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Ceux qui nous quittent Extraits de communications médiumniques obtenues par Mme De Watteville

26 Novembre 2016 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite

Spiritisme

L’Echo du Merveilleux attribue à Sardou la conception du spiritisme ?
Et l’Antiquité, qu’en fait-on ? Et les apparitions et les médiums du Moyen Age ? Tous ceux-là ne comptent pas, alors ? Ils ont pourtant été les promoteurs du mouvement spirite, qui s’est effectué longtemps après.

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M. Lancelin dit que le spiritisme, l’occultisme et la théosophie finiront par former un tout qu’on admettra ?...
Le spiritisme est une force unique, bien individuelle. Il est un et n’a pas besoin de se compléter par les complications d’à côté, il comprend tout.
Que fallait-il répondre à l’ergoteur qui disait que le spiritisme est trop simple pour qu’on puisse le croire vrai ?
Que son cerveau est encombré de trop de complications pour saisir la simplicité. Peu, parmi les brouillards et les brumes du complexe, savent la comprendre. Etre disciple du simple, c’est rayonné déjà dans le monde où tout est vérité.
M. Flournoy trouve que, par sa philosophe simpliste, le spiritisme est assez bien adapté aux besoins de la masse ?...
Oui, c’est une masse qui est appelée à renverser l’élite, car ce sont les masses qui font les révolutions.
A ceux qui disent qu’il est permis de ne pas tenir compte des théories d’origine spirite, il faut répondre qu’il est bien présomptueux de croire pouvoir tirer du cerveau humain une théorie plus rationnelle.
Quant aux divergences qu’on se plait à trouver entre les communications de quelques-uns d’entre nous, il faut bien vous mettre ceci en tête :
Tant que vous ferez à des Esprits des questions philosophiques, des questions sur l’au-delà et sur toutes ces choses qui sont des vérités et que, tous, nous savons, tout Esprit, par n’importe quel médium, vous fera la même réponse, c’est même cela qui a établi la croyance spirite, mais, si vous nous faites des questions, soit de physique, soit de médecine, soit de toute autre nature, si vous nous demandez des conseils, apprêtez-vous à trouver chez nous des opinions et des systèmes différents, car nous conservons notre personnalité, nous nous faisons un jugement, nous apprécions différemment les cas, et nous ne pouvons avoir une uniformité d’avis.
Pensez-vous, comme je ne sais quel savant, que « nos sciences naturelles peuvent s’adapter à tout, et digéreraient sans difficulté même les Esprits des spirites, le jour où elles seraient forcées de les admettre ? »
Certainement. La science naturelle n’a rien d’incompatible avec la théorie spirite ; il y aurait simplement à en pousser l’étude un peu plus loin pour se convaincre de l’existence de l’âme chez tout ce qui vit.
Nos conceptions fondamentales concernant l’univers physique et le spiritisme ne s’infirment pas mutuellement, le jour où on aura découvert la chimie du plan spirituel ou plan astral, et où on l’aura comparée à la chimie du périsprit, on constatera l’existence double des êtres, et la continuation de la vie grâce à la matière différente se mouvant dans une ambiance appropriée.
M. M... traite le spiritisme de religion !...
Le spiritisme n’est pas une religion, mais c’est en lui qu’on trouve la preuve de la vie future qui, elle, est à la base de toutes les religions.
Ne trouvez-vous pas que, si on fait du spiritisme une religion, il perd toute sa raison d’être ?
C’est absolument notre avis : nous sommes une science et non une utopie religieuse que chacun interprète selon son tempérament, ses tendances et son mysticisme.
Croyez-vous que, de même que la religion cherche à se mettre d’accord avec la science, elle se mettra d’accord avec le spiritisme ?
Toutes les religions arriveront à élaguer les adjonctions fâcheuses pour ne conserver que les points communs qui appartiennent au spiritisme, et ont servi de thème sur lequel on a brodé selon les croyances.
Généralement, lorsqu’un catholique, protestant, ou autre, commence à songer au spiritisme, il accommode les deux philosophies, parce qu’il trouve des points communs aux deux.
Peu à peu, il interprète différemment les paroles évangéliques et les dogmes, et bientôt il a complètement changé ses opinions philosophiques ; c’est pourquoi on peut très bien être catholique ou protestant et être en train de devenir spirite, et, durant ces débuts, on se croit à la fois religieux et spirite et on l’est puisqu’on refait son éducation tandis qu’on ne peut être à la fois néantiste, ou matérialiste, et spirite.
