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Vie psychique

29 Novembre 2016 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite

Pourquoi la nécessité de s’incarner puisque, d’outre-tombe, tout est si pareil à la nôtre ?
Parce que la vie terrestre donne beaucoup plus de moyens d’instruction et de progrès moral. On n’a pas, dans l’au-delà, de grands moyens de se perfectionner ; on n’a ni le besoin de se supporter mutuellement,  ni celui de s’oublier pour les autres, ni celui de se faire des concessions ou d’exercer la charité. On n’a pas non plus l’occasion de se dévouer en instruisant et en élevant des âmes, car, dans la vie de l’au-delà, on n’est pas lié par les obligations d’un père vis à vis de son enfant, ou d’un supérieur vis-à-vis de son inférieur. Dans nos sphères de repos et de bonnes résolutions, on se contente de se préparer à la lutte, c’est le vestibule où l’on s’enduit le corps d’huile avant d’entrer dans l’arène.
La vie d’outre-tombe n’est pas si pareille à la vie terrestre que certains le croient ; ils ne se souviennent certainement pas du temps qu’ils y ont passé, sans quoi ils ne diraient pas cela.
A-t-on raison de dire que « le corps charnel est une véritable cuirasse destinée à nous mettre à l’abri des mauvaises influences qui pourraient nous gêner dans l’accomplissement du rôle que nous sommes appelés à jouer ? »
Oui, parce que l’Esprit, qui est d’essence supérieure, d’origine éthérique, ne supporterait pas la terre sans cela ; il ressentirait trop douloureusement les sensations morales, et il ne se plierait pas au milieu qui lui est assigné.
Comment un Esprit avancé pourrait-il vivre sur terre au milieu de tant d’êtres inférieurs, s’il n’était pas lui-même soumis à une matière qui le rapproche de ceux dont il est si différent ?
Dans l’au-delà, nous sommes groupés par degrés d’avancement, et nous ne pourrions supporter la promiscuité. Or, si nous la supportons en incarnation, c’est que notre âme, enfermée dans la matière, perd de son excessive sensibilité.
Voulez-vous répondre à cette question posée dans la Revue spirite : Prière de donner une solution au dilemme suivant : Ou bien nous avons été créés à l’origine tous pareils, et, alors, il n’y a aucune raison pour que les uns soient devenus bons et les autres méchants, les forces et les épreuves ayant dû être égales pour tous ? Ou bien nous avons été doués de forces de résistance différentes et, en ce cas, nous ne sommes pas responsables de cette inégale répartition originelle ?
Nous avons été créés à l’origine tous pareils, avec notre libre arbitre, mais les épreuves n’ont pas été pareilles puisque chaque vie est différente, et les hasards de l’existence, les circonstances environnantes qui font dérailler bien des consciences ou qui font surgir des difficultés inattendues, n’ont pas continué cette égalité, en sorte que, s’il y a eu égalité dans la création, il n’a pas pu y en avoir plus dans la suite des vies qu’il n’y en a entre deux ouvriers dont le premier serait blessé et privé de ses moyens de travail pendant un temps très long, tandis que l’autre ferait son chemin tout tranquillement, ou, encore, entre deux écoliers dont l’un serait à la tête de sa classe parce que rien ne le dérange et qu’il a tous les moyens d’étude à sa portée, tandis que l’autre, privé de santé, de temps ou de moyens de se procurer des livres, se trouverait sensiblement retardé.
N’y a-t-il pas injustice par le fait de ces circonstances extérieures ?
Non, il n’y a pas injustice parce que tout cela est un enchaînement.
Vous subissez bien souvent des entraves par votre entourage, par des circonstances qui dérivent de cet entourage c’est la destinée des autres qui entrave la vôtre: on s’adresse à votre coeur, à votre dévouement.
Mais pourquoi ces entraveurs et ces entravés ?
Parce que tous ne sont pas au même degré, il y a des âmes d’hier et des âmes d’il y a plusieurs siècles.
Sont-ce les âmes vieilles qui entravent ?
Non, il n’y a pas de loi absolue. Il y a des centaines et des milliers de circonstances différentes. Le monde est aussi varié que les épreuves et les rares joies ; il n’y a pas deux vies qui soient calquées sur le même modèle, pas plus qu’il n’y a deux visages absolument pareils.
