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Postface, Johannes Greber

9 Juin 2016 , Rédigé par Michael Adam

 

 

Nous nous prêtons difficilement à tout ce qui ne cadre pas avec nos traditions. Qu’il s’agisse de la vie des individus ou de celle des peuples et des nations, la nature humaine subit la force de l’habitude. C'est la raison pour laquelle l’homme s'accroche si fortement aux us et coutumes hérités de ses parents et qu'il a observés depuis son enfance. Ce principe s’applique encore davantage à la religion de nos aïeux. Quelques soient les choses présentées comme sacrées et divines, quelques soient les pratiques religieuses inculquées à l'enfant, il est difficile de s'en libérer. Nous continuons à vénérer nos habitudes et à accomplir quelques rites, pour payer notre tribut à la tradition familiale et culturelle. La force de l’habitude est la plus grande ennemie de la vérité dans tous les domaines, surtout dans le domaine spirituel. Non seulement elle empêche l’homme de se poser des questions, mais elle le pousse à rejeter sans examen tout ce qui est contraire aux opinions reçues. Il n’y a qu’un seul moyen pour franchir le barrage de la tradition imposée, c’est faire l’expérience personnelle de la vérité. J’ai vécu tout cela à propos des vérités contenues dans ce livre. Ma religion m’avait déjà appris l’existence de Dieu et d’un monde des Esprits. Je n’avais donc pas de doute à ce sujet. Mais, qu’il était possible de communiquer de façon claire et perceptible par les sens humains avec les Esprits, voilà qui allait à l’encontre de l’enseignement de mon Eglise. Par ailleurs, une telle idée me paraissait aberrante. Lorsque je fus mis en demeure de vérifier par moi-même ce que l’on présentait comme des manifestations d’Esprits, j’étais intimement convaincu qu’il me serait facile de démontrer la supercherie à l’origine de ces phénomènes. Pour cela, je ne me fiais qu’à la méthode des vérifications scientifiques rigoureuses que nous appliquons pour découvrir la vérité dans tous les domaines. Ce principe d’étude repose sur l’observation des causes et des effets qui sont liés par des lois universelles et immuables. Car, un effet déterminé qui n’est pas lié à une cause n’est pensable dans aucun domaine. Là où des pensées sont clairement exprimées, il existe forcément un sujet qui réfléchit, une personnalité, un « moi » qui pense. Si donc une personne exprime des idées totalement différentes de ses convictions, si elle parle ou écrit plusieurs langues étrangères qui lui sont complètement inconnues, alors le « moi » de cet individu ne peut pas être à l’origine de tels effets. Il faut ajouter que cette personne parle et écrit dans un état de perte de conscience. Quiconque réfléchit ne peut pas admettre qu’un individu tout à fait inconscient puisse faire, de lui-même, une conférence claire et pertinente sur des questions difficiles, pendant des heures, tout en s’arrêtant pour répondre en détail à toutes les questions posées par l’assistance. De la même manière, une personne en état d’inconscience ne peut pas parler ou écrire une langue qu’elle n’a ni entendue, ni apprise. Dans tout ces cas, on ne peut pas admettre que c’est le « moi » de cette personne inconsciente qui est la cause de pareils phénomènes. Il faut bien envisager la présence d’un être pensant étranger, qui se sert du corps de la personne inconsciente pour s’exprimer et pour écrire. Cette conclusion s’impose à nous si nous respectons les principes de la science expérimentale. Si ces êtres pensants, invisibles à nos yeux, ne cessent d’affirmer qu’ils sont des Esprits non incarnés, s’ils nous expliquent le mécanisme des lois qui leur permettent d’entrer en communication avec les hommes, nous disposons alors des moyens pour vérifier leurs dires. Il suffit de réunir les conditions que le monde des Esprits prétend être nécessaires pour que s’établissent les échanges entre eux et nous. Si alors, il apparaît qu’en observant ces lois on arrive à établir systématiquement une communication avec les Esprits, alors la possibilité d’une telle communication devient une vérité aussi irréfutable que la communication à distance par les ondes électromagnétiques et les postes de radio. Les lois de la radiocommunication ne datent pas d’aujourd’hui, elles sont aussi vieilles que le monde. Cependant, ce n’est que de nos jours qu’on en a pris connaissance. De même, les lois qui président aux échanges entre les hommes et les Esprits ont toujours existé. Leur découverte n’est pas récente et les êtres humains de tous les peuples et de toutes les races connaissent ces lois et s’en servent pour communiquer avec l’au-delà.

