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Formation des mondes et de la Terre, Allan Kardec

13 Mars 2017 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite

1. Formation des mondes

Allan Kardec signale, dans Le Livre des Esprits : L'univers comprend l'infinité des
mondes que nous voyons et ceux que nous ne voyons pas, tous les êtres animés et
inanimés, tous les astres qui se meuvent dans l'espace ainsi que les fluides qui le
remplissent. (7) La raison nous dit (poursuit Kardec) que l'univers n'a pu se faire luimême,
et que, ne pouvant être l'oeuvre du hasard, il doit être l'oeuvre de Dieu. (8)
Cependant, comment Dieu a-t-il créé l'univers ? Allan Kardec, écoutant les Esprits
Supérieurs, nous donne les explications suivantes.
Dieu, étant par sa nature de toute éternité, a créé de toute éternité, et cela ne pouvait
être autrement ; car, à quelque époque lointaine que nous reculions en imagination les
limites supposées de la création, il restera toujours au-delà de cette limite une éternité
(…) durant laquelle les divines hypostases∗, les volitions infinies, eussent été ensevelies
dans une muette léthargie inactive et inféconde, une éternité de mort apparente pour le
Père éternel qui donne la vie aux êtres, de mutisme indifférent pour le Verbe qui les
gouverne, de stérilité froide et égoïste pour l'Esprit d'amour et de vivification.
Comprenons mieux la grandeur de l'action divine et sa perpétuité sous la main de l'être
absolu ! Dieu, c'est le soleil des êtres ; c'est la lumière du monde. Or, l'apparition du
soleil donne instantanément naissance à des flots de lumière qui vont se répandant de
toutes parts dans l'étendue ; de même l'univers, né de l'Éternel, remonte aux périodes
inimaginables de l'infini de durée, au Fiat lux ! [Que la lumière soit !] du commencement.
(2)
Le commencement absolu des choses remonte donc à Dieu ; leurs apparitions
successives dans le domaine de l'existence constituent l'ordre de la création perpétuelle.
Quel mortel saurait dire les magnificences inconnues et superbement voilées sous la
nuit des âges qui se développèrent en ces temps antiques où nulle des merveilles de
l'univers actuel n'existait ; à cette époque primitive où la voix du Seigneur s'étant fait
entendre, les matériaux qui devaient, dans l'avenir, s'assembler symétriquement et d'eux mêmes pour former le temple de la nature, se trouvèrent soudain au sein des vides
infinis ; lorsqu'à cette voix mystérieuse, que chaque créature vénère et chérit comme celle
∗ * Hypostase : Pour les penseurs de l'antiquité, réalité permanente, concrète et fondamentale ; substance.
d'une mère, des notes harmonieusement variées se produisirent pour aller vibrer
ensemble et moduler le concert des vastes cieux !
Le monde, à son berceau, ne fut point établi dans sa virilité et dans sa plénitude de
vie ; non : le pouvoir créateur ne se contredit jamais, et, comme toutes choses, l'univers
naquit enfant. Revêtue des lois mentionnées plus haut, et de l'impulsion initiale inhérente
à sa formation même, la matière cosmique primitive donna successivement naissance à
des tourbillons, à des agglomérations de ce fluide diffus, à des amas de matière
nébuleuse qui se divisèrent eux-mêmes et se modifièrent à l'infini pour enfanter, dans les
régions incommensurables de l'étendue, divers centres de créations simultanées ou
successives.
En raison des forces qui prédominèrent sur l'un ou sur l'autre, et des circonstances
ultérieures qui présidèrent à leurs développements, ces centres primitifs devinrent les
foyers d'une vie spéciale : les uns, moins disséminés dans l'espace et plus riches en
principes et en forces agissantes, commencèrent dès lors leur vie astrale particulière ; les
autres, occupant une étendue illimitée, ne grandirent qu'avec une extrême lenteur, ou se
divisèrent de nouveau en d'autres centres secondaires. (3)
En nous reportant à quelques millions de siècles seulement au-dessus de l'époque
actuelle, notre Terre n'existe pas encore, notre système solaire lui-même n'a pas encore
commencé les évolutions de la vie planétaire ; et cependant déjà de splendides soleils
illuminent l'éther ; déjà des planètes habitées donnent la vie et l'existence à une multitude
d'êtres qui nous ont précédés dans la carrière humaine ; les productions opulentes d'une
nature inconnue et les phénomènes merveilleux du ciel développent sous d'autres regards
les tableaux de l'immense création. Que dis-je ! déjà des splendeurs ne sont plus, qui
jadis ont fait palpiter le coeur d'autres mortels sous la pensée de l'infinie puissance ! Et
nous, pauvres petits êtres qui venons après une éternité de vie, nous nous croyons
contemporains de la création !
