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Lumière et vérité, Madame Alexandre Moreau

27 Juillet 2019 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

 

 

 

Si le Catholicisme a interdit à ses adeptes la pratique du Spiritisme, en leur affirmant que les démons seuls peuvent se manifester aux hommes, le Catholicisme a failli en cela à la vérité. Il y a dans cette interdiction un but qu’il n’est pas difficile de découvrir ; en empêchant les vivants, − simples fidèles − de communiquer avec les morts, l’Eglise se garde exclusivement le bénéfice de ces communications, d’où, Elle le sait bien, doivent jaillir la Science et la Lumière. Elle a traité de sorcellerie toute correspondance avec les Esprits supérieurs qui enseignaient au nom du Christ. Elle a attribué aux Esprits inférieurs qui se manifestent le nom de démons ; enfin, ne pouvant faire taire complètement la voix des morts, ni défendre à ceux-ci d’apparaître, elle a trouvé un troisième moyen d’expliquer ces communications et ces apparitions ; elle les a désignées ainsi : Les âmes du Purgatoire qui demandent des prières.

Les âmes du Purgatoire ! Les âmes souffrantes ! L’explication est d’autant mieux trouvée qu’elle doit devenir, pour le prêtre catholique, un excellent rapport, car, voilà les pauvres dévots qui, s’imaginant que l’un des leurs brûle dans le feu du Purgatoire, et vient leur demander de l’aider à en sortir, s’empressent de commander des messes, prières payées, et de vider leur bourse dans les mains du prêtre.

Pourquoi ces prières payées valent-elles mieux que celles que vous pourriez dire vous-mêmes ?

− Parce que, répondent les fervents catholiques ; nous avons ainsi le saint Sacrifice de la Messe, qui est le renouvellement du Sacrifice de la Croix, et que l’offrande renouvelée du corps du Seigneur est d’un prix infini pour le rachat des âmes souffrantes.

− Mais en quoi cette offrande renouvelée a-t-elle un si grand mérite à vos yeux ?

− Parce que, pour le salut du genre humain, Dieu a sacrifié son Fils unique.

− Il fallait donc, pour sauver le genre humain, pour racheter une faute : un crime ? Un peuple maudit : les Juifs ? Un meurtrier perdu sans retour : Judas ? Nous ne pouvons admettre la réparation d’un mal par un mal plus grand encore... le rachat d’une faute par la malédiction d’un homme, d’un peuple, et la mort d’un Dieu, iniquité sans borne ! Le mal ne saurait racheter le mal.

Nous avons déjà traité, au chapitre de la Doctrine spiritualiste, de l’impossibilité d’admettre le dogme de l’Incarnation et celui de la Transsubstantiation en face de Dieu, principe absolu, Créateur de l’Univers infini. Et nous répétons ici qu’il est blasphématoire de soutenir que Dieu s’est fait anthropomorphe, car c’est une grave atteinte à son immutabilité que d’admettre 

un seul instant qu’il s’est fait homme comme nous, c’est-à-dire qu’il a allié sa divinité à l’atome que nous sommes.

Que dire du dogme qui enseigne que Dieu se fait un morceau de pain ?... Ce morceau de pain absorbé par les fidèles à l’issue de l’office et qui passe dans chaque bouche, descend dans chaque viscère, et va se mêler à ce qu’il y a de plus vil dans l’homme !

Encore une fois, adorez Dieu âme de l’Univers, mais ne vous faites pas des idoles.

« Dieu est Esprit. Il veut être adoré en Esprit et en vérité » (Evangile).

Priez-le donc pour les vôtres, priez-le pour vous-mêmes, sans avoir besoin d’un organe étranger, cet organe fut-il sacro-saint : du moment qu’il est payé, cet organe cesse d’être pur ; et votre voix à vous sera entendue, purifiée par le dévouement et l’amour.

Priez pour vous-mêmes. Qu’importe à l’étranger le sort d’un étranger ? Tandis que le sort de nos aimés touche à notre bonheur personnel. Et « nos prières ardentes, semblables à des jets lumineux ou à des vibrations harmonieuses, les éclairent et dilatent leur être43. »

Et n’oubliez pas que l’Esprit désincarné ne peut en aucun cas se délivrer de sa souffrance ou s’élever par le mérite des autres. Le dogme des Indulgences, établi vers le XIe siècle, a plus apporté d’argent à l’Eglise romaine que de soulagement aux âmes souffrantes. L’Esprit souffrant peut être consolé, élevé, soutenu par nos prières ; mais ses épreuves seules lui seront comptées, et seules, elles l’amèneront à la réintégration entière de son être en Dieu.

