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MÉRITE DE LA PRIÈRE, Revue spirite août 1862

9 Août 2017 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite, #spiritisme

MÉRITE DE LA PRIÈRE.

La prière est une rosée bienfaisante qui doit rendre moins aride la terre desséchée. Je viens vous le répéter, et j'y ajoute quelques mots en réponse à la question que vous adressez (*). Pourquoi donc, dites-vous, les Esprits souffrants vous demandent-ils des prières de préférence à nous ? Les prières des mortels sont-elles plus efficaces que celles des bons Esprits ? - Qui vous a dit que nos prières n'avaient pas la vertu de répandre la consolation et de donner de la force aux Esprits faibles qui ne peuvent aller à Dieu qu’avec peine et souvent avec découragement ? S'ils implorent vos prières, c’est qu'elles ont le mérite des émanations terrestres montant volontairement à Dieu, et que, celles-là, il les goûte toujours, venant de votre charité et de votre amour. Pour vous, prier, c'est abnégation ; pour nous, c'est devoir. L’incarné qui prie pour son prochain remplit la noble tâche des purs Esprits ; sans en avoir le courage et la force, il accomplit leurs merveilles. C'est le propre de notre vie, à nous, que de consoler l'Esprit en peine et souffrant ; mais une de vos prières, à vous, c'est le collier que vous détachez votre cou pour le donner à l'indigent ; c'est le pain que vous retirez de votre table pour le donner à celui qui a faim, et voilà pourquoi vos prières sont agréables à celui qui les entend. Un père n’accède-t-il pas toujours à la prière de l'enfant prodigue ? N'appelle-t-il pas tous ses serviteurs pour tuer le veau gras au retour de l'enfant coupable ? Comment ne ferait-il pas davantage encore pour celui-ci même s'il vient à ses genoux lui dire : « O mon père, je suis bien coupable ; je ne vous demande point grâce, mais pardonnez à mon frère repentant, plus faible et moins coupable que moi ! » Oh ! c'est alors que le père est attendri ; c'est alors qu'il arrache de sa poitrine tout ce qu'elle peut contenir de dons et d'amour. Il dit : « Tu étais plein d'iniquités ; tu t'es dit criminel ; mais comprenant l'énormité de tes fautes, tu ne m'as pas crié grâce pour toi ; tu acceptes les souffrances de mon châtiment, et malgré tes tortures, ta voix a assez de force pour prier pour ton frère ! » Eh bien ! le père ne veut pas avoir moins de charité que le fils : il pardonne à tous deux ; à l'un et à l'autre il tendra les mains pour qu'ils puissent marcher droit dans le sentier qui mène à sa gloire. Voilà, mes enfants, pourquoi les Esprits souffrants qui rôdent autour de vous implorent vos prières ; nous devons prier, nous ; vous, vous pouvez prier. Prière du cœur, tu es l'âme des âmes si je puis m’exprimer ainsi ; quintessence sublime qui monte toujours chaste, belle et radieuse dans l'âme plus vaste de Dieu ! SAINT AUGUSTIN. (*) la question était : « Les Esprits réclament sans cesse les prières des mortels ; est-ce que les bons Esprits ne prient pas aussi pour les Esprits souffrants, et dans ce cas pourquoi celles des hommes sont-elles plus efficaces ? » - Revue spirite août 1862

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