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CHAPITRE VI, SITUATIONS DIVERSES DES ESPRITS

30 Mai 2021 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

 

 

 

 

Les croyances généralement admises. – La vérité presque toujours dans la proposition contraire. – Enseignement des Esprits. – Sa logique. – Situations dans lesquelles peuvent se trouver les Esprits. – Esprits non incarnés (purifiés, à l'état de bonheur relatif, à l'état de souffrance). Esprits incarnés. – Dans quels mondes et dans quelle situation les Esprits sont incarnés. – L'incarnation est-elle nécessaire ? 68. – Lorsque l'on se prend à considérer le nombre et l'importance des préjugés acceptés depuis des siècles et auxquels le spiritisme vient s'attaquer, on arrive à comprendre combien sont grandes les difficultés dont il a à triompher. Jusqu'au XVIe siècle, le monde a vécu dans la croyance que le soleil tournait autour de la terre immobile. Il a fallu que Galilée, surmontant enfin les obstacles qui lui étaient opposés au nom de la religion, appuyant l'erreur sur un verset de Josué (X. 13), vînt prouver que la vérité se trouvait précisément dans la proposition contraire : l'Astronomie fut fondée . 31Ce que Galilée a réalisé dans l'ordre des mondes matériels, le spiritisme vient le faire dans l'ordre des choses intellectuelles. Les difficultés qu'il a à vaincre sont analogues à celles qu'a rencontrées cet homme de génie, car il lui faut prouver, comme l'illustre Pisan l'a prouvé en matière astronomique, qu'en matière philosophique et religieuse la vérité se rencontre le plus souvent dans la proposition contraire à celle qui a été communément admise. Si nous analysons, par exemple, les diverses théories présentées sur l'âme, que trouvons-nous le plus généralement admis ? Que l'âme, dégagée de son enveloppe corporelle, rendue à sa liberté, voit tout, connaît tout, embrasse tout. Quelques-uns disent : Dieu, bon par essence, n'a pu former une créature pour qu'elle soit malheureuse. Par conséquent, l’âme, au moment de sa séparation du corps, entre en possession du bonheur. D'autres répondent : Non, l'âme n'est heureuse qu'autant qu'elle a mérité de l'être pendant l'existence qu'elle a traversée en union avec le corps. L'épreuve qu'elle subit est une épreuve définitive, car suivant ce qu'elle aura fait durant son passage sur la terre, elle sera heureuse ou malheureuse pendant l'éternité. Ceux-ci, enfin, ne pouvant s'expliquer par aucun motif plausible la création de l'homme, son pourquoi, déclarent que l'âme s'anéantit au moment de sa séparation d'avec le corps, qu'elle perd son individualité et rentre dans le grand tout. L'enseignement spirite vient dire : Rien de tout cela n'est vrai. Non, il n'est pas vrai que l'âme séparée du corps charnel, mais qui reste unie à son corps fluidique, connaisse tout. Loin de là, car il y a des millions d'Esprits incarnés sur celle terre qui sont plus avancés, moralement et intellectuellement, qu'une quantité innombrable d'Esprits non incarnés, et cela est tout naturel si l'on songe que l'incarnation n'est qu'une station précédée et suivie de vies spirites, et qu'à chacune de ces stations on arrive, comme on en sort, avec l'acquis de l'existence précédente ? Non, il n'est pas vrai que Dieu, tout divinement bon qu'il soit, appelle indistinctement les Esprits, au moment où ils se séparent du corps, à jouir du bonheur, car, en même temps qu'il est divinement bon, il est divinement juste. Non, il n'est pas vrai que Dieu, que par un secret instinct la voix des peuples nomme le bon Dieu, condamne pour l'éternité sa créature coupable de la faute d'un moment. Non, il n'est point vrai que l'Esprit, le Moi, soit anéanti au moment de la mort, car son anéantissement serait la négation de la bonté et de la justice de Dieu. 69. – Où donc alors est la vérité ? La vérité ! Les Esprits vont vous la dire, et vous reconnaîtrez que leur enseignement porte sa preuve avec lui, car lui seul allie la souveraine bonté avec la souveraine justice. Voici ce qui est résulté pour nous de communications nombreuses. Si nous n'en présentons pas le texte même, c'est que, disséminées dans nombre de dictées sur des sujets souvent étrangers les uns aux autres, ces communications ont besoin d'être résumées, classées, coordonnées, afin de présenter un ensemble. 

