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Ceux qui nous quittent Extraits de communications médiumniques obtenues par Mme De Watteville

26 Novembre 2016 , Rédigé par Un spirite Publié dans #Croyance, #Doctrine Spirite

Occultisme et Théosophies

Quelle différence y a-t-il entre le Spiritisme et l’occultisme ?
Le Spiritisme est la communication avec les Esprits grâce à des personnages que la médecine appelle hystériques, que la foule traite d’êtres bizarres, et auxquels nous autres donnons le nom de médiums.
Ce n’est pas leur faute, à ces pauvres parias de la science exacte, s’ils ont des sens mâtinés qui tiennent de la terre et de l’au-delà, et si, malgré eux, ils s’en vont en des régions fermées pour les autres, s’ils prêtent aux Esprits leurs forces, et s’ils servent d’appareils téléphoniques entre les deux mondes…
L’Occultisme, c’est la communication non seulement entre ces deux mondes, mais encore entre ce monde-ci et les forces ambiantes disséminées tout autour de nous. Les occultistes ne sont pas occultistes comme les médiums sont médiums, c’est à dire malgré eux, tout le monde ne peut pas devenir médium, mais tout le monde peut devenir mage.
Il s’agit, pour cela, d’avoir une grande volonté qui est l’alambic dans lequel se fondent toutes les forces dont je viens de parler et qui, une fois amalgamées, sont la puissance de l’occultiste.
Celui-ci remplace alors les fluides médianimiques naturels par cet ensemble de forces accumulées qui agissent comme un mécanisme puissant non seulement sur les incarnés, même à distance, mais encore sur toute une catégorie d’Esprits, pas mauvais, mais seulement un peu inférieurs, qui venant augmenter ces forces, font à l’occultiste une sorte d’échelle pour arriver aux communications avec les plus évolués.
Les communications n’arrivant pas directement d’Esprit à incarné, sont reçues, non pas comme dans le spiritisme, par l’écriture ou les moyens physiques, mais surtout par la vision et l’intuition.
La différence est donc dans les moyens employés, le médium est naturellement en communication avec les Esprits, et l’occultiste peut arriver à y être, après de très longs mois de volonté et de prière, mais il n’y est pas de la même façon. C’est toujours par son cerveau que se transmettent les messages : intuition, vision, double vue, acquises par la méditation et la volonté concentrée.
Dans tous les cas, le grand, l’unique moteur de l’occultisme, c’est la volonté et la prière qui est une sorte de volonté, traversant l’espace et s’unissant, comme par une chaîne fluidique, aux pouvoirs de l’au-delà.
Sans volonté, point d’occultisme ni de magie.
Qu’est-ce positivement que la magie ?
Le principe est d’augmenter ses forces propres par l’adjonction des forces qu’on puise dans les environs de la terre pour s’en servir comme d’une ambiance puissante.
Peut-on dire que « La magie se borne entièrement à l’application et à l’imitation des lois de la nature » ?
Oui, mais on altère un peu la signification du mot magie. Magie ne veut pas dire seulement phénomènes obtenus par des forces inférieures, mais tous les phénomènes sollicités et pour lesquels on extériorise ses forces en se mettant dans les conditions physiques et psychiques voulues.
Plus on recherche les phénomènes physiques et plus on fait de la magie, il n’y a absolument que les visions d’un médium, la perception des souffles, l’audition, etc.…, qui n’en soient pas, parce qu’il n’y a pas un ensemble de préparations. Les phénomènes qui viennent directement des Esprits ne sont pas magiques, tous ceux pour lesquels il faut se servir d’objets, se mettre dans de certaines conditions, matérialiser les Esprits ou leur forces, sont magiques.
Peut-on dire qu’il y a magie où il y a volonté de l’homme ?
Oui.
Que sont ces élément aux dont on prétend que les mages peuvent se servir ?
Ce sont des forces un peu matérialisées, tout comme se matérialisent la pensée et la volonté.
Quel est le danger que courent ceux qui s’en servent s’ils en ignorent le maniement ?

