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Le sacerdoce chez les premiers chrétiens et la prêtrise de nos jours, Johannes Greber

9 Juin 2016 , Rédigé par Michael Adam

 

 

« Le christianisme primitif ne connaissait pas non plus l'ordination des prêtres. Le mot prêtre vient du grec « presbytre » de l'ancienne Eglise. Il veut dire « ancien ». Non pas ancien pour désigner le plus ancien en années, le plus âgé, mais celui qui est intérieurement le plus avancé, le plus parfait sur le plan religieux et divin. C'est à ces « anciens » que s'applique le mot tiré du livre de la Sagesse : La vieillesse honorable n'est pas celle que donnent de longs jours, elle ne se mesure pas au nombre des années; c'est cheveux blancs pour les hommes que l'intelligence, c'est un âge avancé qu'une vie sans tache (Sagesse 4 : 8 – 9). Voilà pourquoi les presbytres des premières Eglises chrétiennes n'étaient pas choisis par les hommes, puisque ces derniers ne savent pas évaluer la dignité intérieure de leurs semblables. Ils étaient désignés lors des assemblées du culte chrétien, par les Esprits de Dieu, car ils avaient été choisis par Dieu pour servir ses desseins. Les membres des communautés chrétiennes leur imposaient solennellement les mains, reconnaissant ainsi qu'ils exerçaient leurs charges sur l'ordre de Dieu. En quoi consistait leur activité ? Disposaient-ils de plus grands pouvoirs spirituels que les chrétiens ordinaires ? Avaient-ils les pleins pouvoirs spirituels ? Exerçaient-ils leurs pouvoirs en donnant aux fidèles l'impression de dépendre des presbytres pour atteindre Dieu et obtenir le salut ? Rien de tout cela. On ne connaissait pas le sacerdoce qui est le vôtre. Il n'existait pas alors de prêtres nantis de pouvoirs spirituels spéciaux et exclusifs. Il n'y avait pas de prêtres qui administraient les sacrements, comme vous les appelez, qui absolvaient les pénitents de leurs péchés ou négociaient d'autres grâces spirituelles. Il n'y avait point d'évêques qui conféraient des ordres sacrés et des pouvoirs spirituels en ordonnant des prêtres. La charge, les fonctions des anciens ou des presbytres étaient tout à fait autre. Partout où les hommes se réunissent et se rassemblent dans un but déterminé, il faut un chef pour diriger, présider et veiller au bon ordre, afin que tout concoure au but défini. Il en était de même chez les premiers chrétiens. Ils se rassemblaient pour célébrer le culte divin et le repas du Seigneur, la Cène, ainsi que pour s’instruire et s’encourager les uns les autres dans la foi et la poursuite du bien. Il fallait donc quelqu’un pour organiser ces assemblées, pour les préparer, pour déterminer les horaires, bref, pour superviser l’ensemble afin que règnent l’ordre et l’harmonie. Dieu aime l’ordre, il a tout créé dans l’ordre et maintient tout dans l’ordre195. Dans le monde des Esprits il a prévu des guides, des chefs, des dirigeants chargés de l’exécution de ses décisions. Sur la terre également il désire qu’il y ait des chefs qui organisent les rassemblements, en vue du salut spirituel de leurs membres. Voilà en quoi consistait la tâche des presbytres. Ils s’occupaient de l’intendance, déterminaient le moment et le lieu des services divins, s’occupaient de tous les préparatifs et pourvoyaient au bon déroulement des cérémonies. La vie des communautés exigeait toujours plus de soins et d’efforts, les problèmes d’organisation grandissaient. Les Esprits qui se manifestaient au cours des services divins instituaient et ordonnaient beaucoup de choses indispensables au progrès spirituel de la communauté. Le rôle des presbytres, dans ce cas, consistait à veiller à la prompte et consciencieuse exécution de ces ordres et de ces dispositions. La vraie religion consistait avant tout à développer un amour actif pour son prochain, les premiers chrétiens attachaient une grande importance à apporter de l'aide aux nécessiteux dans leur entourage. Les presbytres maintenaient un contact permanent avec les familles de la communauté et réglaient avec elles tout ce qui les accablait spirituellement ou matériellement. Le presbytre était l'ami fidèle de tout le monde. Tous lui accordaient une confiance sans limite, précisément parce qu'il avait été désigné par les messagers spirituels de Dieu comme l'homme qui partagerait avec les chrétiens les joies et les peines, et qui serait leur confident à toute épreuve. Suite à sa nomination par les Esprits de Dieu, il recevait le don divin de savoir secourir les membres de la communauté au mieux de leurs intérêts. Il vérifiait quand et où il devait porter assistance, il visitait les malades, les abandonnés, les veuves et les orphelins, et leur procurait l’aide provenant d’autres familles chrétiennes. Les chrétiens apportaient beaucoup de dons matériels lors de leurs réunions et les remettaient à l’ancien qui les distribuait aux pauvres. Comme l’ancien possédait le don de guérison et qu’il soulageait grandement les malades, il est évident que son activité lui valait la sympathie et l’affection de son entourage. On s’adressait également à lui pour les questions spirituelles, on lui confessait les fautes