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Qu’est-ce qu’un Spirite ?

24 Septembre 2021 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

Qu’est-ce qu’un Spirite ? La réponse complète à cette question nécessiterait des développements presqu’aussi considérables que ceux qu’Allan Kardec a trouvé utile de traiter pour répondre à l’interrogation : « Qu’est-ce que le Spiritisme ? » Sa brochure portant ce titre et approfondissant ce sujet sur près de 200 pages, est encore à présent toute d’actualité, malgré les trois quarts de siècle qui séparent la première de la 55e et dernière édition. De même que, pour beaucoup de profanes, le Spiritisme consiste à faire tourner les tables ou évoquer des morts, de même on confond la plupart du temps le Spirite avec celui qui recherche ou obtient les phénomènes si souvent décrits dans les ouvrages traitant spécialement de ce sujet. Certes, l’expérimentation spirite est utile, souvent nécessaire, quelquefois indispensable ; elle est fréquemment très intéressante et même, dans certains cas, prodigieusement captivante ; mais ne doit-on nécessairement appeler spirite que celui qui s’y livre ? Tel n’est pas mon avis. Qu’est-ce donc qu’être Spirite ? Etre spirite, c’est avant tout, pratiquer le bien et la morale que nous enseigne la Doctrine spirite et cela peut exister tout autant chez celui qui n’a jamais assisté à aucune expérience ou ne s’y intéresse nullement, que chez celui qui se passionne à ces phénomènes, du plus vulgaire, la table, au plus intéressant, l’écriture mécanique, du plus merveilleux, l’incorporation médianimique, au plus incroyable, la reconstitution temporaire du corps physique de l’esprit désincarné. Il existe des spirites, - des vrais, et j’en connais – qui ne tiennent nullement à l’expérimentation, qui même ne la connaissent pas. Il y a d’abord tous ceux que je qualifierai de « spirites sans le savoir », qui pratiquent, docilement et avec joie, sous la conduite occulte et ignorée d’eux de leur bon guide protecteur, la loi divine, celle d’Amour et de Bonté, sans jamais en sortir sous aucun prétexte. Ils ignorent tout de la philosophie spirite d’une si haute portée morale, mais ils la réalisent aussi parfaitement que s’ils la possédaient à fond ; ils n’en sont que plus méritants, quoique incomplets ; ce sont des gens de bien. Il y a ensuite ceux que la Doctrine spirite, dès qu’ils l’ont approchée, a transportés, a enthousiasmés, les exaltant à un mysticisme extatique qui les font dédaigner le côté expérimental et n’envisager que le sens moral, si noble, si élevé ! Ce sont des idéalistes et des sentimentaux. Il y en a d’autres, enfin qui, par l’étude du véritable spiritisme, sont arrivés à lé compréhension du Devoir, à la conception de la fraternité universelle et qui, avec ou sans les phénomènes, se rendent compte de la destinée humaine, du pourquoi de la vie et du but final ; ils agissent en conséquence. Le vrai spirite suit toujours en droite ligne la voie que lui commande sa conscience et que lui dicte son devoir, même si les conséquences doivent lui en être pénibles ou douloureuses. Il connaît, comprend et applique la Loi de Dieu ou Loi de la Nature, éternelle, immuable, c’est-à-dire la Loi d’Amour dont découle l’application de la Bonté, de la Charité, de la Justice, dans leur plus grande pureté. Il s’identifie par avance avec la vie spirituelle et essaie de conformer sa vie matérielle aux enseignements du Christ. Il pratique toutes les vertus, arrive à se débarrasser de tous ses vices, de tous ses défauts ; il a la conscience pure, il est simple, humble et doux, mais il sait aussi être gai et se trouve heureux en toutes circonstances, la question du bonheur par rapport aux autres, et cette comparaison de sa situation par rapport aux autres, et cette comparaison s’exerçant toujours avec ceux qui sont moins favorisés ou plus malheureux. Le véritable spirite ne considère personne comme son ennemi, puisqu’il reconnaît en tous les humains ses frères issus du même Père Divin et qu’il les aime tous sans arrière-pensée, quels que soient leur pays, leur race, leur foi, quelles que soient leur condition sociale, leurs idées et leur façon d’agir. Sa sympathie personnelle peut cependant aller plus ou moins à certains de ses frères, mais les seuls qu’il puisse considérer comme ses adversaires et qu’il ne doit combattre que loyalement, sont ceux des