La force créatrice est juste ; nous avons eu les mêmes moyens, mais nous ne pourrons jamais nous entendre si vous voulez ne voir qu’une existence. Les uns sont d’hier, les autres ont mille ans, et cela crée des différences de milieu, des différences de nature, et toutes ces créatures venues sur cette terre pour accomplir des missions différentes, forment une société qui, par sa divergence même, provoque les mille misères, les luttes et les souffrances qui rebondissent d’un être sur l’autre, sans qu’il paraisse y avoir de raison déterminée, mais, en réalité, pour le fondu de l’humanité.
Personne ne veut comprendre que les jeunes d’ici sont souvent les vieux de chez nous et qu’il faut avancer en tâchant d’élever les terriens à un niveau qui leur permette de se conduire, non pas comme des bêtes en laisse, mais comme des âmes élevées et responsables.
Qu’entendez-vous par « les vieux de chez nous ? »
Je veux dire que ceux qu’on accuse de trop de jeunesse et d’idées trop neuves, sont souvent de bien vieilles âmes plus anciennes que les vieux de la terre. Il n’y a pas d’âge, car personne ne sait l’âge de son voisin, et un jeune garçon de vingt ans est quelquefois bien plus âgé que l’homme de soixante qui veut le faire obéir ou le conduire à sa guise, et qui se révolte de ne pas être écouté. Vous voyez bien que, malgré tout, l’humanité monte vers des sommets plus élevés chacun apporte sa pierre à l’édifice.
Oh ! J’en connais qui n’apportent rien du tout !
C’est vrai, mais ceux-là sont des âmes nouvelles ; tous ceux qui font quelque chose de bien sont des anciens. Vous autres, incarnés, vous ne pouvez pas vous habituer à considérer l’ensemble des incarnations.
Est ce que cette habitude prise ne rendrait pas la mort moins pénible ?...
Oui, précisément. Elle serait même douce, car savoir qu’on va rejoindre tous ceux qui vous attendent, consolerait beaucoup de quitter, en partie, ceux qui viendront bientôt vous retrouver.
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J’ai sous les yeux des exemples frappants de l’hérédité morale et intellectuelle. Comment l’expliquez-vous ?
D’abord, par la loi d’attraction des semblables. Puis, parce qu’il est impossible qu’un corps si étroitement lié au périsprit qui le moule ne reçoive pas de lui un peu du périsprit des parents ; la partie embryonnaire qui vient chercher la vie dans le sein de la mère, a son existence périspritale puisqu’elle vit et que la vie, c’est le périsprit. Il n’est donc pas étonnant que l’âme qui se réincarne reçoive, dans son périsprit, des tendances de ceux qui lui apportent la matérialité. L’hérédité est une chose indéniable, et bien une explication et non un mot seulement, comme on l’a dit.
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Dites-nous une fois de quelle manière la souffrance fait avancer ?
Si l’on souffre physiquement, c’est toujours un moyen d’avancement : la souffrance, en rendant votre enveloppe matérielle délicate, donne d’autant plus de force à votre âme. La souffrance affine le périsprit, de même que les nerfs sont plus sensibles chez les gens qui ont souffert moralement et physiquement.
Toute âme qui veut monter doit se débarrasser de ses tendances terrestres et, pour cela, il faut souffrir physiquement et moralement, physiquement pour tâcher d’atténuer la matière, et moralement pour porter l’âme plus haut et lui faire désirer l’au-delà.
Pensez-vous qu’un homme bien portant et heureux songe au bonheur des morts ? Non il ne veut même pas y penser, et redoute l’heure à laquelle il devra quitter ces joies terrestres, tandis que celui qui n’a aucune raison de tant s’attacher à l’existence, cherche, par un sentiment tout naturel et même inconscient, à trouver ce bonheur après que la mort l’aura soustrait aux misères de ce monde.
Pourquoi dit-on que la matière devient plus éthérée par la souffrance ? Est-ce, pour ainsi dire, un effet mécanique ?
Naturellement toutes les fonctions de l’âme sont au détriment de celles du corps, et plus l’âme s’élargit, plus la partie corporelle devient secondaire.

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J’ai raison de dire que les souffrances de cette vie ne sont pas toujours une punition ?
