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doctrinespiritenimes.over-blog.com

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Allan Kardec définit le Spiritisme comme une doctrine fondée sur l'existence, les manifestations et l'enseignement des esprits, possédant des lois morales et reposant sur une échelle spirite. Ce courant de pensée estime que les médiums peuvent communiquer avec les défunts, par l'utilisation d'une énergie spirituelle appelée périsprit. Fondé sur la croyance en Dieu, en la réincarnation et en la communication avec l'au-delà, le Spiritisme regroupe plusieurs millions d'adeptes à travers le monde. CHARTE - INFORMATIONS UTILES ET TRÈS IMPORTANT Bien chers tous Je conseille à toutes et à tous de bien lire la description du Spiritisme. Je vous rappelle que le Spiritisme N’A RIEN à VOIR avec la pratique médiumnique généralement répandue et utilisée à des fins matérielles, lucratives ou similaires. En conclusion, je vous déconseille d'adhérer à toute publicité à titre commercial (cabinets de voyance etc.) La médiumnité est un don gratuit et non pas un marche-pied, donner gratuitement ce que Dieu a donné gratuitement. Bien à vous. Conseils d’un cercle Spirite : « Nous estimons qu’il est dangereux de s’aventurer à vouloir communiquer avec l’au-delà sans connaissances préalables. Lorsque l’on a une idée juste et suffisante des réalités spirites et médiumniques, on sait alors ce à quoi l’on s’expose en toute connaissance de cause. De plus, outre une formation théorique indispensable, une personne qui souhaite communiquer avec l’autre monde doit le faire dans le cadre d’un groupe structuré, expérimenté et averti qui saura faire face aux éventuelles difficultés, qu’il s’agisse des manifestations subconscientes ou d’interventions indésirables de mauvais esprits. En d’autres termes, nous déconseillons de pratiquer en dehors du cadre spirite. Régulièrement nous recevons courriers et e-mails, provenant de personnes qui sont désemparées, face à des mauvais esprits (supposés ou réels) dont elles ne parviennent pas à se débarrasser. Nous ne pouvons décemment que les inviter à stopper toute expérience, afin que leurs désordres psychologiques déjà évidents, ne s’aggravent pas davantage. Ainsi donc, chers correspondants, quelle que soit votre curiosité et votre soif d’expérience, ayez la sagesse de faire les choses dans l’ordre. Commencez par vous instruire, découvrez l’au-delà par la lecture des grands auteurs spirites, et ensuite vous y verrez plus clair. » Allan Kardec entendit parler pour la première fois des tables tournantes en 1854 et fut tout d’abord très sceptique. Après avoir observé assidûment les manifestations des Esprits par la méthode expérimentale, il prit connaissance de cinquante cahiers de communications qu’il synthétisa et qui formèrent la base du livre des Esprits. Liens sources Centre Spirite: https://www.cslak.fr http://kardec.fr/index.php?lng=fr https://www.usff.fr https://www.cesakparis.fr


LE LIVRE LE CIEL ET L'ENFER, ALLAN KARDEC, ESPRITS ENDURCIS

Publié par Un spirite sur 7 Août 2019, 18:21pm

Catégories : #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

 

 

 

CHAPITRE VII

-

ESPRITS ENDURCIS

LAPOMMERAY

 

Châtiment par la lumière

Dans une des séances de la société de Paris où l'on avait discuté la question du trouble qui suit

généralement la mort, un Esprit auquel personne n'avait fait allusion et que l'on ne songeait point

à évoquer, se manifeste spontanément par la communication suivante ; quoiqu'elle ne fût pas

signée, on y reconnut sans peine un grand criminel que la justice humaine venait de frapper.

«Que parlez-vous du trouble ? pourquoi ces vaines paroles ? Vous êtes des rêveurs et des

utopistes. Vous ignorez parfaitement les choses dont vous prétendez vous occuper. Non,

messieurs, le trouble n'existe pas, sauf peut-être dans vos cervelles. Je suis aussi franchement

mort que possible, et je vois clair en moi, autour de moi, partout !... La vie est une lugubre

comédie ! Maladroits, ceux qui se font renvoyer de la scène, avant la chute du rideau !... La mort

est une terreur, un châtiment, un désir, selon la faiblesse ou la force de ceux qui la craignent, la

bravent ou l'implorent. Pour tous, elle est une amère dérision !... La lumière m'éblouit, et pénètre,

