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LES PHENOMENES MÉDIUMNIQUES ET ANIMIQUES

29 Mars 2014 , Rédigé par Adamczyk Michael

Diapo 1

Le thème du jour

Diapo 2

Le sujet est trop important pour être traité avec peu de considérations. Il existe des œuvres entières et des thèses de valeur qui traitent du thème "Animisme et Spiritisme", qui doivent être étudiées avec intérêt pour autant qu'elles se penchent sur la connaissance de la médiumnité.

Ainsi, nous recommandons la bibliographie, citée à la fin de cette présentation, comme source fondamentale pour l'étude sérieuse du sujet traité. L'éminent chercheur : Mr Alexandre Aksakof, conseiller d’état auprès de l’empereur de Russie a écrit une thèse sur le thème "Animisme ou Spiritisme" où il explique l'ensemble des faits médiumniques. Cet ouvrage est une réponse à celui du Docteur Ed. von Hartman, intitulé : « Le Spiritisme ». Monsieur A. Aksakof conclut dans la préface de son œuvre :

"Ni l'un, ni l'autre ne parvient, séparément, à expliquer l'ensemble des phénomènes supranormaux. Tous deux sont indispensables à cette fin, et ne peuvent être séparés, car ils sont des effets d'une cause unique et cette cause est l'Esprit humain qui, lorsqu'il se manifeste, dans des moments fugaces, pendant l'incarnation, détermine les phénomènes animiques et, quand il se manifeste médiumniquement, pendant l'existence "désincarnée" et détermine les phénomènes spirites. Celle-ci et uniquement celle-ci est la solution légitime du grand problème, étant donné qu'elle se présente comme résultante mathématique de convergence de toutes les preuves qui adviennent de l'ensemble des faits métapsychiques".

Il convient de souligner que dans l'œuvre cité ci-dessus, on trouve le résumé d’une partie du travail et des écrits de Monsieur A. Aksakof, élaborés durant 40 années d’observations et d'expériences.

Diapo 3

Le terme "Animisme" vient du latin "Anima" qui signifie "Ame''

Il nous rappelle que la dénomination de "phénomènes médiumniques'' proprement dits désigne un ensemble de manifestations supranormales, d'ordre physique et psychique, qui se produisent au moyen d’un "sensitif", à qui est donné le nom de médium et se comporte comme instrument d'une volonté qui n'est pas la sienne. Maintenant, cette volonté peut être celle d'un défunt comme celle d'un vivant.

Quand un vivant agit, à distance, il peut le faire seulement en vertu des mêmes facultés spirituelles qu'un défunt peut disposer.

Il s'ensuit que les deux classes de manifestations résultent de natures identiques, avec la différence, purement formelle, que lorsqu'elles sont le résultat de l'œuvre d'un vivant, elles entrent dans l'orbite des "phénomènes animiques" proprement dits et quand elles sont le résultat de l'œuvre d'un défunt, elles entrent dans la catégorie des "phénomènes spirites". Il est évident, cependant que les deux classes de manifestations se complètent l’une et l'autre. (Animisme ou Spiritisme, chapitre III).

Diapo 4

Explication à l’aide d’un dessin.

Diapo 5

André Luiz en étudiant l'animisme nous explique : "Nous avons ici beaucoup d'évènements qui peuvent répondre à des phénomènes médiumniques à effet physique ou intellectuel. L’intelligence incarnée peut commander des manifestations ou y participer quand le corps spirituel peut se dédoubler et agir avec ses recours et moyens caractéristiques, comme conscience pensante et organisatrice, hors du corps physique. (Mécanisme de la médiumnité, chapitre XXIII).

Diapo 6

Classification des phénomènes animiques.

1° phénomènes de télépathies :

Transmission des impressions à distance. Action extracorporelle de l'incarné, comportant des effets psychiques.