Oh, oui. Beaucoup de gens qui souffrent se sont incarnés avec le désir de faire un pas énorme dans la voie de la perfection. Cela indique que ce sont des âmes d’élite qui ne peuvent se contenter des joies matérielles et qui aspirent à une grande élévation. Ceux-là n’ont donc point mérité leur sort du tout, mais ils continuent à s’épurer par la souffrance. On vient toujours ici pour faire mieux que ce qu’on a fait précédemment. Nous avons tous commis des infamies dans des existences antérieures, puisque nous avons dû commencer par être des âmes rudimentaires très grossières. Si nous remontions à cinq, ou six, ou dix existences antérieures, nous découvririons que nous avons été des criminels, et cela nous vexerait horriblement de nous en souvenir.
Avez-vous entendu ce que j’ai raconté à Marie au sujet de cette pauvre femme ?
Nous avons écouté, et nous la plaignons beaucoup, mais nous, qui voyons la fin des épreuves, nous ne nous désolons pas, car nous savons que toutes ces douleurs sont autant de fleurs pour l’autre vie.
Les épreuves servent donc à quelque chose, même quand on les supporte mal ?
Oui. Nous vous excusons, parce que la nature même de l’homme est soumise, par son corps, à la matière, et que, par conséquent, tant que vous êtes incarnés, vous ne pouvez pas être absolument détachés de la terre ni envisager la vie présente comme une non-valeur.
Est-il permis de chercher à se soustraire à une épreuve, de même qu’à une maladie ?
Oui, d’autant plus que, souvent, l’épreuve n’est qu’un avertissement et consiste à vous donner une angoisse, mais pas à produire une catastrophe, de même qu’une maladie ne donne pas toujours la mort.
En disant cela, vous assimilez bien la mort à une catastrophe ?...
Oui, pour ceux qui restent ou pour ceux qui partent avant d’avoir accompli la tâche pour laquelle ils se sont incarnés. Il faut se soigner en temps de maladies, car la négligence indique un renoncement qui n’est pas permis. Mais, si l’épreuve devait aller jusqu’à une catastrophe, croyez bien qu’aucune précaution ne pourrait arrêter la marche de l’événement.
Souvent la maladie vient pour vous avertir d’avoir à vous surveiller davantage. D’autres fois, c’est seulement pour vous éprouver, pour augmenter votre force morale. Si vous vous soignez, vous luttez contre la maladie et souvent vous vous guérissez. Si vous n’avez que la mollesse en partage ou le dégoût de la vie, votre indifférence équivaut à un suicide mais, si l’heure a sonné, aucune méditation n’arrêtera son avènement. Les suicidés, qui n’ont pas obéi à la loi de vivre jusqu’à ce que le sort les appelle, rampent à la surface de la terre, et leur extériorisation incomplète les met en rapport avec des Esprits très vils et grossiers, qui ne peuvent pas approcher des âmes épurées et de ceux qui, ayant rempli leur devoir sur la terre, ont leur place avec les bons et les purs.
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Est-il vrai que la prière, dans le sens de volonté, de désir puissant, soit efficace ?...
Oui, c’est vrai. C’est pourquoi je vous dis toujours qu’il faut être confiant et vouloir le bonheur, si l’on veut en avoir une toute petite part. Il faut le désirer et le vouloir en se disant qu’on l’aura cela aide puissamment.
Aux Esprits ?
Oui, et cela crée des forces fluidiques qui, étant prises en dehors de la terre, sont plus puissantes.
Mais cette volonté peut-elle changer une chose décidée ?
Oui, cela peut arriver, et si vous nous priez pour la faire tourner à votre avantage, il faut que vous nous aidiez par votre volonté et une confiance absolue. Si, au contraire, vous vous adressez à nous et qu’après, vous vous retiriez dans la crainte, le doute et le désespoir, nous avons une peine énorme à vous secourir, parce qu’au lieu de forces, vous créez autour de vous une ambiance réfractaire contre laquelle notre puissance vient se briser.
Doit-on dire que « toute pensée est non seulement une image mentale, mais également une sorte de cliché fluidique qui s’imprime sur le périsprit et sur les fluides environnants ? »
Oui, c’est, en effet, un cliché fluidique, puisque c’est à l’aide de ces images que l’âme meuble et orne son périsprit.
