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LA CRAINTE DE LA MORT

19 Avril 2020 , Rédigé par Un Spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite, #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

 
 
 
La mort ou mieux dit la réincarnation, sème l’épouvante parmi les humains et répand là où elle se manifeste, une terreur instinctive.
 
Les faibles tressaillent à sa vue et à son seul nom, les cœurs bien trempés la regardent fièrement en face, le spirite la salue comme une libératrice. Jamais crainte ne fut plus mal fondée.
 
L'ignorance des lois auxquelles obéit l'existence est leur seule excuse, mais qu'elle inquiète ceux qui se disent spirites est un démenti au titre qu'ils portent. C'est l'être de chair qui parle en eux et qui leur souffle tout bas : « La mort, c'est la fin de tes jouissances et la perte des biens laborieusement acquis. Que serais-tu actuellement, si on te les supprimait et c'est là ce que la mort t'apporte, l'anéantissement de tes plaisirs, de tes joies, de tout ce que tu possèdes.
 
Voilà la perspective qu'elle t'offre. »
 
À ce raisonnement captieux auquel l'Esprit n'a aucune part, la doctrine spirite répond : « Tes joies de la Terre ne sont qu'une fumée qu'emporte le vent qui passe, sans laisser aucune trace, car tu es envoyé en ce monde, non pour écouter les perfides conseils de l'animal humain, mais dans un but de redressement et d'avancement. Tout passage ici-bas, est encore un terme d'emprisonnement que tes fautes te condamnent à subir. La mort est une délivrance qui nous rend la liberté. En nous ouvrant les portes de la prison, elle nous rouvre celles de la patrie. La crainte de la mort est une anomalie et un contresens.
 
Ne rencontrons-nous jamais un prisonnier qui dise : « J’ai peur de guérir », un chercheur qui dise : « J'ai peur de trouver. » Ne voit-on jamais l'être qui en entreprenant une affaire, dise : « J'ai peur de réussir », qui en se mariant s'écrie : « J'ai peur d'être heureux ... » qui en se couchant, soupire : « j'ai peur de dormir. »
 
S'endormir, la mort n'est que cela. Elle nous dit son secret par le symbole frappant du sommeil qui en renouvelle l'image chaque jour : Un corps anéanti dès que l'esprit le quitte pour recouvrer sa liberté et où il revient après une échappée dans les demeures spirituelles, rendant à ce corps en y rentrant par l'effet du réveil, la conscience de son séjour sur la Terre. La seule différence que présente la mort est que l'esprit, au lieu de s'éveiller dans son corps comme chaque jour, s'éveille dans les féeries de la vie plus haute enfin retrouvée.
 
On s'endort dans la mort comme on s'endort dans le sommeil, mais l'on y trouve au lieu de l'incohérence des rêves et les cauchemars hallucinants, des visions éblouissantes et des griseries d'amour.
 
Ce grand réveil dans la lumière astrale qui noie dans leur ombre les misères de la vie, ne nous pousse-t-il pas à appeler, au lieu de la repousser, cette mort libératrice comme l'oiseau désire sortir de sa cage et le prisonnier de son cachot ?
 
N'avons-nous pas le droit d'y aspirer comme le travailleur aspire au repos, comme l'éprouvé aspire au soulagement comme l'exilé rêve au retour au pays ?
 
Hélas non ! Pas plus que le détenu ne peut abréger à écourter le nôtre. Nous avons une tâche à remplir et ne devons pas caresser le désir de nous y soustraire, car on ne trompe pas la vigilance de l'astral et les tentatives d'évasion sont punies sévèrement. La désertion en pensée, le désir d'échapper aux devoirs de notre mission sont un délit moral qui n'a pour effet que de prolonger notre détention.
 
L'employé qui quitte son bureau avant l'heure cause un préjudice, le travailleur qui ne fait pas son travail consciencieusement aura à le recommencer, le déserteur s'expose à des peines infiniment plus rigoureuses que la discipline qu'il fuit.
 
Ne cherchons pas à nous soustraire à nos obligations, à écourter notre servage humain, même dans nos pensées, nos désirs et nos aspirations. C'est chercher à tromper notre destinée et nous exposer à aggraver nos maux.
 
Contemplons la mort comme une espérance, une récompense, une lumineuse promesse, mais ne l'appelons pas. Qu'il y a loin de là à ces terriens qu'elle fait trembler, qui aiment à ce point leur prison, leurs misères et leurs souffrances, qu'ils craignent d'en être allégés !
 
Faut-il que le matérialisme se complaise dans ses satisfactions animales, pour y enfermer son bonheur ?
 
Bénissons la mort au lieu de la redouter, et chaque fois que nous voyons l'un de nous quitter la Terre, disons-nous : « C'est une âme heureuse qui a payé sa dette de pénibles souffrances et qui s'en va remercier Dieu d'avoir dénoué ses chaînes pour lui rendre les joies célestes. »
 
Felix Remo

 

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