Exemple tiré de l’ouvrage d’Aksakof :

Le 20 juillet 1858, une jeune fille, Sophie Swoboda, se trouvait avec sa famille à table, prenant un punch, pour fêter une solennité de famille ; elle était d'humeur calme et contente, bien que fatiguée un peu des travaux de la journée. Brusquement elle se souvint de ne pas avoir fait sa tâche, la traduction d'un texte français en allemand, qui devait être prête pour le lendemain matin. Que faire ? Il était trop tard pour se mettre au travail : près de 11 heures ; elle était d'ailleurs trop fatiguée. Dans cette préoccupation Mlle Swoboda quitta la société et s'isola dans la chambre voisine, songeant à sa fâcheuse distraction, qu'elle regrettait d'autant plus qu'elle avait une estime particulière pour son institutrice. Mais voilà que, sans s'en rendre compte, et sans même en éprouver aucun étonnement, Sophie croit se trouver en face de Mme W., l'institutrice en question ; elle lui parle, lui fait part, d'un ton enjoué, de la cause de son dépit. Soudain, la vision disparaît, et Sophie, d'esprit calme, rejoint la société et raconte aux convives ce qui lui est arrivé.

Le lendemain, Mme W. arrive à son heure et prévient Sophie, de prime abord, qu'elle sait que son devoir n'est pas préparé, et elle fait le récit suivant en présence de la mère de Sophie : la veille, à dix heures du soir, elle avait pris en main le crayon, pour communiquer avec feu son mari, au moyen de l'écriture automatique, ainsi qu'elle en avait l'habitude ; mais cette fois, au lieu de tracer le nom attendu et espéré, le crayon avait commencé à formuler des mots en allemand, dans une écriture qu'elle avait reconnue être celle de Sophie ; c'étaient des termes plaisants, exprimant du mécontentement au sujet du devoir qui n'avait pas été fait, par oubli. Mme W. montra le papier, et Sophie put se convaincre que non seulement l'écriture était la sienne, mais que les expressions étaient celles qu'elle avait employées dans sa fictive conversation avec l'institutrice.

Autre exemple :

Le 21 mai 1866, jour de la Pentecôte, Sophie (elle habitait Vienne à cette époque) avait passé toute la matinée au Prater, à l'exposition d'agriculture ; elle rentra à la maison toute fatiguée et souffrant d'un mal de tête. Après avoir pris quelque nourriture à la hâte, elle se retira dans sa chambre pour se reposer. Quand elle se coucha, il était presque 3 heures de l'après-midi. Avant de s'endormir elle se sentit particulièrement disposée à se dédoubler, c'est-à-dire à quitter son corps et à agir indépendamment de ce dernier. Ses paupières alourdies se fermèrent, et elle se trouva transportée immédiatement dans une chambre qui lui était bien familière, appartenant à une personne qu'elle connaissait très bien. Elle y aperçut cette personne et tenta vainement de se faire voir à elle ; Sophie regagna alors sa chambre, et, se sentant encore assez de forces, elle eut l'idée de se rendre chez M. Stratil, le beau-père de son frère Antoine, dans l'intention de lui faire une surprise agréable. Avec la rapidité de la pensée, se sentant libre de ses mouvements, elle franchit l'espace, ne jetant qu'un regard fugitif sur Vienne et le Wienerberg, et se trouva transportée dans le beau pays qui environne la ville de Mœdling, et là, elle se vit dans le cabinet de M. Stratil, en face de lui-même, et de M. Gustave B., qu'elle estimait beaucoup et auquel elle désirait vivement donner une preuve palpable de l'activité indépendante de l'esprit, car il avait toujours manifesté une attitude sceptique à ce sujet. Toute à l'impression de son déplacement vertigineux et d'humeur plaisante, Sophie se sentait admirablement bien, n'éprouvant ni inquiétude ni abattement1. Elle s'adressa directement à M. B. et lui parla d'un ton enjoué et gai, lorsque soudain elle fut réveillée (à Vienne) par un cri qui retentit dans la chambre voisine de la sienne, celle où dormaient ses neveux et nièces

2° phénomènes télécinétiques :

Déplacement d'objets à distance. Action extra corporelle de l'incarné, sous forme d'effets physiques.

Exemple :

Mme de Morgan avait eu l'occasion de traiter par le magnétisme une jeune fille, une clairvoyante, et plusieurs fois elle mit à l'épreuve sa faculté de clairvoyance pour la faire aller en esprit en différents lieux afin d'y observer ce qui s'y passait. Un jour, elle eut le désir que le sujet se rendît dans la maison qu'elle habitait. « Bien, dit la jeune fille, m'y voici, j'ai frappé avec force contre la porte. » Le lendemain. Mme de Morgan s'informa de ce qui s'était passé dans sa maison au même moment : « Plusieurs méchants enfants, lui répondit-on, étaient venus cogner contre la porte et puis s'étaient sauvés. »

Autre exemple :

Un étudiant suisse à Bâle rendait de si fréquentes visites dans une famille qu'on le reconnaissait déjà par sa manière de sonner. A quelque temps de là, atteint de rougeole, à Berlin, il éprouva une sorte de nostalgie de ses amis de Bâle. Au moment où sa pensée se portait avec tant de force dans ce milieu ami, la sonnette fut tirée exactement de la manière qu'il avait l'habitude de le faire, et tous s'étonnèrent de son retour, mais, quand on ouvrit, il n'y avait personne et personne n'avait été vu. A la suite de cet incident, on fit demander des nouvelles de lui à Berlin.