Communiquez donc sans scrupules avec les vôtres, partis dans la vie de l’espace ; évoquez-les, appelez-les ; ils viendront à vous, ainsi que les morts chéris venaient aux évocations des premiers chrétiens, dans ces temps qu’on pouvait vraiment appeler les siècles de foi, car l’âme sortait toute simple de l’enseignement de Jésus et n’était ni assujettie, ni enténébrée par aucun dogme.

Ils vous diront où ils sont, ce qu’ils font, ce qu’ils pensent. Ils vous conseilleront, s’ils sont élevés, et vous les aiderez de vos propres prières, s’ils sont souffrants.

L’invisible nous entoure. Les désincarnés et les incarnés sont la famille de Dieu, les enfants du même Père. Les deux humanités se pénètrent et peuvent se secourir mutuellement.

Voilà la vérité.

Prenez garde d’avoir aperçu en vain cette grande lumière que le Spiritisme vous apporte. Prenez garde de repousser cette lumière pour rester, de préférence, plongés dans les ténèbres et la solitude du coeur. C’est un coin du voile de l’Au-delà qui se soulève pour vous. Rendez grâces à Dieu ! Et ne laissez pas retomber ce voile entre vous et l’Au-delà. Ne laissez pas passer inutile pour vous l’heure de la Rénovation !

Nous avons dit que les deux humanités, incarnée et désincarnée, se pénètrent sans cesse.

Nous pourrions presque ajouter qu’elles sont toutes deux la même humanité. En effet, les incarnés d’aujourd’hui seront les désincarnés de demain ; ceux qui habitent en ce moment l’espace seront bientôt, pour la plupart, les habitants des mondes.

De cette loi des réincarnations, il s’ensuit encore que le pauvre qui vous tend la main a pu être, dans une précédente existence, votre égal ou votre supérieur ; la loi de la solidarité vous conseille d’aider et de soutenir vos frères ici-bas, de même qu’elle vous conseille d’aider de vos consolations vos frères de l’espace.

La loi de Dieu vous démontre en tout la justice et l’égalité : quelles différences voyez-vous entre le corps d’un riche et celui d’un pauvre ? Celui-ci sera-t-il plus grossièrement construit ? Sa forme sera-t-elle moins parfaite ? Ses organes seront-ils moins bons ?

Non. Les biens de la vie sont distribués avec une égale impartialité dans le cycle de vos existences. Profitez donc de la grande leçon que vous donne la Nature elle-même. Tous les enfants de Dieu sont faits sur un modèle semblable ; la couleur du sang est la même ; la beauté, la laideur se trouvent à tous les rangs. Nous ajouterons qu’il en est ainsi de la 

délicatesse de l’âme et de ses autres qualités. Une seule différence peut être faite pour l’instruction, que chaque esprit possède à des degrés différents ; mais cette instruction est plus spécialement la part du riche, puisqu’elle s’acquiert avec de l’argent. Vous ne pourriez admettre que l’or soit un signe indéniable dé grondeur d’élévation morale ? Vous n’oseriez prétendre qu’un homme riche est plus élevé qu’un homme pauvre, dans l’échelle sociale, par cela même que l’homme riche a plus d’or à sa disposition.

Enfin, la loi de la mort est la même pour tous, et riches et pauvres sont égaux devant elle.

Si vous nous objectez que beaucoup d’hommes du peuple se vautrent dans des vices grossiers, nous vous répondrons que le riche pourrait descendre aussi bas, s’il n’avait pas des moyens à sa disposition, pour faire autrement. En rapport avec son bagage intellectuel, il doit être plus haut que son frère déshérité : « On demandera plus à celui qui aura reçu davantage » (Evangile).

La morale du matérialiste se base sur l’honneur, autrement dit, sur le respect que chacun doit avoir pour soi-même dans ses propres actes. Si le matérialiste n’a pas ce principe de l’honneur, il peut rouler à toutes les bassesses, avec cette idée qu’il faut jouir le plus possible de toutes choses enviables, puisque la fin de tout, c’est le néant.

La plupart des sectaires des Eglises pratiquent la vertu par crainte des châtiments du purgatoire et de l’enfer ; encore en est-il beaucoup parmi eux qui pensent qu’on peut se passer de moralité (pourvu que le scandale soit évité,) puisqu’ils ont à leur disposition la formule d’absolution que le prêtre prononcera sur eux, dès qu’ils la solliciteront au confessionnal.

