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doctrinespiritenimes.over-blog.com

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Allan Kardec définit le Spiritisme comme une doctrine fondée sur l'existence, les manifestations et l'enseignement des esprits, possédant des lois morales et reposant sur une échelle spirite. Ce courant de pensée estime que les médiums peuvent communiquer avec les défunts, par l'utilisation d'une énergie spirituelle appelée périsprit. Fondé sur la croyance en Dieu, en la réincarnation et en la communication avec l'au-delà, le Spiritisme regroupe plusieurs millions d'adeptes à travers le monde. CHARTE - INFORMATIONS UTILES ET TRÈS IMPORTANT Bien chers tous Je conseille à toutes et à tous de bien lire la description du Spiritisme. Je vous rappelle que le Spiritisme N’A RIEN à VOIR avec la pratique médiumnique généralement répandue et utilisée à des fins matérielles, lucratives ou similaires. En conclusion, je vous déconseille d'adhérer à toute publicité à titre commercial (cabinets de voyance etc.) La médiumnité est un don gratuit et non pas un marche-pied, donner gratuitement ce que Dieu a donné gratuitement. Bien à vous. Conseils d’un cercle Spirite : « Nous estimons qu’il est dangereux de s’aventurer à vouloir communiquer avec l’au-delà sans connaissances préalables. Lorsque l’on a une idée juste et suffisante des réalités spirites et médiumniques, on sait alors ce à quoi l’on s’expose en toute connaissance de cause. De plus, outre une formation théorique indispensable, une personne qui souhaite communiquer avec l’autre monde doit le faire dans le cadre d’un groupe structuré, expérimenté et averti qui saura faire face aux éventuelles difficultés, qu’il s’agisse des manifestations subconscientes ou d’interventions indésirables de mauvais esprits. En d’autres termes, nous déconseillons de pratiquer en dehors du cadre spirite. Régulièrement nous recevons courriers et e-mails, provenant de personnes qui sont désemparées, face à des mauvais esprits (supposés ou réels) dont elles ne parviennent pas à se débarrasser. Nous ne pouvons décemment que les inviter à stopper toute expérience, afin que leurs désordres psychologiques déjà évidents, ne s’aggravent pas davantage. Ainsi donc, chers correspondants, quelle que soit votre curiosité et votre soif d’expérience, ayez la sagesse de faire les choses dans l’ordre. Commencez par vous instruire, découvrez l’au-delà par la lecture des grands auteurs spirites, et ensuite vous y verrez plus clair. » Allan Kardec entendit parler pour la première fois des tables tournantes en 1854 et fut tout d’abord très sceptique. Après avoir observé assidûment les manifestations des Esprits par la méthode expérimentale, il prit connaissance de cinquante cahiers de communications qu’il synthétisa et qui formèrent la base du livre des Esprits. Liens sources Centre Spirite: https://www.cslak.fr http://kardec.fr/index.php?lng=fr https://www.usff.fr https://www.cesakparis.fr


EXTRAIT LES TOURMENTS DE L’OBSESSION, Manoel Philomeno de Miranda, REMINISCENCE

Publié par Un spirite sur 21 Mai 2022, 08:47am

Catégories : #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

Les informations du docteur Ignácio Ferreira nous ont donné la dimension parfaite de la grandeur spirituelle d’Euripedes Barsanulfo dont le dévouement profond à l’Evangile, à la lumière du spiritisme, a fait de lui un grand apôtre de l’Ere Nouvelle.
Poursuivant sa tâche en propageant l’amour à l’égard du Maître divin, au travers de son prochain pris dans la tourmente de l’hallucination, avec un groupe de dévoués messagers de la lumière, il a bâti, sans mesurer ses efforts, cet Hôpital consacré au secours des malades de l’âme et à l’étude préventive de la folie, ainsi qu’aux thérapies propres, avec des spécificités dans le domaine des troubles de l’obsession de nature médiumnique tourmentée.
La médiumnité, faculté inhérente à l’esprit dont tous les êtres humains, d’une certaine manière, sont porteurs, doit être honorée en étant exercée correctement.