comme une flèche aiguë, la subtilité de mon être... On m'a châtié par les ténèbres de la prison, et

on a cru me châtier par les ténèbres du tombeau, ou celles rêvées par les superstitions

catholiques. Eh bien, c'est vous, messieurs, qui subissez l'obscurité, et moi, le dégradé social, je

plane au-dessus de vous... Je veux rester, moi !... Fort par la pensée, je dédaigne les

avertissements qui résonnent autour de moi... Je vois clair... Un crime ! c'est un mot ! Le crime

existe partout. Quand il est exécuté par des masses d'hommes on le glorifie ; dans le particulier, il

est honni. Absurdité !

«Je ne veux pas être plaint... je ne demande rien... je me suffis et je saurai bien lutter contre

cette odieuse lumière.»

«Celui qui était hier un homme.»

Cette communication ayant été analysée dans la séance suivante, on reconnut, dans le cynisme

même du langage, un grave enseignement, et l'on vit dans la situation de ce malheureux une

nouvelle phase du châtiment qui attend le coupable. En effet, tandis que les uns sont plongés

dans les ténèbres ou dans un isolement absolu, d'autres endurent, pendant de longues années, les

angoisses de leur dernière heure, ou se croient encore dans ce monde, la lumière brille pour celuici

; son Esprit jouit de la plénitude de ses facultés ; il sait parfaitement qu'il est mort, et ne se

plaint de rien ; il ne demande aucune assistance, et brave encore les lois divines et humaines. Estce

donc qu'il échapperait à la punition ? Non, mais c'est que la justice de Dieu s'accomplit sous

toutes les formes, et ce qui fait la joie des uns est pour d'autres un tourment ; cette lumière fait

son supplice contre lequel il se roidit, et malgré son orgueil, il l'avoue quand il dit : «Je me suffis

et je saurai bien lutter contre cette odieuse lumière ;» et dans cette autre phrase : «La lumière

m'éblouit et pénètre, comme une flèche aiguë, la subtilité de mon être.» Ces mots : subtilité de

mon être, sont caractéristiques ; il reconnaît que son corps est fluidique et pénétrable à la lumière

à laquelle il ne peut échapper, et cette lumière le transperce comme une flèche aiguë.

Cet Esprit est placé ici parmi les endurcis, parce qu'il fut longtemps à manifester le moindre

repentir. C'est un exemple de cette vérité que le progrès moral ne suit pas toujours le progrès

intellectuel. Peu à peu, cependant, il s'est amendé, et plus tard il a donné des communications

sagement raisonnées et instructives. Aujourd'hui il peut être rangé parmi les Esprits repentants.

Nos guides spirituels, priés de donner leur appréciation sur ce sujet, dictèrent les trois

communications ci-après, et qui méritent une attention sérieuse.

I

Les Esprits dans l'erraticité sont évidemment, au point de vue des existences, inactifs et dans

l'attente ; mais cependant ils peuvent expier, pourvu que leur orgueil, la ténacité formidable et

rétive de leurs erreurs ne les retiennent pas, au moment de leur ascension progressive. Vous en

avez un exemple terrible dans la dernière communication de ce criminel endurci se débattant

contre la justice divine qui l'étreint après celle des hommes. Alors, dans ce cas, l'expiation, ou

plutôt la souffrance fatale qui les oppresse, au lieu de leur profiter et de leur faire sentir la

profonde signification de leurs peines, les exalte dans la révolte, et leur fait pousser ces

murmures que l'Ecriture, dans sa poétique éloquence, appelle grincements de dents ; image par

excellence ! signe de la souffrance abattue, mais insoumise ! perdue dans la douleur, mais dont la

révolte est encore assez grande pour refuser de reconnaître la vérité de la peine et la vérité de la

récompense !

Les grandes erreurs se continuent souvent, et même presque toujours, dans le monde des

Esprits ; de même les grandes consciences criminelles. Etre soi malgré tout et parader devant

l'Infini, ressemble à cet aveuglement de l'homme qui contemple les étoiles et qui les prend pour

les arabesques d'un plafond, tel que le craignaient les Gaulois du temps d'Alexandre.