Seul le spiritualiste qui connaît le but élevé de cette vie, et ne relève que de Dieu et de sa conscience, se maintiendra naturellement dans les principes d’honneur, de moralité et de vertu.

Le matérialiste nie.

Le sectaire se trompe.

Le spiritualiste possède la Vérité immuable et divine soutenue par la science. Il appuiera sa croyance de ses actes, et marchera, aussi pur que possible, en présence de Dieu, dans la solidarité avec ses frères.

Il marchera dans le sentier du devoir, quelque pénible que puisse lui paraître celui-ci, parce que le devoir accompli est la condition de sa paix avec lui-même. Le spiritualiste « sait que la responsabilité est corrélative au savoir, que la possession des secrets d’outre-tombe lui impose l’obligation de travailler avec plus d’énergie à son amélioration et à celle de ses frères. Les voix d’en haut ont fait vibrer en lui des échos, réveillé des forces qui sommeillent chez la plupart des hommes ; elles le sollicitent puissamment dans sa marche ascensionnelle. Un noble idéal le réchauffe et le tourmente à la fois, en fait la risée des méchants ; mais il ne changerait pas pour tous les trésors d’un empire. La pratique de la charité lui est devenue facile. Elle lui a appris à développer sa sensibilité et ses qualités affectives. Compatissant et bon, il souffre de tous les maux de l’humanité ; il veut répandre sur ses compagnons d’infortune les espérances qui le soutiennent ; il voudrait essuyer toutes les larmes, panser toutes les plaies, supprimer toutes les douleurs44. »

Quel portrait du vrai spiritualiste par cette plume éloquente et autorisée !

Voyons encore cette description des formes du devoir :

« Soumettons-nous à une discipline rigoureuse. Comme on donne à l’arbuste la forme et la direction convenables, nous pouvons régler les tendances de notre être moral. L’habitude du bien en rend la pratique aisée. Seuls, les premiers efforts sont pénibles. Apprenons avant tout à nous dominer. Les impressions sont fugitives et changeantes ; la volonté est le fond solide de l’âme. Sachons gouverner cette volonté, maîtriser les impressions, ne jamais nous laisser dominer par elles.

Evitons les conversations frivoles, les propos oiseux qui conduisent à la médisance. Quel que puisse être le résultat, disons toujours la vérité. Retrempons-nous souvent dans l’étude et le recueillement. L’âme y trouve de nouvelles forces, de nouvelles lumières. Puissions-nous nous dire, à la fin de chaque jour : j’ai fait oeuvre utile, j’ai remporté quelques succès sur moi-même, secouru, consolé des malheureux, éclairé mes frères, travaillé à les rendre meilleurs. J’ai rempli mon devoir. » Léon Denis.

Ne soyons donc ni orgueilleux, ni égoïstes. Tous les hommes sont pétris de la même substance, et ils se doivent aide et secours.

Nous devons aider nos frères par nos actes et par nos paroles. Parmi les souffrants, les uns sont des pauvres, les autres des affligés ; faisons aux uns l’aumône de nos consolations ; aux autres, donnons le pain, l’abri et le vêtement. Il nous est si facile de bien accueillir tout le monde, de serrer toutes les mains qui se tendent vers nous, avec cette pensée que ce sont nos semblables qui nous entourent. Car l’origine de tous est commune, et devant Dieu, il n’y a en vérité ni fortune, ni noblesse, ni beauté que la fortune, la noblesse et la beauté d’une âme vertueuse.

Il faut aussi supporter avec patience les imperfections ceux que nous aimons, avec qui nous vivons, nous inspirant toujours, dans toute notre conduite, de ces paroles du Christ :

« Aimez-vous les uns les autres. Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on vous fît. »

Ces sublimes paroles résument toute la charité. Avec elles, la bonté s’impose, la haine est bannie et la vengeance, défendue.

Avec elles encore, nous ne devons juger les actions de personne, parce qu’à la place du coupable, nous eussions pu tomber comme lui, peut-être plus bas que lui. Ne rebutons jamais personne ; le moyen de réhabiliter ce coupable, c’est de l’aider à se relever. Soyons donc bons pour tous, et chaque fois qu’un pardon nous est demandé, tendons les deux mains à celui qui l’implore.