Quand la médiumnité s’exprime plus ostensiblement, en raison des compromis spirituels antérieurs, c’est un domaine très vaste à explorer scrupuleusement, exigeant un comportement approprié en fonction de la magnitude dont elle est revêtue. En même temps, en raison des abandons et des conquêtes morales de son possesseur, se situant à un niveau vibratoire correspondant à son degré évolutif, elle produit des syntonies avec des Entités qui correspondent aux appels d’ondes énergétiques équivalentes.
Ceci étant, elle devient le véhicule de pensées et d’inductions propres à la syntonie de tous ceux, incarnés ou non, qui s’identifient aux sentiments du médium.
Pour cette même raison, quand la médiumnité se manifeste, il n’est pas rare qu’elle se transforme en de graves troubles pour son porteur qui entre dans une fréquence différente de l’habituel l’exposant aux conduites morales et mentales les plus diverses, provenant du monde spirituel, et qui se succèdent de manière intense et perturbatrice.
Dépourvu de connaissances et de ressources pour équilibrer les ondes psychiques et les sensations physiques qui sont à l’origine de celles-ci, il ressent des troubles nerveux, tels que l’anxiété, la dépression, l’insécurité, le malaise physique, les céphalées, les problèmes d’estomac, d’intestins, les vertiges qui résultent de l’absorption des énergies négatives qui lui sont dirigées par ses propres adversaires, ainsi que par d’autres Esprits, les uns pervers, d’autres moqueurs, presque tous malveillants…
Il est certain que grâce à la miséricorde divine, l’amour ne fait jamais défaut, il se manifeste aussi par l’inspiration de son Guide spirituel, par les incitations à la pratique du bien, à la prière et au devoir, mais qui ne sont pas toujours captées et décodées comme cela serait nécessaire pour l’obtention de résultats immédiats.
Sa tendance à la facilité et face aux mauvaises inclinaisons qui resurgissent du passé d’où chacun provient, font qu’il donne plus facilement refuge aux liaisons malveillantes qu’aux comportements supérieurs.
Cependant, quand le médium prend connaissance des leçons éducatives du spiritisme, notamment à travers les directives sûres du « Livre des Médiums », d’Allan Kardec, le parcours de sécurité se dessine avec plus d’efficacité, l’invitant à se soumettre au compromis sérieux du travail pour son propre bien ainsi que pour le bien commun.
Au fur et à mesure que le médium se moralise, il acquiert des résistances pour vaincre les persécutions spirituelles qui sont un grand obstacle à la réussite de son ministère, plus particulièrement face aux passions inférieures qui représentent un grand défi à affronter à tous moments.
La médiumnité, pourtant, peut être une épreuve douloureuse qui se transforme en tâche d’ascension ou en un sublime travail missionnaire qui, même ainsi, n’exempte pas l’individu des épreuves, des difficultés, des renoncements et de la vigilance constante qu’il doit maintenir.
Pendant mon plus récent séjour sur Terre travaillant avec des porteurs de la médiumnité, nous avons suivi de nombreux individus qui étaient tombés dans de terribles tromperies, poursuivis par leurs
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ennemis désincarnés qui ne leur accordaient pas de repos. Ceci arrivait parce qu’ils trouvaient en eux des prises psychiques ce qui leur permettaient un échange systématique et continu.
Je me rappelle, par exemple, du frère Ludgério qui avait pris l’habitude destructrice de boire dans sa jeunesse.
Porteur de facultés médiumniques tourmentées, par nécessité réparatrice, il a été retrouvé par ses ennemis désincarnés qui, très tôt, à l’âge de douze ans approximativement, l’ont induit à l’ingestion de boissons alcoolisées, initialement dans les fêtes de familles, puis à celles à caractère populaire très communes dans le village où il habitait, pour l’amener, les années passant, aux plus ignobles comportements et aux expériences les plus malheureuses.
Quand, pour la première fois, nous avons eu un contact personnel avec ce patient, il était excité et provocateur dans la salle de conférences doctrinaires de la Maison spirite où nous travaillions habituellement.