Il y a aussi les nombreux témoignages de coups frappés à l'intention de parents ou d'amis éloignés, par des personnes mourantes, car ces coups ont toujours été universellement reconnus comme s'étant produits aux derniers moments de leur vie.

Comme le cas d'un grand-père mourant qui enjoint à sa fille, présente à son chevet (elle n'habitait pas sous le même toit), de chercher son petit-fils afin qu'il vienne prier pour lui, lui-même n'en ayant plus la force,-et qui au même instant se manifeste comme esprit chez son fils, en frappant avec violence sur la rampe de l'escalier et l'appelle par son nom en le priant instamment de venir auprès de lui ; aussitôt celui-ci s'habille, sort et rencontre sur le palier sa mère qui venait le chercher. Tous deux se rendent auprès du grand-père qui reçoit son petit-fils en souriant, l'engage aussitôt à prier et meurt doucement deux heures après »

3° phénomènes de dédoublements :

Apparitions à distance. Action extra corporelle de l'incarné se traduisant par l'apparition de sa propre image.

Exemple

apparition du double de Mlle Emilie Sagée.

Mlle Emilie Sagée, âgée de trente-deux ans rentre comme institutrice dans un pensionnat. Peu de semaines après son arrivée, de singuliers bruits commencèrent à courir sur son compte parmi les élèves. Quand l'une disait l'avoir vue dans telle partie de l'établissement, fréquemment une autre assurait l'avoir rencontrée ailleurs au même moment, disant : « Mais non, cela ne se peut, car je viens de la croiser dans l'escalier », ou bien elle assurait l'avoir vue dans quelque corridor éloigné. On crut d'abord à une méprise ; mais, comme le fait ne cessait de se reproduire, les jeunes filles commencèrent par trouver la chose très bizarre et, enfin en parlèrent aux autres maîtresses. Les professeurs mis au courant, déclarèrent, par ignorance ou par parti pris, que tout cela n'avait pas le sens commun et qu'il n'y avait pas lieu d'y attacher une importance quelconque.

Mais les choses ne tardèrent pas à se compliquer et prirent un caractère qui excluait toute possibilité de fantaisie ou d'erreur. Un jour qu'Emilie Sagée donnait une leçon à treize de ces jeunes filles, et que, pour mieux faire comprendre sa démonstration, elle écrivait le passage à expliquer au tableau noir, les élèves virent tout à coup, à leur grande frayeur, deux demoiselles Sagée, l'une à côté de l'autre. Elles se ressemblaient exactement et faisaient les mêmes gestes. Seulement la personne véritable avait un morceau de craie à la main et écrivait effectivement, tandis que son double n'en avait pas et se contentait d'imiter les mouvements qu'elle faisait pour écrire.

De là, grande sensation dans l'établissement, d'autant plus que toutes les jeunes filles, sans exception, avaient vu la seconde forme et étaient parfaitement d'accord dans la description qu'elles faisaient du phénomène.

Peu après, une des élèves, Mlle Antoinette de Wrangel, obtint la permission de se rendre, avec quelques camarades, à une fête locale du voisinage. Elle était occupée à terminer sa toilette, et Mlle Sagée, avec sa bonhomie et sa serviabilité habituelles, était venue l'aider et agrafait sa robe par derrière. La jeune fille, s'étant retournée par hasard, aperçut dans la glace deux Emilie Sagée qui s'occupaient d'elle. Elle fut tellement effrayée de cette brusque apparition qu'elle s'évanouit.

Des mois se passèrent, et des phénomènes semblables continuaient à se produire. On voyait de temps à autre, au dîner, le double de l'institutrice, debout, derrière sa chaise, imitant ses mouvements, tandis qu'elle mangeait, mais sans couteau ni fourchette ni nourriture dans ses mains. Elèves et domestiques servant à table en ont témoigné également.