Mes propres expériences, comme celles de milliers d’autres personnes n’appartiennent pas au domaine de l’illusion, de l’hallucination ou de l’altération des sens. Il s’agit de faits objectifs. J’ai moi-même examiné, contrôlé et vérifié mes expériences, calmement, sobrement et lucidement. Je ne possède pas de constitution médiumnique, ni d’autres dons psychiques de ce genre. Je ne suis ni clairvoyant, ni clairentendant, je n’ai rien d’un sensitif. Jamais je n’ai été sujet à des transes. Ma santé est bonne, mes nerfs sont solides. J’ai observé ces phénomènes à l’âge de cinquante ans, après avoir connu, au cours de mon ministère de vingt-cinq ans comme prêtre catholique, toutes les vicissitudes de la vie humaine. Bien souvent, j’ai rencontré pendant mes années de ministère sacerdotal, la folie, l’épilepsie, l’hystérie et le déséquilibre nerveux sous toutes ses formes. Ce que j’ai décrit dans ce livre touchant à la communication avec les Esprits est une chose tout à fait différente. J’ai expérimenté cette communication et je l’ai vécu, elle n’a pas le moindre point commun avec les troubles mentaux. Puisqu’il y allait de mon avenir et de ma carrière, j’ai vérifié et contrôlé ces phénomènes le plus sérieusement et le plus consciencieusement possible. Ma fonction de ministre du culte me mettait à l’abri de tout souci matériel. Or chacun sait que personne ne veut quitter une telle situation confortable et s’exposer au dénuement à moins d’y être poussé par des raisons majeures. Cependant, je me sentais obligé de renoncer à ma situation si les communications que j’expérimentais se révélaient être la vérité. Or, les messages qui me furent communiqués par les Esprits étaient en contradiction flagrante avec ce que je devais prêcher à mes paroissiens. C’est parce que je savais ces messages fondés sur la vérité que je fus obligé d’abandonner ma situation de prêtre catholique. Que le lecteur de ce livre me permette de lui adresser encore un mot d’éclaircissement. Je voudrais répondre à une éventuelle question de sa part qui peut se formuler ainsi : Est-ce que la communication avec le monde des Esprits, selon les principes décrits dans ce livre doit impérativement être recherchée par chacun ? Ma réponse est : non. Celui qui croit en Dieu et a confiance en lui, celui qui accomplit ce qu’il reconnaît être la volonté de Dieu, celui-là le trouvera et arrivera jusqu’à lui. Pour y parvenir, aucune communication avec le monde des Esprits ne lui sera nécessaire. Mais si quelqu’un vit dans le doute de l’existence de Dieu, s’il veut clarifier ses idées sur l’au-delà et s’assurer de la validité des doctrines de sa religion, il ne dispose que d’un seul moyen pour trouver la vérité, il s’agit de la communication avec le monde des bons Esprits. Il est du devoir de chacun d’arriver à une conviction ferme et définitive concernant ses sentiments vis à vis de Dieu et de l’au-delà, car Paul rappelle que celui qui a des doutes : est condamné, parce qu'il agit sans bonne foi et que tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché (Romains 14 : 23). Celui qui cherche sincèrement et honnêtement la vérité découvrira qu’elle est pour lui le trésor dont parle le Christ dans une parabole : Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu'un homme vient à trouver : il le cache à nouveau, s'en va ravi de joie vendre tout ce qu'il possède, et achète ce champ (Matthieu 13 : 44). Johannes Greber, 1932.

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