La réunion consacrée à l’étude du « Livre des Esprits » d’Allan Kardec était terminée, quand brusquement il est entré dans la salle, visiblement ivre, agressif, utilisant des mots vulgaires et des gestes grossiers pour se faire remarquer.
Gentiment reçu par un des membres de l’Institution, brutalement il commença à crier et devint menaçant, créant un malaise général parmi les personnes qui sortaient et d’autres qui parlaient ou prenaient congé.
Le déférent directeur de la Maison, le frère José Petitinga donnait des explications sur le thème abordé pendant la séance à un groupe d’intéressés quand son attention a été attirée par la confusion inhabituelle. Il s’approcha alors du frère Ludgério afin de l’accueillir. Avec beaucoup d’habilité, en lui touchant le bras et l’enveloppant de son subtil magnétisme, il l’éloigna de la salle publique, et l’emmena dans une pièce plus discrète, où il chercha à dialoguer avec patience et miséricorde.
Il était totalement impossible d’avoir une conversation constructive, en raison de l’état d’alcoolisme du visiteur inopiné dont les centres de discernement et de la logique se trouvaient bloqués. Les bienveillantes paroles du directeur attentionné provoquèrent une plus grande révolte chez les comparses spirituels, qui se satisfaisaient des vapeurs alcooliques qu’ils absorbaient par l’intermédiaire du souffrant de l’âme. Finalement, ils le laissèrent, après l’avoir maudit et lui avoir fait des promesses de vengeance en criant à haute voix, sans pour autant intimider ou perturber le psychothérapeute serein.
Le patient, sans le soutien fluidique de ses persécuteurs, entra dans une légère convulsion, il tremblait et vomissait violemment, occasionnant une profonde compassion. Tout de suite après, il s’est évanoui, inconscient pendant quelques instants, son teint devint livide et sa respiration difficile.
Formant un cercle de prière, Petitinga, d’autres compagnons et moi-même, l’avons enveloppé de vibrations vigoureuses, en lui appliquant des passes restauratrices d’énergies qui lui permirent de reprendre conscience.
Une fois les instants les plus graves passés, la charité chrétienne le secoura, compte tenu des circonstances, l’enveloppant d’espoirs et de promesses de paix.
Après lui avoir donné de quoi s’acheter quelque chose à manger, Ludgério s’éloigna en regagnant la rue ensoleillée…
L’impression qu’il nous avait laissée, était très douloureuse. Il s’agissait d’un jeune d’approximativement vingt-huit ans, mais qui montrait déjà des signes d’usure produite par l’alcoolisme et le manque d’assurance, dérivés du processus d’obsession qui persistait avec violence.
Après cet incident, inspiré par les Guides spirituels, lorsqu’il était en mesure de se comporter avec un calme relatif, il est revenu de temps en temps, en état de sobriété, aux réunions doctrinaires. Le phénomène d’obsession étant avancé, on pressentait déjà des marques irréversibles dans les images mentales du patient. Ceci l’amena à confondre les paroles qu’il entendait et à se supposer facilement offensé quand quelque chose ne lui plaisait pas.
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Il était généralement, d’un caractère irritable, ses manières étaient rudes et il était doté d’un ego très susceptible qui l’armait contre les autres personnes qui, par ailleurs, ne pouvaient même pas le regarder sans qu’il ne se fasse des idées, pensant toujours qu’elles le censuraient.
Etant donné la complexité de ce problème d’obsession, nous avons dû faire face tout d’abord à un patient arrogant, dont la douleur n’avait pas altéré sa conduite lors de son existence antérieure quand il s’était perdu dans une ligne de comportements obstinés et violents, trahissant le souvenir du pouvoir et de l’ostentation qui lui donnaient un aspect presque ridicule de prépondérance dans ses guenilles et sa saleté ; et ensuite, aux ennemis insolents et pervers, ceux qui avaient souffert de ses mains sans pitié, et qui aujourd’hui cherchaient à se venger sans aucun scrupule. Le combat s’installa quand, identifié dans l’actuelle réincarnation par ses anciennes victimes, il passa à la cohabitation psychique dominatrice, le conduisant au vice, dans lequel il éprouvait du plaisir, lui permettant de libérer des complexes d’excentricités qui étaient restés dans son inconscient.