Encore une fois, comprenons mieux la nature. Sachons que l'éternité est derrière nous
comme devant, que l'espace est le théâtre d'une succession et d'une simultanéité
inimaginable de créations. Telles nébuleuses que nous distinguons à peine dans les
lointains du ciel sont des agglomérations de soleils en voie de formation ; telles autres
sont des voies lactées de mondes habités ; d'autres, enfin, le siège de catastrophes ou de
dépérissement. Sachons que de même que nous sommes placés au milieu d'une infinité de
mondes, de même nous sommes au milieu d'une double infinité de durées antérieures et
ultérieures ; que la création universelle n'est point bornée à nous, et que nous ne pouvons
appliquer ce mot à la formation isolée de notre petit globule. (4)
Nous pouvons donc affirmer, selon les explications des Esprits Supérieurs, que Dieu a
créé l’Univers et les êtres par sa Volonté. (9)
La base de construction des mondes et des corps matériels est le fluide cosmique
universel, également appelé matière cosmique primitive. La matière cosmique primitive
renfermait les éléments matériels, fluidiques et vitaux de tous les univers qui déroulent
leurs magnificences devant l'éternité ; elle est la mère féconde de toutes choses, la
première aïeule, et, qui plus est, la génératrice éternelle. Elle n'a point disparu, cette
substance d'où proviennent les sphères sidérales ; elle n'est point morte, cette puissance,
car elle donne encore incessamment le jour à de nouvelles créations, et reçoit
incessamment les principes reconstitués des mondes qui s'effacent du livre éternel.
La matière éthérée, plus ou moins raréfiée, qui descend parmi les espaces
interplanétaires ; ce fluide cosmique qui remplit le monde, plus ou moins raréfié dans les
régions immenses, riches en agglomérations d'étoiles, plus ou moins condensé là où le
ciel astral ne brille pas encore, plus ou moins modifié par diverses combinaisons suivant
les localités de l'étendue, n'est autre chose que la substance primitive en qui résident les
forces universelles, d'où la nature a tiré toutes choses. (5)
Comme nous l'avons vu précédemment, le fluide cosmique renferme (…) les forces qui
ont présidé aux métamorphoses de la matière, les lois immuables et nécessaires qui
régissent le monde. Ces formes multiples, indéfiniment variées suivant les combinaisons
de la matière, localisées suivant les masses [atomiques], diversifiées dans leurs modes
d'action suivant les circonstances et les milieux, sont connues sur la Terre sous les noms
de pesanteur, cohésion, affinité, attraction, magnétisme, électricité active ; les
mouvements vibratoires de l'agent sont connus sous ceux de son, chaleur, lumière, etc.
(1)
C'est ainsi que se forment les mondes (…) par la condensation de la matière
disséminée dans l'espace. (10)
2. Formation de la Terre
Le monde spirituel affirme généralement qu'il (…) existe une Communauté d’Esprits
Purs et Élus par le Seigneur Suprême de l’Univers, tenant dans leurs mains les rênes qui
dirigent la vie de toutes les collectivités planétaires. Cette communauté d’êtres
angéliques et parfaits, dont Jésus est l’un des membres divins, (…) s'est réuni à deux
reprises au cours des derniers millénaires, à proximité de la Terre, afin de donner une
solution aux questions décisives de l’organisation et de la direction de notre planète.