matérialistes qui refusent formellement de reconnaître quoi que ce soit en dehors de la matière. Ceci revient à dire que le bon spirite à l’esprit de tolérance et d’indulgence le plus large pour autrui, le plus étroit pour lui-même. Il n’est ni rancunier, ni vindicatif, ni même susceptible ; il est affable et sociable avec tous. Il traite ses inférieurs dans l’échelle sociale avec bienveillance, confiance et estime, il est pour eux accueillant et affectueux ; il recherche leur bien-être, leur donne son appui moral et son assistance matérielle en toutes occasions ; il les considère toujours comme ses égaux devant Dieu. S’il dépend de supérieurs et se trouve sous la direction d’un chef, il lui est dévoué, fidèle, soigne ses intérêts comme les siens propres et cherche par tous les moyens possibles à lui donner le plus de satisfaction. Tous les animaux, tous les végétaux, toutes les choses de la création font l’admiration du bon spirite ; il les protège et les soigne. Jamais il ne fait de mal intentionnellement et s’il s’aperçoit qu’il en a fait sans le vouloir, il cherche par tous les moyens possibles à le réparer. D’ailleurs, le spirite accompli fait toujours le bien pour le bien même et non par calcul ou intérêt personnel, ni même, par exemple, dans l’idée d’en être récompensé ou de recevoir du bien en retour. Il pratique la charité sous toutes ses formes, aumônes, bienfaits, secours, soulagement, soins physiques, consolations, réconfort, conseils, inspiration, enseignements, moralisation et mille autres manières que l’on retrouve dans les instructions du Christ. Le spirite très sage fait toujours montre de bonne humeur ; il ne se met pas en colère et s’efforce de combattre chez lui l’impatience, la vivacité, l’acrimonie ; il ne se fâche en aucune façon, excuse tout chez les autres ; il fuite la querelle, l’emportement, l’exaspération ; il ne se révolte jamais, même contre la plus flagrante injustice qui lui inspire pitié, sacrifice et réparation et non pas fureur, violence ou désordre ; c’est pourquoi le spirite réfléchi est évolutionniste et non révolutionnaire pour chercher à réaliser l’idéal de justice, de fraternité et d’égalité auquel il aspire. Mais le spirite complet ne s’arrête pas simplement à l’absolue pratique du bien. Il s’instruit constamment, s’efforçant de tout connaître, approfondissant toutes les sciences et s’adonnant surtout à l’étude de sa destinée, de son individualité, de Dieu et l’Univers, se livrant aussi à la recherche, sur ces différents points, de la vérité et de la lumière. Et quand il a compris, qu’il a eu le bonheur de se désaltérer à cette grande source de vérité et de lumière qu’est le spiritisme, il reconnaît bien vite que son devoir se complète par la propagation et la diffusion de ce bonheur au profit de tous ses frères. Il apprécie le but final du spiritisme qui est l’amélioration de l’humanité et il recherche par tous les moyens en son pouvoir la réalisation pratique de ce but, notamment sous la forme de l’amélioration des individus. Il n’ose pas encore espérer, tout en admirant la sublime beauté de cette conception idéale, voir comme aboutissement la perfection de l’humanité. Et pourtant, qu’il serait beau que les terriens, comme probablement les habitants de certaines autres planètes, arrivent à la réalisation de la théorie idéale spirite dans une société où tout ne serait que fraternité et solidarité, où l’on ne fabriquerait plus d’armes ni de canons, de spiritueux ni de stupéfiants, ni toutes sortes de choses nuisibles ou inutiles et où il n’y aurait plus ni soldats, ni esclaves, ni salariés, ni monnaie et comme enchaînement ni misères, ni mal, ni vice. Malheureusement les politiciens qui prétendent avoir cet idéal, au lieu d’en chercher la réalisation dans l’ordre et la paix, ne pensent que querelles, troubles et révolution. Il y aurait encore beaucoup à dire si l’on voulait arriver à dépeindre ce que devrait être le spirite parfait et idéal. Existe-t-il ou n’a-t-il jamais vécu ? Je serais sur le point de dire non, si une petite voix intérieure ne me disait qu’en remontant en arrière de 20 ou 25 de mes existences je me suis trouvé un jour en présence d’un simple menuisier, spirite absolument parfait, tellement sublime que l’on a cru et que l’on croit encore le confondre avec Dieu lui-même. J’ai nommé le Christ.

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