On pouvait se rendre compte de la force de la haine qui existait entre eux, comparses de compromis, et quand il prenait conscience de l’interférence de ces Esprits sur sa conduite, Ludgério réagissait entre les blâmes et les malédictions qui dénotaient la révolte qui lui était propre, facilitant ainsi le rapport de champ vibratoire spécifique pour un plus grand échange avec ses persécuteurs. Ceux-ci, à leur tour, désiraient chaque fois plus sa défaite, ne se contentant pas de le voir dans la ruine physique, mentale et économique, sans aucun ami, dormant dans de véritables porcheries, dans les rues sales de l’horripilant bas fond où il restait à demi hébété… Ils avaient planifié de le recevoir, après avoir pompé ses énergies animales par vampirisme, au-delà de la porte du tombeau pour donner suite à leur vengeance.
A une autre occasion alors qu’il était plus lucide et relativement calme, nous avons eu une conversation plus posée, ayant ainsi recueilli des données très importantes pour une anamnèse de son cas et une étude attentive sur la question qui a toujours éveillé en moi un profond intérêt spirituel.
Il nous raconta que, depuis sa petite enfance, il faisait des cauchemars horribles, dans lesquels des êtres monstrueux le poursuivaient et menaçaient de le détruire, se présentant sous les formes les plus terribles que l’on puisse imaginer. Il se réveillait toujours, de ces sombres et mauvais rêves, trempé de sueur froide, paniqué. Les ombres de la nuit devinrent un incomparable tourment.
N’étant pas né dans un foyer équilibré, conséquence compréhensible, procédant du comportement antérieurement vécu, ses parents ne lui offraient pas la tendresse nécessaire. Ils le réprimandaient, le battaient, sans motif apparent, et l’obligeaient à rester silencieux devant la souffrance qui commençait à devenir insupportable, au point qu’il passa à appréhender les nuits et le sommeil. Lentement se sont installés en lui des sentiments de révolte vis-à-vis de ses géniteurs et de ses frères, avec qui il n’avait pas de bons rapports, conséquence possible de son propre tempérament.
Toujours dépressif et atterré, il fréquenta l’école publique primaire mais y manifestait un comportement antisocial, jusqu’au jour où il but sa première gorgée d’alcool à l’âge de douze ans, à l’occasion de l’anniversaire de son père. L’ignorance était si grande dans sa famille que ce jour là, vaincu par une hallucination, créant une telle confusion, il fut battu sans pitié. Il se mit alors, à prendre des boissons alcoolisées en cachette et à se livrer à des pensées vulgaires dans le domaine sexuel qui constituait pour lui un tourment cruel, en raison de la manifestation d’impuissance psychologique qui était aussi le résultat de la somatisation des conflits entretenus, ainsi que de l’effet de l’alcoolisme en installation dans son organisme affaibli.
Au fur et à mesure que les années passaient, il voyait diminuer les perspectives de vie joyeuse ou heureuse. Suite à des disputes familiales continues, quand sa présence devint insupportable dans sa difficile famille en raison de ses crises alcooliques qui devenaient longues et gravement dangereuses, il se sentit attiré par les quartiers de la prostitution.
A plusieurs reprises, il fut emmené en cellule par des policiers impitoyables qui l’avaient surpris dans des maisons lascives, dans des situations déplorables, ou alors pour avoir créé le désordre dans des bars, quand on refusait de lui servir des boissons qu’il ne pouvait payer.
Il était transformé en paria social, détesté par les uns et menacé par les autres, compagnons de malheur.
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Il n’avait jamais entendu parler de spiritisme, cependant, il savait instinctivement que la mort n’était pas la fin de la vie ; pour cela, dans ses délires alcooliques, il arrivait à détecter ses ennemis qui l’angoissaient et qui l’amenaient à se souvenir des actes ignobles dont ils avaient souffert. Ils juraient de ne jamais lui pardonner, mais plutôt de se venger sans pitié jusqu’à ce qu’en rampant, il goûte au paroxysme des souffrances qu’ils lui imposeraient.
