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PÉRISPRIT ET SENSIBILITÉ

14 Juillet 2018 , Rédigé par Michael Adamczyk

 

PÉRISPRIT ET SENSIBILITÉ

Un des aspects les plus importants de l'étude du périsprit, justement parce qu'il se situe dans le domaine de la morale, est celui de la sensibilité. À travers l'enseignement d'Allan Kardec, comme de Léon Denis et d'autres qui ont poursuivi l'oeuvre du codificateur de la doctrine, cités lors de sujets antérieurs, on peut voir que le périsprit est par lui-même l'une des parties fondamentales de la science spirite. Étant, comme on le sait, «l'enveloppe fluidique» de l'esprit, sa fonction caractéristique est de donner une forme à l'esprit, en accord avec la volonté de celui-ci. Mais, en tant qu'intermédiaire entre le corps physique et l'esprit, il échoit au périsprit de recevoir les sensations que l'on expérimente durant la vie matérielle, et de les conserver durant la vie spirituelle, comme s'il s'agissait d'un disque, pour reprendre la comparaison d'Allan Kardec. Les propriétés du périsprit sont diverses. On a déjà pu apprécier légèrement l'irradiation et l'expansion, à travers les phénomènes de disparition de personnes et d'objets, par exemple. On a déjà cherché à plus ou moins comprendre la cause des modifications du périsprit à mesure que l'esprit évolue, se perfectionne. Toutefois, c'est avec la sensibilité que l'on trouve la plus intime et la plus logique relation entre le périsprit et l'état moral de l'esprit. La matière du périsprit, dont la constitution est encore sujette à investigations et études, est sensible, profondément sensible. Les actions de l'esprit, bonnes ou mauvaises, restent particulièrement gravées dans le périsprit, qui fait partie de l'être intelligent et qui, donc, est le reflet de l'intelligence, de la volonté et des tendances de l'esprit. Pour une meilleure compréhension, voici un éclaircissement d'Allan Kardec à propos du périsprit : « quoique fluidique, ce [le périsprit] n'en est pas moins une sorte de matière, et ceci résulte du fait des apparitions tangibles »... « On a vu, sous l'influence de certains médiums, apparaître des mains ayant toutes les propriétés de mains vivantes, qui en ont la chaleur, que l'on peut palper, qui offrent la résistance d'un corps solide, qui vous saisissent, et qui, tout à coup, s'évanouissent comme une ombre » (Allan Kardec, Le livre des médiums, II, n° 57). N'ayant pas, comme on le voit, la même résistance que la matière qui constitue le corps physique, la tangibilité du périsprit n'est pas longue, durant la période indéterminée des phénomènes de matérialisation. Pour plus subtils ou grossiers que soient ses fluides, le périsprit reflète la pensée de l'esprit, extériorisant ses passions ou ses bonnes actions. Des chercheurs respectables et rigoureux ont cherché à étudier la sensibilité du périsprit et ont laissé, sur le sujet, des travaux de valeur inestimable. L'un d'entre eux est Rochas, un homme de science largement estimé dans les milieux cultivés français (Voir «L'extériorisation de la sensibilité»). Dans Problème de l'être et de la destinée, Léon Denis retranscrit une communication de l'esprit Charles Fritz, un spirite convaincu par ailleurs. Dans cette communication, il y a un passage très intéressant à propos du périsprit. Le voici : « Le passé se rencontre dans le fluide de l'homme et, par conséquent, de l'esprit. Le périsprit est comme le miroir de toutes ses actions et son âme, si sa vie fut mauvaise, contemple avec tristesse ses fautes, inscrites, à ce qu'il semble, dans les replis du corps spirituel ». C'est ainsi, toutes les actions de l'esprit se gravent dans le périsprit. Ce que l'on nomme « bagage de fautes ou d'erreurs », qui accompagne l'esprit désincarné, n'est plus caché après la mort, mais reste visiblement gravé dans le périsprit. De tels enseignements, il ne faut pas en douter, sont connues de tous ceux qui étudient la doctrine dans la mesure où, ils se rencontrent dans les oeuvres fondamentales du sujet. Néanmoins, cela a trait, en toute époque, au progrès de l'esprit, parce que si tout le monde savait que le périsprit est une espèce de miroir ou de toile où les actions pratiquées se révèlent, il y aurait certainement plus de préoccupation à propos de la vie future. Ce ne sont pas seulement les matérialistes (si tant est qu’il y a bien des matérialistes convaincus), mais aussi de nombreux spiritualistes de diverses écoles, qui admettent l'extinction des fautes commises, dès que la vie organique cesse... Le spiritisme, cependant, qui est la doctrine la plus indiquée pour expliquer les propriétés de «l'enveloppe fluidique», a approfondi la question et a trouvé dans le périsprit, ou corps éthéré, la reproduction fidèle des actes humains. Pendant le temps où il est incarné, l'homme peut occulter, dans les secrets de la conscience, les plus grands crimes comme les plus belles vertus. Mais, une fois désincarné, tout un chapelet de fautes ou de mérites se révèlent au sein du périsprit. L'homme peut mentir à ses semblables mais, l'esprit, lui, ne peut pas se mentir à lui-même, parce que le périsprit grave ses pensées et ses actions, les rendant visibles dans le monde de l'au-delà. On voit donc déjà que le périsprit, bien qu'il ne pense pas et qu'il ne prend pas de décision en vertu d'une conscience propre, est un corps sensible, qui enregistre sans tromperie les actions de l'esprit. Rochas, lors de ses expériences, est parvenu à isoler le périsprit et a fini par admettre que le corps fluidique est le « siège de la sensibilité et des souvenirs » (Léon Denis, Problème de l'être et de la destinée). Finalement, l'étude du périsprit exerce une grande influence sur la compréhension de la vie spirituelle. Alors que l'homme ignore que le corps éthéré grave toutes ses actions et ses pensées, la fausse idée de l'extinction de la responsabilité spirituelle le trompe. L'étude du périsprit, dévoilant l’un des aspects les plus respectables de la vie, conduit l'homme à mieux envisager le problème de l'au-delà, où ses plaies morales comme ses bonnes qualités seront contemplées par lui-même, au travers du miroir naturel de son caractère fixé dans le périsprit. Pour plus que l'esprit veuille fuir toute responsabilité, à chaque pas, en toute situation, le périsprit lui désigne un par un les traits de son caractère, les grandeurs ou les misères de son passé. La sensibilité du périsprit n'est donc pas un sujet, comme cela pourrait le paraître, qui intéresse seulement la partie scientifique du spiritisme. Il a trait aussi et surtout à la partie morale, parce que c'est par la connaissance du périsprit que l'on peut être instruit de la responsabilité de nombreux actes et pensées que l'on ne peut ni effacer ni brouiller, une fois que tôt ou tard ils apparaîtront à nos yeux spirituels dans l'immense trajectoire de l'esprit. Le périsprit n'est donc pas un sujet exclusivement réservé aux cabinets et aux laboratoires, puisque c'est un thème de méditation, profondément lié au destin et au progrès moral de l'esprit. Deolindo AMORIM Source : Presença Espirita, décembre 2005 Traduction : Jean Emmanuel NUNES Source: http://www.spiritisme.net

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