L’amour est la grande loi du spiritualiste et du chrétien. Il part de Dieu, qui en est le foyer, et se répand sur l’univers, pour en embrasser tous les êtres. Soleil ardent de la Divinité, il éclaire, réchauffe, anime les mondes que lui-même a formés. Et, jetant ses étincelles au coeur de tous les hommes, il les unit dans un même sentiment sur la terre, pour les rassembler un jour au sein de la Divinité.

La prière est l’aile de l’âme, l’essor puissant qui la porte à travers l’espace, jusqu’aux pieds de l’Eternel. Pour prier, il n’est pas nécessaire de répéter de vaines formules, que murmurent les lèvres, dans la monotonie de l’habitude, et auxquelles le coeur ne prend aucune part. La prière considérée ainsi est un manque de respect à Dieu à qui elle s’adresse. La prière vraie, c’est un cri, une plainte, une effusion ou un chant d’amour, un acte d’adoration, un examen de ses actions, un inventaire moral fait sous l’oeil de Dieu, ou encore une simple pensée, un souvenir, un regard levé vers les cieux45.

Travaillons, prions, aimons, souffrons, faisons le bien et pratiquons la charité, en songeant que si chacun de nous est un atome infinitésimal de l’univers, il est aussi un fils du Dieu maître et âme de cet univers !

Epurons nos âmes, avec le sentiment de nos responsabilités ; évitons les influences des mauvaises passions. Que la jeunesse se fasse de bonne heure une famille ; car si vivre seul est mauvais, vivre mal est plus mauvais encore. Qu’en toutes situations elle sache se conduire dignement, là est, pour le présent et pour l’avenir, le secret de tout bonheur et de toute élévation.

Arrêtons-nous sur cette pensée :

« Lecteur, si tu veux t’affranchir des maux terrestres, échapper aux incarnations douloureuses, grave en toi cette loi morale et mets-la en pratique : Ne donne que l’indispensable à l’homme 

matériel, être éphémère qui s’évanouira à la mort ; cultive avec soin l’être spirituel qui vivra à jamais. Détache-toi des choses périssables ; honneurs, richesses, tout cela n’est que fumée ; le bien, le beau, le vrai seuls sont éternels46 !

Ecoutons maintenant un écrivain philosophe d’un grand mérite, M. Laurent de Faget, qui nous donne, dans le Progrès Spirite de janvier 1902, des conseils de haute portée sur le vrai Spiritisme :

« Si, dit-il, nous ne recherchons que le fait psychique, dépouillé de toute conséquence philosophique ou morale, nous sommes des aveugles marchant à tâtons vers la lumière. Nous ne manquons pas alors d’Esprits, d’ordre inférieur, pour participer à nos expériences ; et de là vient que, dans les réunions où le fait seul est en cause, il n’est pas rare de voir les Esprits évoqués parler un langage inconvenant, commettre des erreurs manifestes, ou se traîner dans des trivialités qui répugnent au penseur et font mal juger le Spiritisme.

Le danger est là, et ce n’est pas la première fois que nous le signalons.

Le vrai Spiritisme est celui qui, s’intéressant aux maux de l’humanité, vient prouver à l’homme que ses malheurs ont une cause, que cette cause est en lui-même, et qu’il peut l’atténuer ou même la faire disparaître en devenant meilleur, en progressant sans cesse par l’esprit et par le coeur.

Donner l’espoir à ceux qui doutent, la consolation à ceux qui souffrent, c’est là le véritable Spiritisme, celui que nous préconiserons toujours sans nier l’efficacité de l’expérimentation psychique, mais en la reléguant à la place qui lui convient, au lieu de la considérer comme l’unique but, la seule nécessité dont le Spiritisme doive tenir compte. »

Citons encore les lignes suivantes, sur la religion dans le Spiritisme :

« Des coeurs simples l’ont découvert (le chemin de la vérité), parce qu’ils étaient purs ; des âmes ardentes l’ont suivi parce qu’elles étaient sincères.

Loin des cultes et des Académies, loin des hommes vicieux ou criminels, dans la nature resplendissante et douce où la fleur embaume et l’oiseau chante, trouvez-le, ce sentier de la vérité, âmes patientes et clairvoyantes, disciples de Jésus et d’Allan Kardec. Le Christianisme a ouvert le chemin, le Spiritisme l’a élargi, les écoles spiritualistes y jettent leur lumière particulière ; engagez-vous sur cette voie d’abord pénible, puis délicieuse de l’ascension vers l’idéal, par le renoncement aux vanités du monde, la recherche philosophique du vrai, le dévouement à ses semblables, l’abnégation pleine d’amour qui grandit l’âme et la rapproche de Dieu.