Il s’agissait, comme on le voit, d’une très difficile conjoncture spirituelle, dont l’altération dépendrait du patient soumis et sans résistances morales, face à la longue période de délivrance spontanée. Malgré cela, nous cherchions à l’envelopper de tendresse, en lui offrant les instruments puissants de l’Evangile de Jésus, en particulier l’amour et le pardon, qu’il devrait utiliser avec assurance, afin de reconquérir ceux qu’il avait maltraités, et qui maintenant commettaient la même erreur en se transformant en justiciers pour se venger.
Semblant se réveiller d’une longue transe, il fréquenta les réunions dominicales d’exposés doctrinaires, débutant ainsi une période d’abstinence alcoolique. Secouru par notre Maison, qui cherchait à l’aider économiquement, il se sentait attiré par les antres du passé, quand ses compagnons de malheur l’incitaient à de nouvelles libations alcooliques, tombant plusieurs fois en récidives douloureuses.
Quelquefois, baigné de larmes, il nous disait qu’on refusait toujours de lui donner des aliments, tandis qu’on lui offrait plutôt ces maudites boissons. Sans résistances morales et dépendant des toxiques de l’alcool, il faiblissait, face aux désincarnés qui non seulement inspiraient les donateurs mais l’induisaient à sa chute…
Sincèrement sensibilisés par le cas de Ludgério, à une occasion propice, pendant nos réunions hebdomadaires de thérapie de désobsession, nous avons questionné le Bienfaiteur qui dirigeait la session, sur ce que l’on pourrait faire pour aider notre malade déséquilibré. Il nous expliqua qu’il amènerait lors de l’aide spirituelle l’un de ses ennemis, afin de nous donner une idée de la gravité perpétrée.
Quelques semaines plus tard, le désigné obsesseur incorpora l’un de nos médiums somnambuliques qui, criant, haletant et pris de rage sous l’emprise de la haine, déclara, de manière sauvage :
- Je suis là, pour répondre à la demande de M. Miranda qui ose se mêler de problèmes qui ne le regardent pas. Je n’ai jamais eu de défenseurs, j’ai étouffé mes peines pendant trop longtemps dans un silencieux sacrifice, et maintenant, je peux me venger du bandit qui conspira au fil des années, sans aucune pitié ou miséricorde. Que prétendez-vous, monsieur le bienfaiteur ?
Utilisant la parole avec prudence tout en faisant preuve de compréhension concernant le drame dont le malheureux, avait été victime, nous avons essayé de lui rappeler que personne n’échappe à la Justice Divine, et de prendre en considération la signification pour nous tous des instants présents, et nous offrir l’occasion de reconnaître la faillibilité de nos évaluations et de nos façons de voir la vie, dans une tentative d’aller jusqu’aux sentiments obnubilés.
Totalement désorienté, dans l’aveuglement qui le prenait, il se mit à raconter en détail les événements qui l’avaient rendu malheureux, tout comme d’autres victimes qui participaient maintenant au programme de vengeance.
Nous l’avons laissé extérioriser son malaise et ses rancunes et avec arrogance, il s’écria :
- Notre plan est un plan collectif auquel participent plusieurs adversaires qui le détestent. Nous allons l’armer contre quelqu’un, afin qu’il commette un crime sordide, pour lequel il n’y aura pas de pardon possible. Ceci réalisé, nous l’aurons pour toujours sous notre emprise.
- Mais les amis, avons-nous répondu avec patience, vous ne savez pas, par hasard, que les programmes divins sont autres, avec des caractéristiques très différentes de celles que vous établissez contre le frère soumis à votre obstination ?
- Bien sûr que nous le savons, riposta-t-il, démontrant une supériorité intellectuelle. En attendant, c’est lui le débiteur, à qui nous refusons des excuses, vu qu’il n’a jamais eu la moindre pitié pour ceux qui souffraient cruellement. Pervers et obstiné, capricieux et mauvais, se considérant au dessus des Lois, il a détruit d’innombrables vies qu’il aurait dû préserver, dominé par la folie du pouvoir qui aussitôt échappa de ses mains sinistres quand arriva la mort.