Il y a l'infini moral ! Misérable, infime est celui qui, sous prétexte de continuer les luttes et les

forfanteries abjectes de la terre, n'y voit pas plus loin dans l'autre monde qu'ici-bas ! A celui-là

l'aveuglement, le mépris des autres, l'égoïste et mesquine personnalité et l'arrêt du progrès ! Il

n'est que trop vrai, ô hommes, qu'il y a un accord secret entre l'immortalité d'un nom pur laissé

sur la terre, et l'immortalité que gardent réellement les Esprits dans leurs épreuves successives.

LAMENNAIS.

II

Précipiter un homme dans les ténèbres ou dans les flots de clarté : le résultat n'est-il pas le

même ? Dans l'un et l'autre cas, il ne voit rien de ce qui l'entoure, et s'habituera même plus

rapidement à l'ombre qu'à la triste clarté électrique dans laquelle il peut être immergé. Donc,

l'Esprit qui s'est communiqué à la dernière séance exprime bien la vérité de sa situation lorsqu'il

s'écrie : «Oh ! je me délivrerai bien de cette odieuse lumière !» En effet, cette lumière est d'autant

plus terrible, d'autant plus effroyable, qu'elle le transperce complètement, et qu'elle rend visibles

et apparentes ses plus secrètes pensées. C'est là un des côtés les plus rudes de son châtiment

spirituel. Il se trouve, pour ainsi dire, interné dans la maison de verre que demandait Socrate, et

c'est là encore un enseignement, car ce qui eût été la joie et la consolation du sage, devient la

punition infamante et continue du méchant, du criminel, du parricide, effaré dans sa propre

personnalité.

Comprenez-vous, mes fils, la douleur et la terreur qui doivent étreindre celui qui, pendant une

existence sinistre, se complaisait à combiner, à machiner les plus tristes forfaits dans le fond de

son être, où il se réfugiait comme une bête fauve en sa caverne, et qui, aujourd'hui, se trouve

chassé de ce repaire intime, où il se dérobait aux regards et à l'investigation de ses

contemporains ? Maintenant son masque d'impassibilité lui est arraché, et chacune de ses pensées

se reflète successivement sur son front !

Oui, désormais, nul repos, nul asile pour ce formidable criminel. Chaque mauvaise pensée, et

Dieu sait si son âme en exprime, se trahit au-dehors et au-dedans de lui, comme à un choc

électrique supérieur. Il veut se dérober à la foule, et la lumière odieuse le perce continuellement à

jour. Il veut fuir, il fuit d'une course haletante et désespérée à travers les espaces

incommensurables, et partout la lumière ! partout les regards qui plongent en lui ! et il se 

précipite de nouveau à la poursuite de l'ombre, à la recherche de la nuit, et l'ombre et la nuit ne

sont plus pour lui. Il appelle la mort à son aide mais la mort n'est qu'un mot vide de sens.

L'infortuné fuit toujours ! Il marche à la folie spirituelle, châtiment terrible ! douleur affreuse !

où il se débattra avec lui-même pour se débarrasser de lui-même. Car telle est la loi suprême pardelà

la terre : c'est le coupable qui devient pour lui-même son plus inexorable châtiment.

Combien de temps cela durera-t-il ? Jusqu'à l'heure où sa volonté, enfin vaincue, se courbera

sous l'étreinte poignante du remords, et où son front superbe s'humiliera devant ses victimes

apaisées et devant les Esprits de justice. Et remarquez la haute logique des lois immuables, en

cela encore il accomplira ce qu'il écrivait dans cette hautaine communication, si nette, si lucide et

si tristement pleine de lui-même, qu'il a donnée vendredi dernier, en se délivrant par un acte de sa

propre volonté.

ERASTE.

III

La justice humaine ne fait pas acception de l'individualité des êtres qu'elle châtie ; mesurant le

crime au crime lui-même, elle frappe indistinctement ceux qui l'on commis, et la même peine

atteint le coupable sans distinction de sexe, et quelle que soit son éducation. La justice divine

procède autrement ; les punitions correspondent au degré d'avancement des êtres auxquels elles

sont infligées ; l'égalité du crime ne constitue pas l'égalité entre les individus ; deux hommes

coupables au même chef peuvent être séparés par la distance des épreuves qui plongent l'un dans

l'opacité intellectuelle des premiers cercles initiateurs, tandis que l'autre, les ayant dépassés,

possède la lucidité qui affranchit l'Esprit du trouble. Ce ne sont plus alors les ténèbres qui

châtient, mais l'acuité de la lumière spirituelle ; elle transperce l'intelligence terrestre, et lui fait

éprouver l'angoisse d'une plaie mise à vif.