Un jour, toutes les élèves, au nombre de quarante-deux, étaient réunies dans une même pièce et occupées à des travaux de broderie. C'était une grande salle au rez-de-chaussée du bâtiment principal, avec quatre grandes fenêtres, ou plutôt quatre portes vitrées qui s'ouvraient directement sur le palier et conduisaient dans un assez grand jardin attenant à l'établissement. Au milieu de la salle était placée une grande table devant laquelle s'assemblaient habituellement les différentes classes pour se livrer à des travaux d'aiguille ou autres semblables.

Ce jour-là les jeunes pensionnaires étaient toutes assises devant la table, et elles pouvaient très bien voir ce qui se passait dans le jardin ; tout en travaillant, elles voyaient Mlle Sagée, occupée à cueillir des fleurs, non loin de la maison : c'était une de ses distractions de prédilection. A l'extrémité supérieure de la table se tenait une autre maîtresse, chargée de la surveillance et assise dans un fauteuil de maroquin vert. A un moment donné, cette dame s'absenta, et le fauteuil resta vide. Mais ce ne fut que pour peu de temps, car les jeunes filles y aperçurent tout à coup la forme de Mlle Sagée. Aussitôt, elles portèrent leurs regards dans le jardin et la virent toujours occupée à cueillir des fleurs ; seulement, ses mouvements étaient plus lents et plus lourds, pareils à ceux d'une personne accablée de sommeil ou épuisée de fatigue. Elles portèrent de nouveau leurs yeux sur le fauteuil, où le double était assis, silencieux et immobile, mais avec une telle apparence de réalité, que si elles n'avaient vu Mlle Sagée et qu'elles n'eussent su qu'elle avait apparu dans le fauteuil sans être entrée dans la salle, elles auraient pu croire que c'était elle-même. Mais, certaines qu'elles n'avaient pas affaire à une personne véritable, et quelque peu habituées à ces étranges manifestations, deux des élèves les plus hardies s'approchèrent du fauteuil, et, touchant l'apparition, crurent y rencontrer une résistance comparable à celle qu'offrirait un léger tissu de mousseline ou de crêpe. L'une osa même passer au devant du fauteuil et traverser en réalité une partie de la forme. Malgré cela, celle-ci dura encore un peu de temps, puis s'évanouit graduellement. L'on observa aussitôt que Mlle Sagée avait repris la cueillette de ses fleurs avec sa vivacité habituelle. Les quarante-deux pensionnaires constatèrent le phénomène de la même manière.

4° phénomènes téléplastiques :

Formation de corps matérialisés. Action extra corporelle de l'incarné, se manifestant sous la forme d'apparition de son image avec certains attributs de corporéïté (bicorporéïté).

Exemple
En 1855, dans une des séances faites par les frères Davenport, dans le but d'obtenir des effets physiques, il se passa une scène étrange. Davenport père se leva en sursaut et déclara, en proie à une vive excitation, qu'il avait vu son fils Ira près de la table en train de jouer sur l'un des tambourins. M. Davenport était exaspéré mais quel ne fut pas son étonnement lorsque, le calme une fois rétabli, une vingtaine des assistants affirmèrent sur leur honneur qu'ils avaient distinctement vu, outre la forme humaine auprès de la table, le double ou fantôme d'Ira Davenport, en même temps le garçon lui-même en chair et en os, assis sur sa chaise, entre deux autres personnes.

Le fantôme d'un homme vivant frappant à la porte

Vers la fin de septembre, j'étais l'hôte de Mme T., une de mes amies, qui possédait des facultés médiumniques. Son mari se rend tous les jours à Birmingham, pour affaires ; la distance est d'environ 20 milles.

Quinze jours avant mon arrivée, c'était un samedi, et juste quelques instants avant l'heure où son mari devait rentrer, Mme T. se tenait à la fenêtre de sa chambre à coucher, qui donnait sur la rue, et aperçut son mari qui ouvrait la porte grillée du jardinet puis s'avançait par le sentier du jardin ; il avait dans ses mains plusieurs rouleaux, ce qui excita la curiosité de Mme T.