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L’homme qui se sert sans précaution des élémentaux court le danger de se les attacher vigoureusement et de ne plus pouvoir s’en libérer.
Ceux qui les appellent renforcent leur vie par la volonté de se les asservir, et ils deviennent comme ces indiscrets insipides dont on ne sait plus comment se débarrasser. Ce danger est, en effet, très grand, car il peut engendrer la folie.
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Voulez-vous me dire quelle différence vous voyez entre les occultistes et les théosophes ? Tous s’appuient sur la tradition ?...
Oui, mais ces traditions ont bifurqué considérablement. Les uns sont restés dans la seule doctrine, et les autres ont cherché à se mettre en rapport avec les disparus et à se faire aider par ces êtres auxquels ils attribuaient une puissance mystique, c’est ce qui a donné lieu aux premiers essais de magie et d’envoûtement.
Tandis que les théosophes se berçaient de rêveries et de mystères, les occultistes cherchaient à s’unir aux désincarnés pour servir leurs idées de vengeance car, avant Allan Kardec, on ignorait le bien qu’on pouvait tirer de ce commerce avec les Esprits. On ne savait rien de la progression des âmes et on n’appelait les morts que lorsqu’il était nécessaire de se procurer leur appui pour quelque mission ténébreuse.
Ce n’est que plus tard qu’on a appris, par la doctrine spirite, à séparer les bons des mauvais Esprits, et qu’on a compris que, le devoir de tout incarné est de converser avec les bons, pour chercher à se perfectionner par la connaissance d’un peu plus de vérité que nous n’en possédons dans ce triste monde.
Comment se peut-il que des spirites deviennent théosophes ?
Comme il y a quelques points de contact entre les deux doctrines, ils commencent par s’appuyer là-dessus, puis, peu à peu, ils tournent vers la théosophie, séduits par l’appât de ce qui est compliqué et incompréhensible.
En rencontrant ces choses difficiles, on est ravi, parce qu’on croit nager en pleine science, tandis qu’on ne fait que barboter dans la mare.
Nous préférons les occultistes aux théosophes, ils sont plus sages et moins orgueilleux.
On peut être occultiste et être cependant bon spirite, il s’agit seulement de laisser la magie de côté et de s’intéresser plus aux bons Esprits qu’aux mauvais, tandis que les théosophes ne seront jamais des spirites, parce qu’ils regardent les spirites comme bien au-dessous d’eux.
Ils prétendent que les théosophes ont été des spirites et que nous arriverons à être théosophes ?
Comme leur croyance est tout autre que celle des spirites, ce n’est pas une progression qu’il faudrait, mais bien une régénération. La théosophie est une mode qui passera, tandis que le spiritisme est un fond qui servira toujours de base à toutes les bifurcations spiritualistes.
Je viens de lire un article de la Fronde dans lequel on préconise soi-disant le spiritisme en prétendant que la théosophie ne peut convenir qu’à une élite... que pensez-vous de cette manière de s’y prendre ?
Que voulez-vous ? la meilleure manière d’expliquer une chose incompréhensible, c’est de faire croire au monde entier qu’il faut être des individus tout à fait spéciaux et remarquables pour en faire l’étude.
Mais les spirites ne sont nullement d’accord entre eux !... Savez-vous pourquoi ? Parce qu’ils sont du côté de la vérité. Je vous ferai à ce sujet une comparaison :
Mettez en regard la science d’un côté, la religion de l’autre. Du côté de la science, vous trouverez des gens qui se chamaillent et ne sont jamais d’accord. Du côté de la religion absurde, vous trouverez toute une foule qui ne discute pas et courbe la tête sans chercher à comprendre.

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M. G... dit que « c’est aux mages tibétains et aux théosophes, qui en sont les disciples, qu’est dû, dans sa généralité, le réveil magnifique qui, dès le milieu du XIXe siècle, a caractérisé le spiritualisme moderne..? »
C’est exactement le contraire qui est vrai. Sans les expériences et les phénomènes prohibés par la théosophie, il n’y aurait jamais eu de spiritisme. Ce n’est pas la théosophie qui a fait découvrir le spiritisme, ce sont les phénomènes spirites qui ont fait découvrir les rapports des Esprits avec les vivants. Cela a été suivi des enseignements des Esprits qui, groupés, ont donné un commencement de doctrine, et, une fois ces bases posées, on s’est aperçu que cette doctrine ressemblait aux anciennes religions de l’Inde, puisqu’elles aussi enseignaient la réincarnation et d’autres points communs entre ces doctrinaires qui, aujourd’hui, sont devenus antagonistes.
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Ce que soutiennent les théosophes, que les vies malheureuses ont été fatalement méritées, est en désaccord avec vos assertions ?
Absolument.
La vérité est que beaucoup d’êtres malheureux le sont parce que, en raison de leur avancement, ils savent que la souffrance est un des grands moyens de l’évolution, et ils ont éprouvé le besoin de franchir d’un seul coup les étapes qui leur restent à faire ; leur âme courageuse a choisi l’épreuve pour finir, une fois pour toutes, la migration terrestre. Tandis que les êtres inférieurs sont poussés dans l’incarnation par leurs guides, arrivés à un certain degré d’évolution, nous choisissons notre existence, nous savons qu’il faut avancer, et nous avançons plus ou moins vite, selon que nous sommes plus ou moins pressés.
Les Esprits guides nous font entrevoir quelques incarnations et nous engagent à prendre la plus dure, mais nous sommes libres de choisir l’une ou l’autre.
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On prétend que la théosophie est en progrès ?...
Non, la théosophie n’est pas en progrès. Ce qui progresse évidemment, c’est l’ensemble des idées psychiques. A l’heure actuelle, presque tout le monde a fait évoluer sa propre religion vers une croyance anti-dogmatique, et s’en est confectionné une mixte qui doit, à un moment donné, devenir du spiritisme, de l’occultisme ou de la théosophie. Mais ces deux dernières branches n’offrent pas un contrôle assez sérieux pour pouvoir subsister, et le seul avenir existant est celui du spiritisme, sans lequel, du reste, ni l’occultisme ni la théosophie ne seraient !...
Ceux qui ont des dispositions aux rêveries s’en fatiguent toujours à un moment donné, parce que l’homme possède un fond de logique qu’il peu écarter, mais non détruire, et que cette sagesse cachée en lui réclame ses droits, lorsque le cerveau est las des choses creuses dont il a été alimenté.
La théosophie et l’occultisme sont-ils, comme le dit le Dr Geley, des restes de religions qui ne peuvent encore disparaître ?
Oui, ces gens veulent secouer un dogme, et la vieille habitude est tellement ancrée qu’elle les fait retomber dans un autre.
 

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