La route du vrai spirituel, du vrai éternel, il faut la chercher pratiquement, idéalement avec les yeux de la raison et ceux de la foi, dans l’humilité de son coeur, l’indépendance de sa pensée et la pureté de sa conscience.

N’est-ce pas ce qu’a fait Allan Kardec ?

Nous connaissons les enseignements erronés des églises ; ils sont condamnés à disparaître quand l’homme ne sera plus l’esprit faible et ignorant qu’il est encore aujourd’hui.

Les dogmes tomberont comme des feuilles mortes, sans qu’il soit nécessaire d’un vent d’orage. Ils seront remplacés par les vérités essentielles que réclame l’universelle conscience, et qui constituent la partie saine, le fonds commun des plus anciennes religions et des plus modernes philosophies.

Individuellement, les philosophes ont aperçu, à travers les fondrières des routes humaines, de ci, de là, un coin du chemin qui mène à Dieu. Mais aucun d’eux n’a jamais montré à l’homme toute l’étendue de la route spirituelle que l’âme de chacun de nous a, cependant, à parcourir.

Ô vous qui doutez et même désespérez, étudiez les ouvrages fondamentaux de la Doctrine spirite. Nulle part, vous ne trouverez plus de simplicité et plus de grandeur, plus de consolations et plus d’espérance. 

Les yeux levés vers l’éternel azur, le pied ferme malgré les embûches de ce monde, vous vous sentirez sur le chemin de la vérité, aux divins tressaillements de votre coeur, au frémissement délicieux de votre âme débordante d’amour, à la satisfaction profonde dont votre conscience sera remplie47. »

A l’oeuvre donc, ô mes frères et mes soeurs en humanité. Imposons silence au doute, à la fausse science qui veulent entraver notre essor vers le Bien. Levons-nous et marchons d’un coeur ferme vers la Vérité et la Lumière. Ne redoutons pas les maux imaginaires dont on pourrait encore nous menacer. Le vrai mal, c’est l’erreur. Soumettons donc toutes choses à notre raison ; et surtout, consultons notre conscience ; c’est le guide infaillible que Dieu nous a donné ; c’est sa voix en nous.

Si le sectaire nous oppose les lois de sa religion, répondons que nous suivons celles du Maître de toutes les religions. Si le matérialiste nous soutient que, fils de la matière, fruits plus ou moins dégénérés de la loi d’atavisme, nous sommes condamnés à disparaître misérablement, répondons que le corps seul, fils de la nature, est soumis à l’atavisme et à la mort, mais que l’esprit, fils du ciel, n’a pas d’aïeux et va à l’immortalité.

Remercions le Créateur qui nous donne la lumière après nous avoir donné la vie.

Et toi, âme bénie, monte à ton Père ! Monte à Lui par les degrés du Temple de l’initiation, baignée de parfums, couverte de fleurs ! Monte, détachée de la Terre, qui n’est que ton marchepied ! Monte dans la splendeur de l’amour qui purifie ton être et le dégage de toutes ses chaînes terrestres ; monte toujours, sereine et pleine d’espoir !

Puis, quand l’aile de la mort aura brisé ta dernière attache, Fille de Dieu, envole-toi d’un libre essor et plonge-toi avec ravissement dans le sein de ton Père, Cause première et absolue de tous les êtres, Ame de l’Univers infini !

Et continue ta course nouvelle à travers les régions où l’être marche, enveloppé d’amour et de lumière, pur comme lui, brillant comme elle.

Monte, âme bénie, monte à ton Père !

Si le matérialiste peut s’appuyer pour s’élever sur le mot honneur ; le catholique, sur le désir du Paradis et la crainte des tourments de l’Enfer, le vrai spiritualiste s’appuiera uniquement sur l’amour du Bien dans le triomphe de la Vérité.

Le mot honneur pourra s’effacer du coeur des hommes ; le Paradis et l’Enfer pourront s’abîmer avec les dogmes impossibles et irréalisables des Eglises ; mais l’amour du Bien vivra éternellement, parce qu’il émane de la Cause des Causes, de l’Absolu qui est Dieu et il sera le souffle puissant et régénérateur qui rassemblera avec le temps toutes les humanités dans cet Absolu divin.

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