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Extrait du livre d'Allan Kardec, Le ciel et l'enfer, selon le spiritisme

17 Novembre 2018 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Allan Kardec, #Centre Spirite, #Croyance, #Doctrine Spirite, #Médiumnité, #Philosophie Spirite, #Réincarnation, #Science, #Spiritisme

ESPRITS SOUFFRANTS.

NOVEL
 
(L'Esprit s'adresse au médium, qui l'avait connu de
son vivant.)
Je vais te raconter ce que j'ai souffert quand je suis mort. Mon Esprit, retenu à mon corps par
des liens matériels, a eu grand-peine à s'en dégager, ce qui a été une première et rude angoisse.
La vie que j'avais quittée à vingt-quatre ans était
encore si forte en moi que je ne croyais pas à sa
perte. Je cherchais mon corps, et j'étais étonné et
effrayé de me voir perdu au milieu de cette
foule d'ombres. Enfin la conscience de mon état, et
la révélation des fautes que j'avais commises
dans toutes mes incarnations, me frappèrent tout à
coup ; une lumière implacable éclaira les plus
secrets replis de mon âme, qui se sentit nue, puis saisie d'une honte accablante. Je cherchais
à y échapper en m'intéressant aux objets nouveaux,
et pourtant connus, qui m'entouraient ; les
Esprits radieux, flottant dans l'éther, me donnaient l'idée d'un bonheur auquel je ne pouvais
aspirer ; des formes sombres et désolées, les unes
plongées dans un morne désespoir, les autres
ironiques ou furieuses, glissaient autour de moi et
sur la terre à laquelle je restais attaché. Je
voyais s'agiter les humains dont j'enviais l'ignorance ; tout un ordre de sensations inconnues, ou retrouvées,  m'envahirent à la fois. Entraîné comme par une force irrésistible, cherchant à fuir
cette douleur acharnée, je franchissais les distances, les éléments, les obstacles matériels, sans
que les beautés de la nature, ni les splendeurs célestes pussent calmer un instant le déchirement
de ma conscience, ni l'effroi que me causait la révélation de l'éternité. Un mortel peut pressentir
les tortures matérielles par les frissons de la chair, mais vos fragiles douleurs, adoucies par
l'espérance, tempérées par les distractions, tuées
par l'oubli, ne pourront jamais vous faire
comprendre les angoisses d'une âme qui souffre sans
trêve, sans espoir, sans repentir. J'ai passé
un temps dont je ne peux apprécier la durée, enviant les élus dont j'entrevoyais la splendeur,
détestant les mauvais Esprits qui me poursuivaient
de leurs railleries, méprisant les humains dont
je voyais les turpitudes, passant d'un profond accablement à une révolte insensée.
Enfin, tu m'as appelé, et pour la première fois un
sentiment doux et tendre m'a apaisé ; j'ai
écouté les enseignements que te donnent tes guides
; la vérité m'a pénétré, j'ai prié : Dieu m'a
entendu ; il s'est révélé à moi par sa clémence, comme il s'était révélé par sa justice.
 
NOVEL.
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