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- Il est curieux d’observer, avons-nous analysé avec une pitié fraternelle, que l’ami le récrimine, mais au fond procède de la manière qui lui est reprochée, en utilisant les mêmes mesures dont il est accusé, vous exposant ainsi à votre tour à de futures condamnations, non moins malheureuses que celles dans lesquelles se trouve votre ancien ennemi. De même qu’il n’est de victime innocente, aucun bourreau ne sera exempté de ses crimes sinon au travers des mécanismes souverains de la Vie. Seul l’amour a la clé pour déchiffrer toutes les énigmes existentielles et solutionner les difficultés du chemin évolutif. Aussi, nous vous prions, vous et vos compagnons, de lui donner une chance au moins, pour qu’il se réhabilite pour le bien et qu’il puisse l’offrir à ceux à qui il a porté préjudice et plus particulièrement à ceux qui ont été offensés…
- Jamais ! Nous a-t-il interrompu, rudement. Il nous paiera, et ceci arrivera sans tarder… Nous allons utiliser la loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent.
- L’ami a oublié l’amour, avons-nous dit avec pitié, comme nous l’a enseigné Jésus. Seul l’amour possède les mécanismes qui désagrègent les constructions du mal, engendrant la bénédiction tout en harmonisant le bien.
Le communicant, pris alors d’un rire moqueur, ajouta avec ironie :
- Ne me parlez pas d’amour, ni au nom de Jésus. Lui aussi se disait chrétien, le lâche, qui, après avoir pratiqué des crimes ténébreux contre ceux qui lui déplaisaient, courut au culte religieux auquel il était lié et demanda pardon à son confesseur également infâme, qui l’écouta, alors que ses victimes étaient dilacérées par le fouet, trucidées par des méthodes pleines de perversité. Où est l’amour de ce Jésus ?
Profondément consternés, nous avons expliqué :
- Nous ne pouvons pas confondre la Doctrine du Maître avec les hommes qui l’utilisent pour justifier de leurs propres misères et des passions passagères. Loin des sentiments qu’ils proclament, ils exploitent et mentent, se trompant eux-mêmes et ceux qui se laissent conduire par ces fantaisies, sont également intéressés par cette union d’illusions et d’hypocrisies. Le Maître s’est offert en holocauste et cela même alors qu’il était abandonné de tous.
- Jamais nous ne lui donnerons l’occasion de répéter ce qu’il a déjà fait, et nous sommes pressés de conclure la tâche commencée. Riposta-t-il avec colère et nervosité.
Nous avons gardé le silence. Le moment n’était propice à aucune discussion verbale, ni à un débat qui serait inutile. Recueillis dans la prière, nous avons écouté ses paroles finales clamant des représailles.
- Le mal dévore ceux qui le nourrissent, nous le savons. Tant que n’arrive pas notre tour, nous devenons des instruments habiles pour que ces lois s’accomplissent sans aucune déviation.
Comme il n’existe pas de violences dans nos compromis avec la vie, nous ne pouvions le retenir, il décida de s’éloigner du médium d’où il a été retiré tendrement par le Mentor. Cette tâche restant inachevée nous laissait un sentiment de frustration.
Postérieurement, notre Instructeur nous expliqua que le moment était grave, et que seul l’effort du patient pourrait modifier la vengeance élaborée par ses ennemis, ce qui paraissait assez difficile…
A peine deux semaines plus tard, nous avons été informés de la tragédie dans laquelle s’engagea le pauvre Ludgério, mettant fin à son existence physique.
Discutant un soir avec un autre compagnon tout aussi ivre, comparse de ses extravagances alcooliques, dans un des bars où ils se réfugiaient Ludgério a été pris d’une crise de folie, complètement halluciné, il a attrapé un couteau posé sur le comptoir du taudis et en a frappé, plusieurs fois, le tenancier, le tuant sur le coup.