commises et on lui demandait conseil. Il encourageait, consolait, éduquait, et priait avec eux. Il était leur père spirituel et leur bon pasteur. Les premières communautés chrétiennes étaient formées de voisins qui se réunissaient. Un certain nombre de familles résidant dans une zone géographique restreinte constituait une communauté. Ces groupes ne dépassaient un nombre d’individus supérieur à celui qui peut tenir dans une maison privée lors d’une assemblée plénière. Par conséquent, le nombre des communautés était considérable dans les grandes localités ou dans les quartiers très peuplés. Chaque groupe était présidé par un presbytre. Il arrivait souvent que certaines communautés se composent surtout de gens aisés, alors que d’autres communautés ne comptaient que des pauvres. Puisque les familles riches désiraient utiliser leur richesse à des fins bénéfiques, mais qu’elles ne trouvaient pas l’occasion de le faire dans leur secteur, on eut recours au moyen suivant : on établit une liaison entre les communautés en nommant un agent de liaison. Ce dernier était chargé de transmettre les messages entre les presbytres des communautés voisines. L’agent de liaison se renseignait auprès des presbytres au sujet des besoins et des ressources. De cette façon, une répartition judicieuse des dons avait pu être organisée. Les presbytres tenaient à jour la liste des pauvres et la liste des biens matériels disponibles. Celui qui était chargé de recenser l’ensemble des richesses collectées et de les répartir communauté par communauté s’appelait « épiscope », d’où est dérivé le mot « évêque ». Ce titre signifie « surveillant ». Il n’avait pas de contact direct avec les membres des différentes communautés. Ses fonctions consistaient à coordonner l’action des presbytres de sa région afin de ventiler équitablement les moyens d’assistance. Les épiscopes et les presbytres débattaient également des questions relatives au salut des âmes. L’épiscope, comme le presbytre, n’était pas élu par les hommes, mais désigné par des Esprits qui se manifestaient dans ce but. Naturellement, l’influence de l’épiscope sur la vie sociale s’avérait très grande. Cette influence provenait de sa dignité intérieure et de la pureté de ces moeurs. On le consultait sur tous les sujets importants. Les Esprits dirigeaient les presbytres vers l’épiscope de la région à chaque fois qu’une question concernait l’ensemble des communautés chrétiennes. L’épiscope recevait ses instructions directement de l’esprit de Dieu qui lui indiquait comment résoudre le problème. Tout comme les positions de pouvoir sur vos semblables deviennent souvent l’objet d’abus, ainsi se produisit-il la même dérive dans les communautés chrétiennes par la suite. Il vint le temps où les Esprits de Dieu furent écartés de l’Eglise chrétienne. A partir de cet instant, les presbytres et les épiscopes ne furent plus désignés par les Esprits, mais par des personnalités humaines influentes. L’autoritarisme et d’autres vices humains prirent la relève. Là où les Esprits de Dieu font défaut, d’autres sortes d’Esprits se mettent à l’oeuvre, des Esprits qui ne veulent pas du salut des hommes mais qui fomentent leur perte. Le bien règne par la liberté, le mal par la contrainte et par la force. L’Eglise primitive, lorsque les Esprits de Dieu étaient les maîtres, était l’Eglise de la liberté des enfants de Dieu. L’Eglise qui vint plus tard et qui écarta les Esprits de Dieu, devint peu à peu une Eglise de servitude spirituelle sous l’influence du mal qui s’insinuait en elle. Les nouveaux dirigeants s’arrogeaient des pouvoirs contraires à la volonté de Dieu et faisaient ainsi obstacle aux croyants en leur fermant le chemin qui mène à Dieu. Cette situation existe encore de nos jours dans l’Eglise catholique. Les catholiques sont pendus aux basques de leurs prêtres. Car, sans l’intervention d’un prêtre, cette Eglise ne conçoit pas le pardon des péchés, elle n’admet pas la venue des Esprits de Dieu, ne célèbre pas la Cène du Seigneur, ne reconnaît pas l’effet bénéfique de l’onction des malades et interdit le mariage. Après tout ce que je t’ai dit à ce sujet, je ne veux pas m’étendre davantage. Si le Christ revenait sur la terre, il exhalerait à nouveau cette plainte : « J’ai pitié du peuple ! ». Si les Eglises chrétiennes actuelles veulent devenir les porteurs de la vraie doctrine du Christ, il leur faudra revenir au service divin tel que le pratiquait l’Eglise primitive. Certes, rien ne permet encore d’espérer que les dirigeants des Eglises chrétiennes s’apprêtent à emprunter le chemin du retour vers le christianisme du Christ. Ce retour devra partir du peuple. Le peuple auquel on a imposé, au nom de la religion, le lourd carcan des règles et des lois humaines, devra réapprendre à chercher et à trouver Dieu. Il pourra alors accomplir la volonté divine, comme le faisait les premiers chrétiens sous la direction des Esprits de Dieu. La sentence brève et frappante adoptée comme règle de conduite par l’Eglise primitive demeure toujours valable : Là où sont les Esprits de Dieu, là est la vérité. »

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