Il est donc vrai qu’il y a autour de nous des formes produites par nos pensées ?
Oui, c’est exact, et vous en avez la preuve dans la photographie de la pensée. Ces formes, qui prennent une vie très réel ont sur les incarnés beaucoup plus d’empire qu’on ne saurait le croire. Une fois émanées, créées, en quelque sorte, elles vous sollicitent, vous influencent, et vous finissez souvent par leur céder.
Aussi est-ce bon de ne pas nourrir des pensées tristes, des pensées de découragement car ces formes atteignent l’âme, vous hantent et font pénétrer de plus en plus en vous la désespérance. Au contraire, la pensée de réussite, la confiance, vous réconfortent, vous soutiennent et vous font réussir.
C’est, du reste, d’après les remarques faites à ce sujet qu’on a créé les dictons : La fortune sourit aux audacieux la confiance appelle le succès, etc. En effet, non seulement ces forces agissent par elles-mêmes, mais elles sont recueillies par les invisibles, et, d’après la grande loi d’attraction, les pensées de confiance sont recueillies par les Esprits bons et bienfaisants qui se mettent immédiatement au service de celui qui les a émises, pour l’aider dans ses désirs, tandis que les pensées de méfiance, de désespoir et autres deviennent la proie des Esprits inférieurs. Ceux-ci, toujours en quête de mal à faire, sont enchantés de saisir une force qui peut aider leurs desseins condamnables.
Les guides s’interposent presque toujours, mais ce qu’ils ne peuvent empêcher, c’est que cette partie de l’incarné lui-même, cultivée dans une disposition sombre, n’ait une répercussion très réelle sur lui.
*
* *
A quoi les Esprits peu avancés connaissent-ils que vous êtes au-dessus d’eux ?
A notre rayonnement.
Qu’est ce que ce rayonnement ?
Les fluides, c’est un rayonnement lumineux qui éclaire l’Esprit.
Il le porte avec lui ?
Oui.
Les arriérés n’en ont pas ?
Non.
Beaucoup n’en ont pas ?
On en a plus ou moins. On voit l’avancement dans la clarté de la couleur ; plus on se rapproche du blanc, plus on est élevé.
A quoi voyez vous l’avancement des incarnés ?
Egalement à leur rayonnement.
Nous avons aussi un rayonnement ?
Naturellement, vous l’avez, mais il n’est pas plus visible pour vous que notre rayonnement, puisque c’est ce qui nous suit à travers les existences. Chez les incarnés, le rayonnement se fait voir ou ressentir surtout aux médiums voyants ou sensitifs ; c’est ce qui fait que, souvent, vous ressentez de la sympathie ou de la gêne vis-à-vis de personnes que vous voyez pour la première fois. Lorsque vous êtes habitués à les voir, vous ressentez moins vivement ce choc du rayon. Tous les avancés vous attirent, parce que leur rayon est pur, lumineux, et donne au vôtre une sensation de bien-être, et les mauvais ont un rayon sombre qui produit un choc sur le vôtre, et ce choc est d’autant plus violent que les rayons sont plus disparates. C’est-à-dire que, plus vous êtes avancés vous-mêmes et plus votre rayon se trouve heurté par un rayon appartenant à un être médiocre ou mauvais.
Les terriens, habitant une planète inférieure, ne peuvent, en la quittant, et quel que soit leur degré d’avancement, aller dans les sphères qui sont habitées par des Esprits sortant de planètes plus avancées. Quand vous quittez la terre, c’est à peu près comme si vous partiez en ballon. Quand vous partez en ballon terrestre et que vous n’avez pas assez de légèreté, vous vous traînez sur le sol. Si vous en avez davantage, si vous avez pu jeter du lest, jeter vos défauts, vos aspirations à la matière, vous montez, soit à la hauteur de la tour Eiffel, soit à mille, deux mille mètres, mais, quelque quantité de lest que vous aviez pu jeter, vous ne monterez pas au-dessus de cinq mille mètres, parce que vous ne le pouvez pas.
Mais, si vous habitiez une planète où le perfectionnement serait plus intense, où les êtres les moins parfaits seraient l’équivalent des meilleurs de la terre, alors, en quittant cette planète-là, ce n’est plus à cinq mille mètres que vous monteriez ceux qui iraient à cinq mille mètres seraient les moins avancés, tandis que les autres franchiraient des sphères délicieuses.