La première a eu lieu quand l’orbe terrestre se détachait de la nébuleuse solaire, afin
de tracer, dans le Temps et dans l’Espace, les balises de notre système cosmogonique et
les préambules de la vie dans la matière en ignition, sur la planète. La seconde, à la
décision de la venue du Seigneur sur Terre, pour apporter à la famille humaine la leçon
immortelle de son Évangile d’amour et de rédemption. (11)
Ainsi, sous la direction de Jésus – le gouverneur spirituel de la Terre – et ses desseins
divins, nous avons des informations sur la formation de la planète.
La terre porte en elle les traces évidentes de sa formation ; on en suit les phases avec
une précision mathématique dans les différents terrains qui composent sa charpente.
L'ensemble de ces études constitue la science appelée géologie, science née de ce siècle
(XIX), et qui a jeté la lumière sur la question si controversée de son origine et de celle
des êtres vivants qui l'habitent. Ici, il n'y a point d'hypothèse ; c'est le résultat rigoureux
de l'observation des faits, et en présence des faits le doute n'est point permis. L'histoire de
la formation du globe est écrite dans les couches géologiques d'une manière bien
autrement certaine que dans les livres préconçus, parce que c'est la nature elle-même qui
parle, qui se montre à découvert, et non l'imagination des hommes qui crée des systèmes.
(…) Sans les découvertes de la géologie, comme sans celles de l'astronomie, la Genèse
du monde serait encore dans les ténèbres de la légende. Grâce à elle, aujourd'hui
l'homme connaît l'histoire de son habitation, et l'échafaudage des fables qui entouraient
son berceau. (6)
Quelle force surhumaine a pu maintenir l’équilibre de la nébuleuse terrestre, détachée
du noyau central du système, selon un ensemble de lois mathématiques, dans lesquelles
allaient se manifester tous les phénomènes intelligents et harmonieux de sa vie, au long
des millénaires ? Distante du Soleil d'environ 149.600.000 kilomètres et se déplaçant
dans l’espace à une vitesse quotidienne de 2.500.000 kilomètres autour de l'astre du jour,
imaginons sa composition tout au début de son existence, comme planète.
Laboratoire de matières ardentes, l'opposition des forces telluriques et des énergies
physico-chimiques réalise les constructions grandioses du théâtre de la vie, dans
l’immense creuset où la température s’élève, par endroits, à 2.000 degrés de chaleur,
comme si la matière mise dans un four, incandescente, était soumise aux essais les plus
divers, pour vérifier sa qualité et ses possibilités dans l’édification de la nouvelle école
des êtres. Les décharges électriques, dans des proportions jamais vues par l’Humanité,
éveillent d'étranges commotions dans le grand organisme planétaire, dont la formation se
produit dans les ateliers de l’Infini. (12)
C'est donc dans ce grand atelier qu'apparaît la différenciation de la matière
pondérable, donnant origine à l’hydrogène.
Les grandes étendues atmosphériques sont de vastes réservoirs d’énergies électriques
et de vapeurs qui travaillent les substances torturées sur l’orbe terrestre. Le froid des
espaces agit cependant sur ce laboratoire d’énergies incandescentes, et la condensation
des métaux se réalise avec la légère formation d'une croûte solidifiée.
C’est le premier repos des tumultueuses commotions géologiques du globe. Les océans
primitifs se forment, où l’eau tiède subit une pression difficile à décrire. L’atmosphère est
chargée de vapeurs aqueuses et les grandes tempêtes balayent, dans toutes les directions,
la surface de la planète, mais le chaos domine sur la terre, comme par enchantement. Les
paysages s’éclairent, fixant la lumière solaire qui se projette sur ce nouveau théâtre
d’évolution et de vie.
Les mains de Jésus s'étaient reposées, après la longue période de confusion des
éléments physiques de l’organisation planétaire. (13)
Références bibliographiques :
(1). KARDEC, Allan. La Genèse. Chap. VI, item 10.
(2). _______. Item 14.
(3). _______. Item 15.
(4). _______. Item 16.
(5). _______. Item 17.
(6). _______. Chap. VII, item 1.
(7). _______. Le Livre des Esprits. Chap. III. (Formation des mondes).
(8). _______. Question 37.
(9). _______. Question 38.
(10). _______. Question 39.
(11). XAVIER, Francisco Cândido. Vers la Lumière. Par l'Esprit Emmanuel. Chap. I (La
Genèse planétaire).
(12). _______.
(13). _______.

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