Rappelons d'abord ce qui a été dit au chapitra II. 1° L'Esprit est créé dans une sorte d'enfance spirite, ayant le libre arbitre, la connaissance intuitive d'un être supérieur, le sentiment intime de devoirs à remplir vis-à-vis de son créateur et vis-à-vis des Esprits, ses frères. Cette initiation première et identique pour tous, nous l'avons comparée à une sorte de pécule que Dieu accorde à l'Esprit et, que l'Esprit doit augmenter par son propre fait. 2° Le progrès de l'Esprit dépend de l'accomplissement plus ou moins rapide, plus ou moins parfait de la loi à laquelle il est soumis et qui se trouve en germe dans la révélation intuitive qu'il reçoit au moment de sa création. – En se conformant à cette loi, l'Esprit avance, car il acquiert un mérite, et il continuera à avancer tant qu'il ne l'enfreindra pas. Il pourra ainsi parvenir, sans jamais encourir d'incarnation, à l'état de purification qui lui assurera un progrès tel qu'il le mettra à l'abri de toute faute grave, et, par conséquent, de toute incarnation. 3° Si l'Esprit enfreint la loi d'où Dieu a fait dépendre son avancement, son progrès se trouvera suspendu jusqu'à ce qu'il ait accompli une réparation en rapport avec l'infraction commise. Si l'infraction est légère, il pourra l'accomplir à l'état d'esprit ; si, au contraire, elle est grave, si une réparation plus difficile est nécessaire, l'Esprit sera incarné. Ces principes rappelés, examinons les situations diverses dans lesquelles peuvent se rencontrer les Esprits. Ils sont : Ou NON INCARNÉS, c'est-à-dire à l'état normal ; Ou INCARNÉS, c'est-à-dire à l'état exceptionnel et transitoire. Voyons quelles peuvent être leurs positions diverses dans cette double condition. § 1er. – Esprits non incarnés. 70. – L'Esprit non incarné peut : OU N'AVOIR JAMAIS ÉTÉ INCARNÉ ; OU AVOIR ÉTÉ INCARNÉ. 1° L'Esprit qui n'a jamais été incarné se trouve nécessairement dans l'une des deux situations suivantes : Ou il est parvenu à l'état de purification, en d'autres termes, il a acquis, sans avoir jamais commis de faute importante, la somme de perfection qui, en le rendant désormais impeccable, le met à l'abri de toute incarnation. Ou il est à l'état de progrès et, par conséquent, d'épreuve, n'ayant point encore encouru d'incarnation, n'ayant point, d'un autre côté, acquis la somme de perfection voulue pour atteindre l'état de purification. La situation de cet Esprit peut donc varier depuis l'état d'enfance spirite jusqu'au degré approchant de la purification. 2° L'Esprit qui a été déjà incarné se trouve forcément dans l'une de ces trois situations : Ou, depuis son incarnation, il est parvenu au degré de la purification ; Ou il est à l'état de progrès, mais encore d'épreuve, situation qui implique l'idée d'un bonheur relatif correspondant au progrès accompli ; Ou il est à l'état de souffrance, parce que, n’ayant pas acquitté pendant sa ou ses incarnations la dette qui pesait sur lui, il continue à rester débiteur vis-à-vis de la justice de Dieu. Dans cette situation, les lois de Dieu imposent à cet Esprit une souffrance proportionnelle à la réparation qu'il doit accomplir, et cela non point à titre de châtiment, à proprement parler, mais afin d'exciter en lui, par ce sentiment naturel qui pousse tout être souffrant à se débarrasser de la douleur, un repentir proportionnel la réparation qui lui incombe.  Maintenant, que deux Esprits aient atteint le même degré de l'état de purification, ou au même degré de progrès relatif, l'un sans avoir été incarné, l’autre après avoir été incarné, la somme de bonheur départie à ces Esprits n'en est pas moins égale. I1 n'y a, en effet, de distinction à établir entre ces Esprits que celle qui résulte du degré de perfection qu'ils ont acquis ; et la raison est bien simple : c'est que nul Esprit ne peut passer de l'état de réparation à l'état de progrès sans avoir totalement éteint sa dette, puisque le progrès ne recommence pour lui que là où finit la réparation. Par conséquent, tous les Esprits, pour arriver au même degré de l’échelle spirite, ont dû réaliser à leur actif la même somme de mérite. Seulement qu'un Esprit l'ait réalisé après deux, trois ou dix incarnations, peu importe, car s'il est parvenu à ce degré en même temps qu'un Esprit qui n'a jamais été incarné, c'est parce qu'il aura fait plus que lui, puisqu'il aura dû, tout d'abord, se libérer de son passif. – Voici deux hommes qui, partant de Paris pour Bordeaux, doivent passer par la même route. L'un va posément, marche lentement, mais sans faire de faux pas ; l'autre se met d'abord à