On nous oppose toujours les matérialistes ; je n’y crois pas, aux matérialistes !
Ils paraissent cependant encore assez nombreux.
Ce sont ceux qui n’ont pas réfléchi ?
Oui, vous avez raison de dire qu’ils est plus facile d’élever l’âme d’un matérialiste que de changer les idées d’un ultra catholique : Le premier est vide et le second ne l’est pas. Il ne peut pas raisonner puisque cela lui est défendu. C’est, du reste, ce qui fait la force de l’Eglise romaine, cette défense absolue de tout raisonnement et de toute philosophie serrée.
On ne doit donc pas dire que le matérialisme aille grandissant ?...
Non, ce n’est pas exact. Le vrai matérialiste n’existe pas ; celui qui paraît tel est un être qui cherche à se persuader de la fin de tout pour n’avoir pas à expier ses erreurs, mais, au fond de lui-même, il croit, sans pouvoir donner une forme précise à sa croyance.
Aussi est-il attiré vers les idées spirites qui, seules, sont rationnelles et véritables. Je ne suis pas de l’avis de ceux qui disent que le matérialisme progresse, je crois, au contraire, que jamais il n’a été aussi battu en brèche par la science, sous forme d’expériences magnétiques, de télépathie, de spiritisme.
Admettre que l’être matériel possède un double invisible qui est souvent indépendant du corps matériel et agit à son insu, c’est presque avouer que cet être n’est pas indéfiniment fixé dans la matière et que, s’il l’habite momentanément, ce n’est que par une concession faite à la matière et à l’incarnation, mais que sa vraie patrie est l’au-delà, champ invisible pour vous. C’est être prêt à comprendre que ce corps astral ne se sent réellement lui-même que quand il quitte l’enveloppe charnelle soit momentanément, comme dans les expériences magnétiques et spirites, soit définitivement comme dans la désincarnation.
*
* *
Que pensez-vous de ce qu’on dit, que nous manquons encore de preuves de la réincarnation ?
Nous pensons qu’on aura de la peine à avoir des preuves palpables, puisqu’on se souvient peu de ses existences antérieures. Cependant, on en aura parce que, en ce moment, c’est ce à quoi nous désirons arriver et ce que nous tentons de faire. Nous espérons faire suivre des Esprits dans leurs réincarnations. Nous croyons que, bientôt, des Esprits pourront dire à leurs médiums : « Je vais me réincarner dans telle famille, je naîtrai à telle époque, dans tel sexe, j’embrasserai telle carrière, mes aptitudes seront de telle nature, etc. »
Seulement, il faudra quelques années pour suivre l’Esprit. Jusqu’ici, nous avons un peu négligé cette preuve parce que nous jugions qu’elle avait été suffisamment donnée par les existences successives du Christ et de plusieurs personnages bibliques.
Comment sait-on les diverses existences du Christ ?
Par les traditions.
Cela, c’est le moyen des théosophes !
Oh ! Oh ! C’est bien différent. C’est de l’histoire que je vous offre.
Vous êtes bien sûr que le Christ a existé ?
Oh ! Oui, c’est absolument certain. C’était nécessaire. Songez qu’à cette époque on avait besoin d’avancer, et il fallait, à la tête du progrès, Un incarné très au-dessus des autres.
Aujourd’hui, le progrès va se faire par le spiritisme, et on n’a plus besoin d’un seul être puisque vous êtes des milliers de médiums, ayant entre vos mains la preuve de l’immortalité et de la nécessité d’être bon.
Pourquoi le spiritisme ne pouvait-il rien alors ?

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Le côté terrien était trop primitif au point de vue scientifique, et le petit nombre d’êtres avancés était trop restreint pour pouvoir donner un fort coup d’épaule. Aujourd’hui les êtres capables de suivre la progression, les civilisés sont si nombreux qu’il faut des légions de médiums et de spirites avancés pour faire progresser toutes les parties du monde, et c’est pourquoi les médiums surgissent de partout et de tous les pays que ferait un seul homme là où il en faudrait des milliers ?...
Les humains ont donc fait des progrès ?
Certes oui, ils en ont fait. Nous sommes à la veille d’une grande poussée, et c’est le spiritisme qui la donnera.
Est-il vrai que, si Jésus avait cru aux réincarnations, il en aurait fait l’objet d’un enseignement particulier ?