Les êtres désincarnés que poursuit la représentation matérielle de leur crime, subissent le choc

de l'électricité physique : ils souffrent par les sens ; ceux qui sont déjà dématérialisés par l'Esprit

ressentent une douleur très supérieure qui anéantit, dams ses flots amers, le ressouvenir des faits,

pour ne laisser subsister que la science de leurs causes.

L'homme peut donc, malgré la criminalité de ses actions, posséder un avancement intérieur,

et, tandis que les passions le faisaient agir comme une brute, ses facultés aiguisées l'élèvent audessus

de l'épaisse atmosphère des couches inférieures. L'absence de pondération, d'équilibre

entre le progrès moral et le progrès intellectuel, produit les anomalies très fréquentes aux

époques de matérialisme et de transition.

La lumière qui torture l'Esprit coupable est donc bien le rayon spirituel inondant de clarté les

retraites secrètes de son orgueil, et lui découvrant l'inanité de son être fragmentaire. Ce sont là les

premiers symptômes et les premières angoisses de l'agonie spirituelle qui annoncent la séparation

ou dissolution des éléments intellectuels, matériels, qui composent la primitive dualité humaine,

et doivent disparaître dans la grande unité de l'être achevé.

JEAN REYNAUD.

Ces trois communications obtenues simultanément se complètent l'une par l'autre, et présentent le

châtiment sous un nouvel aspect éminemment philosophique et rationnel. Il est probable que les Esprits,

voulant traiter cette question d'après un exemple, auront provoqué, dans ce but, la communication

spontanée de l'Esprit coupable.

A côté de ce tableau pris sur le fait, voici, pour établir un parallèle, celui qu'un prédicateur,

prêchant le carême à Montreuil-sur-Mer, en 1864, traçait de l'enfer :

«Le feu de l'enfer est des millions de fois plus intense que celui de la terre, et si l'un des corps

qui y brûlent sans se consumer venait à être rejeté sur notre planète, il l'empesterait depuis un

bout jusqu'à l'autre ! L'enfer est une vaste et sombre caverne, hérissée de clous pointus, de lames  

d'épées bien acérées, de lames de rasoirs bien affilées, dans laquelle sont précipitées les âmes des

damnés.»

(Voir la Revue spirite, juillet 1864, page 199.)

ANGELE, nullité sur la terre

(Bordeaux, 1862.)

Un Esprit se présente spontanément au médium sous le nom d'Angèle.

1. Vous repentez-vous de vos fautes ? - R. Non. - Alors pourquoi venez-vous vers moi ? - R.

Pour essayer. - Vous n'êtes donc pas heureuse ? - R. Non. - Souffrez-vous ? - R. Non. - Qu'est-ce

donc qui vous manque ? - R. La paix.

Certains Esprits ne considèrent comme souffrances que celles qui leur rappellent les douleurs

physiques, tout en convenant que leur état moral est intolérable.

2. Comment la paix peut-elle vous manquer dans la vie spirituelle ? - R. Un regret du passé. -

Le regret du passé est un remords ; vous vous repentez donc ? - R. Non ; c'est par crainte de

l'avenir. - Que redoutez-vous ? - R. L'inconnu.

3. Voulez-vous me dire ce que vous avez fait dans votre dernière existence ? Cela m'aidera

peut-être à vous éclairer. - R. Rien.

4. Dans quelle position sociale étiez-vous ? - R. Moyenne. - Avez-vous été mariée ? - R.

Mariée et mère. - Avez-vous rempli avec zèle les devoirs de cette double position ? - R. Non ;

mon mari m'ennuyait, mes enfants aussi.

5. Comment s'est passée votre vie ? - R. A m'amuser jeune fille, à m'ennuyer jeune femme. -

Quelles étaient vos occupations ? - R. Aucune. - Qui donc soignait votre maison ? - R. La

domestique.

6. N'est-ce pas dans cette inutilité qu'il faut chercher la cause de vos regrets et de vos

craintes ? - R. Tu as peut-être raison. - Il ne suffit pas d'en convenir. Voulez-vous, pour réparer

cette existence inutile, aider les Esprits coupables qui souffrent autour de nous ? - R. Comment ?

- En les aidant à s'améliorer par vos conseils et vos prières. - R. Je ne sais pas prier. - Nous le

ferons ensemble, vous l'apprendrez ; le voulez-vous ? - R. Non. Pourquoi ? - R. La fatigue.