courir, tombe se blesse. De là un retard, et il est dépassé par son camarade. Après avoir guéri, sa blessure, le second reprend sa route et rejoint son compagnon. Parce qu'il sera tombé, sera-t-il moins avancé que le premier ? N'auront-ils-pas parcouru la même distance ? Ne seront-ils pas, l'un et l'autre, aussi près du but ? Dans l'ordre spirite, cette comparaison est aussi vraie qu'elle est vraie dans l'ordre matériel. Il résulte de ce que nous venons de dire que les Esprits actuellement non incarnés, qu'ils aient été incarnés ou non, peuvent se diviser, par catégories générales, de la manière suivante : 1° Esprits purifiés ; 2° Esprits à l'état de progrès et de bonheur relatif ; 3° Esprits souffrants. 71. – ESPRITS PURIFIÉS. Nous ajouterons peu de chose à ce qui a été dit plus haut à leur égard. Nous nous bornerons donc à répéter que ces Esprits sont ceux que la perfection qu'ils ont acquise protège contre toute pensée d'infraction à la loi de Dieu et qui, par cela même, sont à l'abri de l'incarnation dans un monde quelconque. Il ne faudrait pas cependant induire de là qu'il y a une sorte d'égalité entre les Esprits, même purifiés. Il y a, au contraire, entre le premier et le dernier d'entre eux une différence immense. Il ne faudrait pas croire davantage que, parvenus à l'état de purification, ces Esprits demeurent dans une position stationnaire. S'ils n'ont plus à redouter l'incarnation, ils n'en continueront pas moins à participer à la loi du progrès que Dieu a posée à toutes ses créatures. Suivant les belles expressions d'un Esprit : « ils avanceront donc toujours, à mesure qu'ils le mériteront, se rapprochant éternellement de Dieu, sans jamais pouvoir se confondre avec lui, car, entre Dieu et eux, il y aura toujours la distance infinie qui sépare la créature de son créateur ». 72. – ESPRITS A L'ÉTAT DE BONHEUR RELATIF. Les. Esprits qui se trouvent dans cette situation sont ceux qui ont acquis un commencement de perfection qui, justifie un commencement de récompense. Cette récompense est extrêmement variable, puisqu'elle est plus ou moins grande suivant qu'ils se rapprochent plus ou moins de la purification. Tous les Esprits compris dans la catégorie des Esprits à l'état de progrès relatif sont susceptibles d'être incarnés. Nous disons susceptibles, car s'ils ont acquitté leur dette dans la position d'incarnation, ils peuvent dans la position de non incarnation progresser de manière à atteindre l'état de purification. Seulement, leur degré d'avancement ne les rendant pas infaillibles, il leur est possible de commettre des fautes de nature à entraîner leur incarnation. Ces Esprits sont ceux que, dans le langage spirite, on nomme les bons Esprits, car les Esprits purifiés se communiquent rarement dans notre monde trop peu avancé pour mériter une pareille récompense, et seulement lorsqu'il s'agit de répondre à des questions dignes d'eux. Bien que non incarnés, ces Esprits relèvent de mondes dont le degré d’avancement correspond à leur degré d'avancement comme Esprits et participent à leur direction. Nous verrons plus tard que chaque incarné à un Esprit familier, l'Ange gardien de la doctrine catholique. C'est parmi les Esprits à l'état de bonheur relatif qu'ils sont choisis : ajoutons tout de suite que pour eux, l'un des moyens les plus efficaces de progrès, c'est d’amener l'incarné à la réparation, comme le moyen le plus efficace de réparation pour l'incarné est de provoquer chez l'Esprit souffrant le repentir, point de départ de son pardon. 73. – ESPRITS SOUFFRANTS. Ces Esprits sont ceux qui, ayant d'abord, à l'état spirite, commis une infraction essentielle à la loi dont l'exécution devait justifier leur progrès, ont été incarnés et n'ont pas acquitté pendant cette ou ces périodes la dette existant à leur passif. A leur retour dans la vie spirite, ces Esprits se trouvent placés, suivant leur démérite, dans une situation dont quelques-unes des communications insérées dans l'un des chapitres feront comprendre les angoisses. Se séparant encore sur ce point du dogme catholique, le spiritisme vient dire : Non, Dieu n'est pas le Dieu vengeur que vous avez fait ; c'est un Dieu de miséricorde et de pardon, car il est Dieu ! Les souffrances que ses lois imposent à l'Esprit n'ont point pour but de le punir ; elles ne sont qu'un aiguillon pour inciter l'Esprit à un repentir proportionnel à la réparation encourue . 32Après des périodes variables, ces Esprits, qui vivent à l'état errant, sont replacés dans la position d'incarnation.

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