Jésus n’a donné aucun développement sur les sujets ébauchés par lui il n’y a donc aucune raison pour qu’il ait fait un enseignement spécial sur la réincarnation. La génération à laquelle il s’adressait n’était pas avancée, et le seul enseignement à donner aux humains de cette époque reculée était de les engager à être bons et charitables, d’abord, parce que c’est le point de départ de toute la perfection.
Son enseignement a été purement moral et non dogmatique, il a prononcé des paroles qui préparaient à la croyance à la réincarnation, mais ces paroles pouvaient être interprétées un peu différemment, parce qu’elles étaient vagues.
Cependant, elles ne laissaient aucun doute, et Jésus savait que, lorsque les hommes seraient plus avancés, ils pourraient s’appuyer sur elles pour croire à la réincarnation.
Le Dr Geley a donc raison de dire qu’il faut être avancé pour croire à la réincarnation ?
Oui, parfaitement, parce que les non évolués seraient effrayés d’avoir à recommencer, ou bien ils ne comprendraient pas l’intérêt que peut avoir une âme à avancer rapidement, et, sachant qu’ils pourraient revenir se perfectionner ils ne feraient aucun effort pour progresser.
Les âmes frustes ont besoin d’avoir la crainte du châtiment immédiat, et de ne pas savoir qu’elles arriveront quand même que ce n’est qu’une question de temps.
La raison des divergences d’opinions parmi les Esprits sur la réincarnation est-elle dans ce fait que les Esprits inférieurs ne se souviennent pas de leurs existences antérieures à la dernière ?
La vérité est qu’on ne se souvient de ses réincarnations qu’à un certain degré d’évolution et après un certain temps, en sorte que ceux qui, regrettant la terre, s’acharnent à rôder à sa surface, n’ont aucune connaissance de leurs vies précédentes, ils ne commencent à les percevoir que lorsqu’ils abandonnent l’influence terrestre pour aller s’instruire dans la sphère où sont conservés les souvenirs antérieurs.
La croyance à la réincarnation remonte à une si haute antiquité qu’on ne peut saper ce principe qui est l’essence même de la justice et la raison du spiritisme.
Sans la réincarnation, pourquoi les inégalités d’intelligence et de situation ?….
Mais il est bon d’ajouter ceci, c’est que, parmi les Esprits qui n’enseignent pas la réincarnation sur terre, il n’en est pas un qui ne convienne qu’elle a lieu sur d’autres planètes, par conséquent, ce n’est qu’une subtilité, et il n’est pas du tout étonnant que, chaque fois qu’un Esprit se trouve en face d’un interlocuteur très effrayé de devoir revenir ici-bas, ou se croyant trop parfait pour cela, il adoucisse pour lui cette vérité en lui parlant d’autres planètes dont les incarnés ne peuvent redouter les rigueurs puisqu’ils ne les connaissent pas.
Si nous partons de l’idée d’une vie unique, nous ne pouvons pas admettre que l’homme qui travaille à son progrès puisse le parfaire en cette seule incarnation ! Quand vient pour lui l’heure finale, il regarde en arrière avec fatigue et regret, sentant qu’il n’a fait qu’ébaucher son perfectionnement et que d’autres incarnations lui seront nécessaires pour en atteindre l’apogée.
Et, par le fait, il est bien naturel d’être fatigué lorsqu’on touche à la désincarnation, on sent qu’on n’a pas achevé sa tâche, mais on a conscience aussi de l’impossibilité dans laquelle on se trouverait de lutter encore sans avoir eu, entre deux étapes, le repos erratique si nécessaire à toute âme. La lassitude interrompt forcément l’évolution, et la trêve de la désincarnation est aussi utile à l’homme que la trêve de sa vie incarnée qui consiste à dormir ou à prendre des vacances.
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* *
Comment peut-on savoir qui est mûr, pour lui parler spiritisme ?
Du moment où on est mûr pour une vérité, on commence à en avoir des intuitions sans savoir pourquoi.
C’est ainsi que beaucoup de gens qui disent ne croire à aucune religion, et qui ne sont nullement instruits du spiritisme; découvrent que, dans leur for intérieur, ils ont des tendances à croire qu’on se réincarne, à croire à des influences étrangères à la terre, etc..., si bien que, le jour où vous leur parlez spiritisme, ils commencent par se récrier, puis, à mesure que vous parlez, ils vous disent : « Mais, moi aussi, je crois cela, et, pourtant, je ne suis pas spirite ! » Enfin, voyant qu’ils sont spirites sans le savoir, ils arrivent facilement à le devenir avec connaissance de cause.