La scène de sang, outrageante et horrifiante, provoqua la colère des personnes présentes et des habitués de cet horrible local qui, inspirés par les Esprits vampires pervers, se jetèrent contre l’alcoolique, le lynchant sans aucun sentiment d’humanité ; avant même que la police qui fréquentait les lieux n’ait pu intervenir.
Tout lynchage démontre le primitivisme dans lequel vit encore l’être humain, et résulte de l’explosion de la haine qui assaille les imprévoyants, qui en viennent à se servir d’instruments inconscients inspirés par les nomades spirituels pervers qui donnent évasion aux mauvais sentiments à travers des passions déséquilibrées…
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La sordide scène du Calvaire est bien l’exemple de ce phénomène de primitivisme dans lequel beaucoup d’individus se situent. Cet homme là, qui ne faisait que le bien et aimait au delà de tout et de tous, a été trompé, abandonné et crucifié, après un jugement arbitraire, appuyé par la masse qui avait tant reçu de Lui. Et même sur la croix, inspirée par les bandes sauvages de l’erraticité inférieure, la foule, devenue son ennemie du dernier instant, criait ironiquement dans un hallucinant rire macabre et hypocrite :
- N’es-tu pas le Messie ? Descends alors de ta croix pour qu’on puisse voir et croire.
Les journaux ont fait beaucoup de bruit sur ce malheureux événement, qui pour nous qui connaissions Ludgério, nous a beaucoup sensibilisé, nous laissant un témoignage lourd de réflexions et d’interrogations qu’il nous serait possible de comprendre qu’après sa mort.
A cette occasion, nous nous sommes demandés s’il n’y avait pas eu une faille dans l’aide spirituelle qui avait commencé en vue d’atténuer le processus d’obsession. Pourquoi les ennemis avaient-ils réussi à atteindre les objectifs établis ? Pourquoi n’avons-nous pas été en mesure d’approfondir les thérapies plus efficaces en faveur des désincarnés quand eut lieu la communication psychophonique avec l’un d’entre eux ? D’autres questions sont restées en suspens, jusqu’à ce que le grand consolateur, nous apporte la lumière souveraine de la logique du spiritisme.
Après sa mort physique, encore intéressés par le cas Ludgério, nous avons essayé de le retrouver, sans succès. Nous avons su, finalement, que celui, qui avait été victime de l’odieux homicide, le tenancier, était l’un de ses comparses de jadis qui n’était pas d’accord quant au partage des terres qui avaient été volées aux paysans modestes qui souffraient de la domination arbitraire, et qui devinrent également ses adversaires. Depuis, unis par les crimes, un pont d’animosité s’était établi entre eux. Comme les adversaires spirituels étaient liés à Ludgério et au tenancier, ils avaient trouvé un champ vibratoire propice pour l’assassinat de caractère spirituel.
Face à cette pénible histoire, dans d’autres circonstances, je me suis toujours demandé comment les lois terriennes jugeraient les criminels qui avaient été victimes de leurs ennemis désincarnés ? Puniraient-elles l’homicide visible qui, à son tour, est victime d’autres accusés criminels ? Et comment atteindre ceux qui se trouvent au delà des ombres terriennes dans des paysages immortels douloureux, et qui restant odieux, manquent de ressources propres pour analyser et comprendre leur état dans ces régions ?
Voilà les questions qui restaient en suspens et nous souhaitions toujours obtenir des réponses, en raison de la fréquente répétition des délits de cet ordre et autres crimes sous l’inspiration d’êtres spirituels désincarnés. Nous pouvons également prendre en considération les cas de suicides dont la traître présence et l’induction des bourreaux désincarnés, responsables de tant de tourments, assaillent journellement une grande part de la société dans le monde entier …
Maintenant, certainement, nous pensions enfin avoir l’occasion de trouver des réponses grâce aux admirables chercheurs sur ce sujet, grâce aux détails obtenus concernant les quelques frères délinquants internés à l’Hôpital spirituel.
Et parce que la nuit avançait incessante et généreuse, je cherchai le repos, espérant la bénédiction du lever du jour.

 
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