Instruction du guide du médium.

Nous te donnons des instructions en te mettant sous les yeux les divers degrés de souffrance et

de position des Esprits condamnés à l'expiation par suite de leurs fautes.

Angèle était une de ces créatures sans initiative, dont la vie est aussi inutile aux autres qu'à

elles-mêmes. N'aimant que le plaisir, incapable de chercher dans l'étude, dans l'accomplissement

des devoirs de la famille et de la société, ces satisfactions du coeur qui seules peuvent donner du

charme à la vie, parce qu'elles sont de tout âge, elle n'a pu employer ses jeunes années qu'à des

distractions frivoles ; puis, quand les devoirs sérieux sont arrivés, le monde avait fait le vide

autour d'elle, parce qu'elle avait fait le vide dans son coeur. Sans défauts sérieux, mais sans

qualités, elle a fait le malheur de son mari, perdu l'avenir de ses enfants, ruiné leur bien-être par

son incurie et sa nonchalance. Elle a faussé leur jugement et leur coeur, par son exemple d'abord,

et en les abandonnant aux soins des domestiques qu'elle ne prenait même pas la peine de choisir.

Sa vie a été inutile au bien et par cela même coupable, car le mal naît du bien négligé.

Comprenez bien tous qu'il ne suffit pas de vous abstenir des fautes : il faut pratiquer les vertus

qui leur sont opposées. Etudiez les commandements du Seigneur méditez-les, et comprenez que,

s'ils vous posent une barrière qui vous arrête au bord de la mauvaise voie, ils vous forcent en

même temps à retourner en arrière pour prendre la route opposée qui mène au bien. Le mal est

opposé au bien ; donc celui qui veut l'éviter doit entrer dans la voie opposée, sans quoi sa vie est 

nulle ; ses oeuvres sont mortes et Dieu notre père n'est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des

vivants.

D. Puis-je vous demander quelle avait été l'existence antérieure d'Angèle ? La dernière devait

en être la conséquence.

R. Elle avait vécu dans la paresse béate et l'inutilité de la vie monastique. Paresseuse et

égoïste par goût, elle a voulu essayer de la vie de famille, mais l'Esprit a fort peu progressé. Elle a

toujours repoussé la voix intime qui lui montrait le danger ; la pente était douce, elle a mieux

aimé s'y abandonner que de faire un effort pour s'arrêter au début. Aujourd'hui encore elle

comprend le danger qu'il y a à se maintenir dans cette neutralité, mais ne se sent pas la force de

tenter le moindre effort pour en sortir. Priez pour elle, éveillez-la ; forcez ses yeux à s'ouvrir à la

lumière : c'est un devoir, n'en négligez aucun.

L'homme a été créé pour l'activité : activité d'esprit, c'est son essence ; activité du corps, c'est

un besoin. Remplissez donc les conditions de votre existence, comme Esprit destiné à la paix

éternelle. Comme corps destiné au service de l'Esprit, votre corps n'est qu'une machine soumise à

votre intelligence ; travaillez, cultivez donc l'intelligence, afin qu'elle donne une impulsion

salutaire à l'instrument qui doit l'aider à accomplir sa tâche ; ne lui laissez ni repos ni trêve, et

souvenez-vous que la paix à laquelle vous aspirez ne vous sera donnée qu'après le travail ; donc,

aussi longtemps que vous aurez négligé le travail, aussi longtemps durera pour vous l'anxiété de

l'attente.

Travaillez, travaillez sans cesse ; remplissez tous vos devoirs sans exception ; remplissez-les

avec zèle, avec courage, avec persévérance, et votre foi vous soutiendra. Celui qui accomplit

avec conscience la tâche la plus ingrate, la plus vile dans votre société, est cent fois plus élevé

aux yeux du Très-Haut, que celui qui impose cette tâche aux autres et néglige la sienne. Tout est

échelons pour monter au ciel : ne les brisez donc pas sous vos pieds, et comptez que vous êtes

entourés d'amis qui vous tendent la main, et soutiennent ceux qui mettent leur force dans le

Seigneur.

MONOD.

UN ESPRIT ENNUYE

(Bordeaux, 1862.)

Cet Esprit se présente spontanément au médium, et réclame des prières.