Tous les humains ont bien connu le spiritisme dans l’erraticité ?
Oui, mais on rapporte, avec son périsprit, surtout les facultés concentrées dans ce périsprit et acquises pendant l’incarnation précédente. La nature humaine que vous prenez en incarnation s’allie beaucoup mieux au périsprit, qui est la partie impondérable de la matière et qui a été façonné par les incarnations, qu’elle ne s’allie avec l’état différent que nous possédons comme Esprits.
Notre périsprit étant une chose mixte, se plie aux exigences de la situation, il se matérialise en incarnation et s’éthérise dans l’au-delà, mais notre personnalité très différente de ce que nous étions sur terre, met un voile entre l’incarnation nouvelle et l’état que nous quittons, parce que le périsprit s’est refait matière.
Après tant de transformations, que doit devenir finalement le périsprit ?
Il subsiste et s’affine, se perfectionne n’allez pas croire qu’il s’abîme et disparaît dans le Nirvana.
Pourquoi serait-il supprimé de notre individualité ? N’a-t-il pas droit à l’évolution et à la récompense qui l’accompagne, lui qui a été attaché la lutte et qui a acquis l’expérience, voyageant à travers les incarnations et souffrant avec le corps aussi bien qu’avec l’âme ?
*
* *
M. Myers a-t-il raison de dire : Le temps est passé des arguments à priori, des déclarations spiritualistes des esprits élevés, des discussions fantaisistes et des opinions pieuses : la question de la survivance de l’homme est une branche de la psychologie expérimentale ?
Oui. Je voudrais ajouter que les spirites qui sont encore attachés à des anciennes croyances avaient, dans le principe, voulu faire accorder la nouvelle doctrine avec l’ancienne, mais qu’aujourd’hui le progrès est fait, et que c’est pourquoi M. Myers dit que le temps des arguments à priori est passé.
Il ne faut pas être trop croyant ; cela pouvait s’excuser il y a quelques années, mais nous arrivons à une période décisive pour le spiritisme. On serre de près la doctrine : d’un côté les savants qui veulent se rendre compte, de l’autre, les matérialistes. Puis les théosophes et les religions différentes.
Il faut donc être sérieux et réfléchis si nous voulons progresser, car c’est le moment où la croyance veut s’établir, et il ne faut pas qu’elle s’attarde dans les pièges que lui tendent tous ces mauvais frères.
Il s’agit d’épurer la corporation et de ne pas permettre qu’à une époque où tout est analyse logiquement et scientifiquement, on vienne vous faire des tours de passe-passe en se jouant de votre crédulité, et en vous faisant croire à des manifestations émanant d’Esprits, tandis qu’elles émanent de prestidigitateurs.
Moins d’expériences publiques et plus de groupes intimes, voilà où sera le progrès.
Je me préoccupe beaucoup plus des progrès de la tache d’huile que des conférences des savants et de leurs comptes-rendus. La tache d’huile, c’est la propagande qui se fait entre spirites et néophytes c’est encore plus profitable que les articles de journaux même les mieux rédigés et les plus intéressants, parce que les articles de journaux psychiques ne sont lus que par les abonnés, qui sont à peu près tous convaincus, tandis que l’entraînement vers notre croyance se fait par le recrutement des âmes que vous attirez en leur narrant des faits et en les intéressant à la vérité. Vous faites plus de bien à la cause que toutes les publications.
Toute ma peine pour convaincre aura donc servi à quelque chose ?
Oui, elle aura semé le grain dans beaucoup d’âmes. C’est déjà beaucoup d’avoir fait germer, il faut plusieurs générations pour voir le gland devenir chêne majestueux.
Quel langage dois-je tenir à ceux qui m’opposent leurs idées en désaccord avec les nôtres ?
Il faut être très affirmative vis-à-vis d’eux. Dites leur que, depuis 28 ans, vous cherchez, vous étudiez, et que votre vie ayant été consacrée à cette oeuvre, vous avez, pendant ces années, obtenu toutes les preuves qui peuvent établir une conviction absolue.
Il vaudrait bien mieux que ce soit un savant qui leur dise cela !...