Elle se précipita pour aller lui ouvrir sur son chemin, elle rencontra son beau-frère et lui fit part qu'elle venait de voir son mari qui était entré par la petite porte, chargé de plusieurs rouleaux. Pendant qu'elle parlait à son beau-frère, elle entendit frapper à la porte principale la série des coups adoptée par son mari. Les coups étaient si nets qu'elle n'eut pas de doute que son beau-frère les avait aussi entendus, ce qui n'était pas le cas cependant mais la servante, dans la cuisine, qui était attenante au vestibule, les avait parfaitement entendus, et était persuadée que c'était le maître de la maison ; elle accourait pour ouvrir ; mais Mme T., qui l'avait devancée, ouvrit elle-même la porte. N'apercevant personne, Mme T. envoya la femme de chambre à l'entrée de service et alla elle-même dans la salle à manger, à l'autre extrémité de l'appartement, croyant que son mari était entré par la porte du jardin ; là non plus elle ne trouva personne. Pendant qu'elle restait ainsi perplexe, la femme de chambre vint la prévenir que M. T. était arrivé et qu'il entrait à ce moment même par la grande porte. Elle alla au-devant de son mari et lui demanda pourquoi il était revenu sur ses pas après être entré une première fois par la porte du jardin. Celui-ci répondit qu'il n'en avait rien fait, qu'il venait directement de la gare.

- Allons, je t'ai bien entendu frapper, et je t'ai vu venir avec deux paquets sous le bras ! » fit-elle, du ton d'une personne qui est convaincue d'avoir été l'objet d'une plaisanterie. M. T. n'y comprenait rien. Il avait en effet deux rouleaux sous le bras ainsi que sa femme avait cru le voir.

Le beau-frère affirme, de son côté, qu'étant près de la fenêtre, il avait bien entendu les paroles de la femme de chambre, disant que le maître venait de frapper, et cela juste au moment où Mme T. croyait l'apercevoir sur le chemin du jardin. J'en ai eu la confirmation depuis, par la femme de chambre elle-même. Son dire est d'ailleurs amplement corroboré par ce fait qu'elle était venue pour ouvrir la porte. Il est certain que les coups avaient une telle réalité objective qu'ils ont été entendus simultanément par deux personnes, lesquelles se trouvaient dans des parties éloignées de la maison et ne communiquaient pas entre elles.

L’homme d’affaires

Le vendredi 19 mai 1854, j'étais assis devant mon bureau ; je m'endormis dans cette position, la tête appuyée sur la main. Mon sommeil dura de trente à quarante minutes. Je rêvai que je me trouvais dans la ville d'Hamilton, à 40 milles anglais à l'ouest de Toronto et que je visitais diverses personnes pour encaisser de l'argent. Après avoir terminé ma tournée de recouvrements, je voulus aller voir une dame de ma connaissance, qui s'intéressait beaucoup à la question spirite. Je rêvai que j'étais arrivé chez elle et que je sonnais à sa porte. Une servante vint m'ouvrir et m'informa que Mme D. était sortie et qu'elle ne serait pas de retour avant une heure. Je demandai un verre d'eau, qu'elle m'apporta, et je m'en allai, la chargeant de transmettre mes compliments à sa maîtresse. Il me sembla que je retournais à Toronto. Sur ce, je me réveillai et ne pensai plus à mon rêve.

Quelques jours plus tard, une dame qui habitait Toronto, dans ma maison, Mme J., recevait une lettre de Mme D., datée d'Hamilton ; cette lettre contenait le passage suivant : Dites à M. Wilson qu'il a de drôles de procédés, que je le prie, à sa prochaine visite, de me laisser son adresse, pour éviter de courir dans tous les hôtels d'Hamilton, et en pure perte encore. Vendredi dernier, il est venu à ma maison ; il a demandé qu'on lui serve un verre d'eau, il a donné son nom et m'a fait transmettre ses compliments. Connaissant l'intérêt que je prends aux manifestations spiritiques, il aurait pu s'arranger, me semble-t-il, de façon à passer la soirée avec nous. Ce fut une déception pour tous nos amis. Je n'oublierai pas de lui dire ma façon dépenser, à notre prochaine entrevue.