Les êtres très évolués qui vivent parfois sur la terre, peuvent-ils venir de planètes plus avancées appartenant à d’autres systèmes solaires ?
Très rarement et je ne sais même pas si cela est arrivé, parce que, rapportant leur périsprit, ils se trouveraient très dépaysés dans un système différent du leur.
Dans tous les cas, ils ne pourraient venir que s’ils avaient fait leur évolution totale dans leur système planétaire, mais je crois que les Esprits sont groupés par systèmes, et font toute leur éducation progressive dans l’entourage qui leur est familier, et même, j’ajouterai qu’un désincarné venant de la terre s’y réincarne plus volontiers qu’ailleurs, parce qu’il aura une éducation moins complète à refaire. Il revient en pays connu, et avec de telles intuitions, un tel acquis que, s’il a déjà eu une instruction suffisante dans l’incarnation précédente, il la retrouve intégralement, presque sans effort, et même avec un certain plaisir.
C’est ce qui explique les êtres bien doués et dont les facultés sont assez développées pour que toute chose apprise se classe immédiatement dans le cerveau et s’y grave avec sa logique et ses causes, donnant ainsi la facile croissance aux branches qui doivent s’en échapper.
IL y a aussi une autre raison d’être attiré vers la terre si on l’a déjà habitée : c’est, d’une part, les Esprits amis qui sont restés dans son orbite, et, d’autre part, les amis incarnés qu’on sait y retrouver. Puis, les connaissances qu’on possède de sa configuration, de ses habitudes, etc.
Enfin, lorsque l’âme, suffisamment évoluée, se sent emportée vers des sommets plus élevés, quand ses aspirations dépassent les horizons terrestres, que ceux qu’elle a retrouvés et qu’elle aime sont désireux aussi d’aller plus haut, il se peut que l’Eprit cherche une incarnation sur une planète du même système solaire, mais dont la forme de vie soit plus en harmonie avec son état présent et avec ses désirs.
Chaque système possédant des gradations à peu près semblables, le même progrès peut s’effectuer dans chacun d’eux, et les Esprits, de quelque catégorie qu’ils soient, doivent arriver tous aux sphères bienheureuses auxquelles ils aspirent, et auxquelles tous sont appelés dans un temps plus ou moins long.
Pour nous, qui avons encore de fortes attaches terrestres, nous ne sommes guère plus renseignés que vous sur les sphères qui nous sont encore interdites. Vous avez ici la preuve de ce que je vous disais plus haut :
Cette vieille terre, si enfantine dans son progrès, si mauvaise parfois, sur laquelle toute âme est venue souffrir, pleurer, se révolter, qu’on a si souvent maudite et désiré quitter, cette vieille terre a un attrait invincible qui nous force à venir la regarder encore avec tendresse, soit qu’elle nous rappelle des jours heureux, soit qu’elle nous fasse revivre des luttes pénibles, des douleurs vécues, mais qui ont servi de crible à notre âme, et lui ont fait faire un pas dans l’éternel progrès. Puis, nous y voyons encore vivre et s’agiter des amis, nous avons envie de leur dire : courage, et nous restons attachés à l’intérêt de leur voir tirer le parti salutaire attendu de cette lutte de chaque jour, de chaque heure, qui les amène tout doucement à la porte de sortie sur l’infini. Voici, chère amie, tout ce que je sais de l’évolution à travers les planètes.
Pour moi, je pense, comme beaucoup d’autres, et me dis que, lorsque j’aurai épuisé les enseignements que peuvent me fournir la terre, d’abord, et, ensuite, les Esprits du plan qui l’avoisine, il sera bien temps d’aller demander à d’autres globes leurs secrets et leur perfectionnement, n’avons nous pas devant nous l’éternité infinie ?

Voilà une fin qui n’est guère théosophique, mais je vous la donne quand même, et surtout pour insister sur ce point, c’est que tout être égoïste et soucieux, d’abord, de son propre avancement, tout être qui franchit le torrent et ne se retourne pas pour aider ses frères à le franchir à leur tour, ne mérite pas l’évolution qu’il cherche, et doit retourner sur terre y apprendre que la charité est le seul moyen par lequel on peut s’élever, et atteindre les sommets de la perfection absolue.

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