vous

sera tenu compte de cet aveu fait avec humilité. - R. Laissez-moi d'abord vous remercier de

l'espérance que vous venez de faire naître en mon coeur. Hélas ! il y a bien longtemps déjà, je

vivais dans une ville dont la mer du Midi baignait les murailles. J'aimais une jeune et belle enfant

qui répondait à mon amour ; mais j'étais pauvre, et je fus repoussé par sa famille. Elle m'annonça

qu'elle allait épouser le fils d'un négociant dont le commerce s'étendait au-delà des deux mers, et

je fus éconduit. Fou de douleur, je résolus de m'ôter la vie, après avoir assouvi ma vengeance en

assassinant mon rival abhorré. Les moyens violents me répugnaient pourtant ; je frissonnais à

l'idée de ce crime, mais ma jalousie l'emporta. La veille du jour où ma bien-aimée devait être à

lui, il mourut empoisonné par mes soins, trouvant ce moyen plus facile. Ainsi s'expliquent ces

réminiscences du passé. Oui, j'ai déjà vécu, et il faut que je revive encore... O mon Dieu, ayez

pitié de ma faiblesse et de mes larmes.

4. Nous déplorons ce malheur qui a retardé votre avancement, et nous vous plaignons

sincèrement ; mais, puisque vous vous repentez, Dieu aura pitié de vous. Dites-nous, je vous

prie, si vous mîtes à exécution votre projet de suicide. - R. Non ; j'avoue à ma honte que l'espoir

revint dans mon coeur, je voulais jouir du prix de mon crime ; mais mes remords me trahirent ;

j'expiai par le dernier supplice ce moment d'égarement : je fus pendu.

5. Aviez-vous conscience de cette mauvaise action dans votre dernière existence ? - R. Dans

les dernières années de ma vie seulement, et voici comment. J'étais bon par nature ; après avoir

été soumis, comme tous les Esprits homicides, au tourment de la vue continuelle de ma victime

qui me poursuivait comme un remords vivant, j'en fus délivré de bien longues années après par 

mes prières et mon repentir. Je recommençai une autre fois la vie, la dernière, et la traversai

paisible et craintif. J'avais en moi une vague intuition de ma faiblesse native et de ma faute

antérieure dont j'avais conservé le souvenir latent. Mais un Esprit obsesseur et vindicatif, qui

n'est autre que le père de ma victime, n'eut pas grand-peine à s'emparer de moi, et à faire revivre

dans mon coeur, comme dans un miroir magique, les souvenirs du passé.

Tour à tour influencé par lui et par le guide qui me protégeait, j'étais l'empoisonneur, ou le

père de famille qui gagnait le pain de ses enfants par son travail. Fasciné par ce démon obsesseur,

il m'a poussé au suicide. Je suis bien coupable, il est vrai, mais moins cependant que si je l'eusse

résolu moi-même. Les suicidés de ma catégorie, et qui sont trop faibles pour résister aux Esprits

obsesseurs, sont moins coupables et moins punis que ceux qui s'ôtent la vie par le fait de la seule

action de leur libre arbitre. Priez avec moi pour l'Esprit qui m'a influencé si fatalement, afin qu'il

abdique ses sentiments de vengeance, et priez aussi pour moi, afin que j'acquière la force et

l'énergie nécessaires pour ne pas faiblir à l'épreuve de suicide par libre volonté à laquelle je serai

soumis, me dit-on, dans ma prochaine incarnation.

6. Au guide du médium. Un Esprit obsesseur peut-il réellement pousser au suicide ? - R.

Assurément, car l'obsession qui, elle-même, est un genre d'épreuve, peut revêtir toutes les

formes ; mais ce n'est pas une excuse. L'homme a toujours son libre arbitre et, par conséquent, il

est libre de céder ou de résister aux suggestions auxquelles il est en butte ; lorsqu'il succombe,

c'est toujours par le fait de sa volonté. L'Esprit a raison, du reste, quand il dit que celui qui fait le

mal à l'instigation d'un autre est moins répréhensible et moins puni que lorsqu'il le commet de

son propre mouvement ; mais il n'est pas innocenté, parce que, dès l'instant qu'il se laisse

détourner du droit chemin, c'est que le bien n'est pas assez fortement enraciné en lui.

7. Comment se fait-il que, malgré la prière et le repentir qui avaient délivré cet Esprit du

tourment qu'il éprouvait par la vue de sa victime, il ait encore été poursuivi par la vengeance de

l'Esprit obsesseur dans sa dernière incarnation ? - R. Le repentir vous le savez, n'est que le

préliminaire de la réhabilitation, mais il ne suffit pas pour affranchir le coupable de toute peine ;

Dieu ne se contente pas de promesses ; il faut prouver, par ses actes, la solidité du retour au bien ;

c'est pour cela que l'Esprit est soumis à de nouvelles épreuves qui le fortifient, en même temps

qu'elles lui font acquérir un mérite de plus lorsqu'il en sort victorieux. Il est en butte aux

poursuites des mauvais Esprits, jusqu'à ce que ceux-ci le sentent assez fort pour leur résister ;

alors ils le laissent en repos, parce qu'ils savent que leurs tentatives seraient inutiles.

Ces deux derniers exemples nous montrent la même épreuve se renouvelant à chaque incarnation,

aussi longtemps qu'on y succombe. Antoine Bell nous montre, en outre, le fait non moins instructif d'un

homme poursuivi par le souvenir d'un crime commis dans une existence antérieure, comme un remords et

un avertissement. Nous voyons par là que toutes les existences sont solidaires les unes des autres ; la

justice et la bonté de Dieu éclatent dans la faculté qu'il laisse à l'homme de s'améliorer graduellement,

sans jamais lui fermer la porte du rachat de ses fautes ; le coupable est puni par sa faute même, et la

punition, au lieu d'être une vengeance de Dieu, est le moyen employé pour le faire progresser.

 

 

 

Si vous avez besoin d'aide pour en parler, n'hésitez pas a m'envoyer  un message directement via le formulaire, je vous contact rapidement. Bien à vous.

 

https://www.youtube.com/watch?time_continue=837&v=ZoaCfYuOO5M&feature=emb_logo

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