Non, parce que la terre est remplie de tristes et de malheureux qui ne demandent qu’à être consolés, et que, notre doctrine étant la plus consolante en même temps que la plus logique, vous trouverez beaucoup d’âmes heureuses de vos enseignements. Un savant ne leur parlerait que science et métaphysique, tandis que vos paroles remplies d’espoir et de consolation en même temps qu’appuyées sur des preuves irréfutables, leur sembleront bien plus douces.
Que dois-je répondre à ceux qui me reprochent de ne pas me « tenir au courant » en n’allant pas aux conférences, messes d’Isis, etc.?...
Que votre vie n’y suffirait pas, s’il fallait que vous passiez des heures à vous occuper de choses inutiles, alors que vous n’avez pas même assez de temps pour explorer la mine inépuisable dont vous tenez le filon.
Comme vous savez bien me répondre et me conseiller !
Je fais de mon mieux, mais ma modestie est légèrement à l’abri, car, parmi vos lecteurs, il y en a certainement qui vous attribueront beaucoup de ces pages et les mettront sur le dos de votre inconscient, ce sera ce qu’il est permis d’appeler une vile flatterie.
Faudra-t-il envoyer ce nouveau volume aux psychistes récalcitrants dont nous avons parlés hier ?
Non, je n’aime pas les chercheurs détracteurs, c’est-à-dire ceux qui cherchent non pas la vérité, mais les côtés présumés faibles par lesquels on peut l’attaquer et la jeter à bas.
*
* *
Croyez-vous que le Spiritisme aura une marche plus rapide que le Christianisme parce que c’est le Christianisme qui lui ouvre la voie, et que c’est sur lui qu’il s’appuie ? Que le Christianisme avait à détruire, tandis que le Spiritisme n’a qu’à édifier ?
Ce n’est pas pour cela, mais l’éducation des peuples en toutes choses est plus rapide à mesure que les siècles se succèdent. Chaque enseignement, au lieu d’être bâti sur le néant, s’édifie sur des bases de plus en plus solides. La science a été plus rapide à chaque siècle, et la philosophie ne peut procéder différemment.
Ceux qui sont contents de ce qui existe ne sont pas difficiles, car tout va bien mal !... Oui l’humanité réclame son droit à la lumière. Tout ce que les religions, les sciences, les philosophies, lui ont donné, n’a pas réussi à la nourrir substantiellement.
Aujourd’hui, elle est affamée de vérité, et il lui faut des preuves de ce qu’on lui dira être cette vérité. Il ne faut pas dire que le spiritisme qui seul, peut fournir ces preuves, n’avance pas. Il est battu en brèche, et il faut qu’il soit déjà bien fort pour résister à la lutte qu’on soutient contre lui.

Songez au nombre de ses ennemis: les catholiques d’un côté, les protestants, les partis religieux quels qu’ils soient, les scientifiques, les matérialistes, qui, tous, cherchent à le saper par la base avec celle de toutes les armes qui est la plus redoutable: le ridicule !
Croyez-vous qu’il faut, au contraire, qu’une philosophie soit puissante et se sente véridique pour demeurer debout malgré ces attaques réitérées, et oser s’affirmer envers et contre tous ?...
Non, ne dites pas que la cause ne progresse pas: elle monte, elle s’étend, démolissant peu à peu les barrières qu’on lui oppose, et son triomphe est certain, car elle a pour elle la preuve indéniable que presque chacun peut obtenir pour se convaincre, en un mot, elle est la vérité, et, à ce titre, elle doit voir le jour.
Le spiritisme est la réalisation de tous les désirs philosophiques, parce qu’il est la conception la plus parfaite d’une organisation logique et raisonnée, et parce qu’avant de croire à la doctrine enseignée par les Esprits, on peut se convaincre de l’existence des entités qui nous ont transmis ces enseignements.
Chacun, en effet, s’il est patient et s’il a bonne volonté, peut arriver à obtenir par lui-même la preuve de tout ce que révèle le spiritisme, c’est-à-dire de la suite des existences, de la communication avec ceux que vous avez perdus, et de la protection, un peu relative, que nous pouvons exercer sur vous.
C’est bien réellement la philosophie par excellence que celle qui peut vous consoler des épreuves de la vie en vous permettant d’avoir un avant-goût de l’au-delà, et de considérer la désincarnation non pas comme un effroyable événement inévitable, mais comme la délivrance longtemps attendue, espérée, et qui en libérant votre âme de ses lourdes et pénibles chaînes, lui donnera le bonheur sans mélange auquel elle aspire.

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