Le bateau

Un certain Robert Bruce, Écossais, était, en 1828, à l'âge de trente ans environ, capitaine en second sur un navire marchand faisant le trajet entre Liverpool et Saint-Jean-du-Nouveau-Brunswick. Un jour, - on était dans les eaux de Terre-Neuve, - Robert Bruce, assis dans sa cabine, voisine de celle du capitaine, était absorbé dans des calculs de longitude ; pris d'un doute sur l'exactitude des résultats qu'il avait obtenus, il interpella le capitaine, qu'il croyait dans sa cabine : « Quelle solution avez-vous ? » lui cria-t-il. Ne recevant pas de réponse, il tourna la tête et crut apercevoir le capitaine dans sa cabine, occupé à écrire. Il se leva et s'approcha de l'homme qui écrivait à la table du capitaine. L'écrivain leva la tête, et Robert Bruce aperçut un personnage absolument inconnu, qui le regardait fixement. Bruce monta précipitamment sur le pont et fit part au capitaine de ce qu'il avait vu. Ils descendirent ensemble : il n'y avait personne mais sur l'ardoise, qui se trouvait sur la table du capitaine, ils purent lire ces mots, écrits d'une main étrangère : « Gouvernez au nord-ouest. » On compara cette écriture à celle de tous les autres passagers ; on alla jusqu'à faire des perquisitions, mais sans aucun résultat. Le capitaine, se disant qu'il ne risquait que quelques heures de retard, ordonna de tenir au nord-ouest. Après quelques heures de navigation, ils aperçurent les débris d'un vaisseau pris dans les glaces, ayant à bord l'équipage et quelques passagers en détresse. C'était un navire parti de Québec, à destination de Liverpool, emprisonné dans les glaces depuis quelques semaines. La situation des voyageurs était désespérée. Quand ils eurent été recueillis à bord du vaisseau sauveteur, Bruce, à son grand étonnement, reconnut dans l'un d'eux l'homme qu'il avait vu dans la cabine du capitaine. Ce dernier pria l'inconnu d'écrire sur l'autre côté de l'ardoise ces mêmes mots : « Gouvernez au nord-ouest. » L'écriture était identiquement la même ! On apprit que le jour même, vers midi, ce voyageur était tombé dans un profond sommeil, et qu'en se réveillant, une demi-heure après, il avait dit : « Aujourd'hui nous serons sauvés. » Il avait vu en songe qu'il se trouvait sur un autre navire, qui venait à leur secours ; il fit même la description de ce navire, et, à son approche, les voyageurs n'eurent pas de peine à le reconnaître.

Diapo 7
Cause des phénomènes animiques

La cause des phénomènes animiques se rencontre dans les propriétés du périsprit qui peut se dédoubler et agir hors du corps physique.

Diapo 8

Limite des facultés animiques

Cependant, bien qu'il ne soit pas possible actuellement de tracer les limites dans lesquelles s'exercent les facultés supranormales subconscientes à moins de leur concéder l'omniscience divine, nous pouvons observer que les conclusions émanant de l'analyse approfondie des phénomènes animiques, conserveront toujours l’invulnérabilité, pour la bonne raison que plus on divinise la personnalité intégrale subconsciente, plus se renforce la thèse selon laquelle « l'animisme prouve le Spiritisme ».

De toute façon, le fait de conférer l'omniscience divine au subconscient humain constitue une prétention fantastique et philosophiquement absurde. Il importe de démontrer, à l’aide des faits, que les opposants tombent dans l'erreur quand ils affirment que l’on ne peut établir de limites aux potentialités de recherches des facultés supranormales... Je répète qu'au contraire, qu’on arrive à de graves erreurs car tout concoure à démontrer qu'il est possible de circonscrire dans des limites définies, la potentialité des facultés supranormales.

Cette possibilité se déduit, avant tout, d'une grande loi cosmique, qui gouverne l'univers physique et psychique : la "loi d'affinité" qui se manifeste par les forces d'attraction et de répulsion, desquelles dérivent l'organisation des étoiles et des planètes et toutes les combinaisons chimiques de la matière cosmique. Cela se traduit, dans une ambiance psychique, par une relation qui circonscrit dans des limites relativement étroites, les pouvoirs de recherche des facultés supranormales, ce qui peut se démontrer avec appui sur les preuves par analogie...