1. Qu'est-ce qui vous engage à demander des prières ? - R. Je suis las d'errer sans but. - Y a-til

longtemps que vous êtes dans cette position ? - R. Cent quatre-vingts ans à peu près. - Qu'avezvous

fait sur la terre ?- R. Rien de bon.

2. Quelle est votre position parmi les Esprits ? - R. Je suis parmi les ennuyés. - Ceci ne forme

pas une catégorie. - R. Tout forme catégorie parmi nous. Chaque sensation rencontre ou ses

semblables, ou ses sympathiques qui se réunissent.

3. Pourquoi, si vous n'étiez pas condamné à la souffrance, êtes-vous resté si longtemps sans

vous avancer ? - R. J'étais condamné à l'ennui, c'est une souffrance parmi nous ; tout ce qui n'est

pas joie est douleur. - Vous avez donc été forcé de rester errant malgré vous ? - R. Ce sont des

causes trop subtiles pour votre intelligence matérielle. - Essayez de me les faire comprendre ; ce

sera un commencement d'utilité pour vous. - R. Je ne pourrais pas, n'ayant pas de terme de

comparaison. Une vie éteinte sur terre laisse à l'Esprit qui n'en a pas profité, ce que le feu laisse

au papier qu'il a consumé : des étincelles, qui rappellent aux cendres encore unies entre elles ce

qu'elles ont été et la cause de leur naissance, ou si tu veux, de la destruction du papier. Ces

étincelles sont le souvenir des liens terrestres qui sillonnent l'Esprit jusqu'à ce qu'il ait dispersé

les cendres de son corps. Alors seulement il se retrouve, essence éthérée, et désire le progrès.

4. Qui peut vous occasionner l'ennui dont vous vous plaignez ? - R. Suite de l'existence.

L'ennui est le fils du désoeuvrement ; je n'ai pas su employer les longues années que j'ai passées

sur terre, leur conséquence s'est fait sentir dans notre monde.

5. Les Esprits qui, comme vous, errent en proie à l'ennui, ne peuvent-ils faire cesser cet état

quand ils le veulent ? - R. Non, ils ne le peuvent pas toujours, parce que l'ennui paralyse leur

volonté. Ils subissent les conséquences de leur existence ; ils ont été inutiles, n'ont eu aucune

initiative, ils ne trouvent aucun concours entre eux. Ils sont abandonnés à eux-mêmes jusqu'à ce

que la lassitude de cet état neutre leur fasse désirer d'en changer ; alors, à la moindre volonté qui

s'éveille en eux, ils trouvent de l'appui et de bons conseils pour aider leurs efforts et persévérer.

6. Pouvez-vous me dire quelque chose sur votre vie terrestre ? - R. Hélas ! bien peu de chose,

tu dois le comprendre. L'ennui, l'inutilité, le désoeuvrement proviennent de la paresse ; la paresse

est mère de l'ignorance.

7. Vos existences antérieures ne vous ont-elles pas avancé ? - R. Si, toutes, mais bien

faiblement, car toutes ont été le reflet les unes des autres. Il y a toujours progrès, mais si peu

sensible, qu'il est inappréciable pour nous.

8. En attendant que vous recommenciez une autre existence, voudrez-vous venir plus souvent

près de moi ? - R. Appelle-moi pour m'y contraindre ; tu me rendras service.

9. Pouvez-vous me dire pourquoi votre écriture change souvent ? - R. Parce que tu

questionnes beaucoup ; cela me fatigue, et j'ai besoin d'aide.

Le guide du médium. C'est le travail de l'intelligence qui le fatigue et qui nous oblige à lui

prêter notre concours pour qu'il puisse répondre à tes questions. C'est un désoeuvré du monde des

Esprits comme il l'a été du monde terrestre. Nous te l'avons amené pour essayer de le tirer de

l'apathie de cet ennui qui est une véritable souffrance, plus pénible parfois que les souffrances

aiguës, car elle peut se prolonger indéfiniment. Te figures-tu la torture de la perspective d'un

ennui sans terme ? Ce sont la plupart des Esprits de cette catégorie qui ne recherchent une

existence terrestre que comme distraction, et pour rompre l'insupportable monotonie de leur

existence spirituelle ; aussi y arrivent-ils souvent sans résolutions arrêtées pour le bien ; c'est

pourquoi c'est à recommencer pour eux jusqu'à ce qu'enfin le progrès réel se fasse sentir en eux.

 

 

 

 

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