S'il est certain que les subconsciences humaines reçoivent et enregistrent les vibrations psychiques des personnes éloignées, cette réception devra être circonscrite aux personnes liées d'une façon affective ou autre au subconscient récepteur. Ceci équivaut à dire que cette dernière - comme cela se passe avec la radio - doit être réglée à la "longueur d'onde" correspondante à la tonalité vibratoire, qui est différente chez chacun. Ce qui en termes "métapsychiques" se dénomme "relation psychique" ; les médiums arrivent à recueillir des informations de personnes éloignées avec pour condition les modalités expérimentales suivantes :

- le sensitif ou le médium connaît la personne absente ;

- on remet au sensitif ou au médium un objet que la personne cherchée a utilisé pendant suffisamment de temps (psychométrie).

Tout cela signifie que le subconscient humain ne pourra jamais atteindre les pensées des personnes inconnues parce qu’ils ignorent la tonalité vibratoire qui les caractérise et ne peuvent les découvrir.

Il faut avoir, cependant, qu’en l'absence des deux modalités énumérées ci-dessus, il n'est pas possible qu'un sensitif ou un médium réussisse à se mettre en relation avec le subconscient de personnes éloignées, comme il est impossible que la "radio" entre en relation avec une station réceptrice qui ne soit pas réglée par la même longueur d'onde. Cela signifie que dans les cas d'identification de défunts inconnus de toutes les personnes présentes et lorsque cela se fait sans le concours d'objets psychométriques, nous sommes amenés rationnellement à admettre la présence, à l'autre extrémité du fil, du défunt qui se communique.

Il devient évident que la loi de relation psychique sert dans des limites bien définies, les facultés supranormales de recherches de la conscience humaine. (Animisme ou Spiritisme, chapitre II).

Diapo 9
Obsession et animisme

Souvent, selon les circonstances, comme celles qui se produisent dans les phénomènes hypnotiques isolés, l'âme peut tomber dans les états anormaux inférieurs, dominés par des forces rétrogrades qui l'immobilisent temporairement, dans des attitudes étranges et indésirables.

Fréquemment, des personnes incarnées, dans cette modalité d'épreuve régénératrice, sont retrouvées dans les réunions médiumniques, plongées dans les états émotifs les plus complexes, dans lesquels d'autres entités se personnifient. En réalité, ils s'expriment eux- mêmes, en faisant émerger de leur subconscient des états mentaux provenant d’autres époques, sous la fascination constante des désincarnés qui les subjuguent. (Mécanismes de la médiumnité, chapitre XXIII).

Dans ce cas particulier, nous recommandons la lecture et l'étude du chapitre XXII, intitulé "Emergence du passé" du livre "Dans les domaines de la médiumnité" de André Luiz psychographié par F. Cândido Xavier. On trouve là parfaitement traité le problème de l'obsession et de l'animisme, ce qui nous permettra de comprendre certaines anomalies psychiques et comment nous devons utiliser les recours de la désobsession comme thérapie sur des personnalités médianimiques.

Diapo 10

L'animisme confirme le spiritisme

Le fait que l'âme humaine se dédouble, active ses facultés et peut provoquer toute une série de phénomènes animiques de grande importance du point de vue scientifique. Ceci confirme qu'il existe dans l'être humain un élément, l'âme, qui est capable d'agir hors du corps et générer des phénomènes de nature identique à ceux provoqués par les désincarnés (Esprits) et obéissant aux mêmes lois.

Ces démonstrations, par conséquent, détruisent les hypothèses contraires à la communicabilité des Esprits avec les incarnés. Les phénomènes animiques sont aussi des phénomènes médiumniques et affirment les phénomènes spirites.

Il est rationnel, en effet de supposer que ce qu'un Esprit "désincarné" peut réaliser, un Esprit "incarné" doit pouvoir aussi le réaliser (peut être moins bien) avec la condition, cependant qu'il se trouve en phase transitoire de diminution vitale, phase qui correspond aux prémices du processus de désincarnation de l'Esprit (sommeil physiologique, somnambulique et médiumnique, évanouissement, extase, narcose, coma).

L'Animisme prouve le Spiritisme et sans l'animisme, le Spiritisme manquerait de bases. (Animisme ou Spiritisme. Conclusion).

Diapo 11
Livres à consulter

Alexandre Aksakof, Animisme et Spiritisme, chapitre IV, conclusion

Chico Xavier, Dans les domaines de la médiumnité, chapitre XXII

Allan Kardec, Le Livre des Esprits, 2ème partie, chapitre VIII - Le Livre des Médiums, 2ème partie, chapitre VII

1 Je ferai observer qu'une sensation analogue de légèreté et de bien-être se remarque généralement pendant le sommeil magnétique.

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