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LA PENSEE

29 Mars 2014 , Rédigé par Adamczyk Michael

Le thème du jour

Ce soir, je vais exposer devant vous une question qui touche à peu près tous les problèmes du spiritisme et de la médiumnité ; cette question, c’est l’extériorisation de la pensée. D’où vient-elle ? Comment se forme-t-elle ? Quelle est son influence sur nous et sur les autres, que ce soit les vivants ou les morts ?

Les phénomènes du spiritisme sont vrais et ils le sont parce qu’on les a affirmés un nombre considérable de fois, on les a étudiés avec les méthodes les plus rigoureuses, ils se sont répétés sous des formes différentes depuis plus de 150 ans pour la phase moderne du spiritisme et depuis des millénaires pour son action continuelle mais souvent gardés secret par des initiés dans toutes les civilisations.

Si ces phénomènes sont exacts, ils sont dus incontestablement à l’action des êtres qui sont autour de nous dans l’espace, à l’action des vivants qui ont cessé d’appartenir à notre planète pour vivre dans une autre ambiance, dans l’espace. Eh bien ! Si ces Esprits agissent sur nous (ils n’ont plus de corps, plus de cerveau) ils le font au moyen de leurs pensées et, suivant les dispositions des personnes spécialement qualifiées pour recevoir ces pensées qu’on appelle des médiums. La pensée de l’Esprit peut se traduire soit par des mouvements d’un objet quelconque - plus généralement une table – soit par des bruits, des coups frappés, soit par l’écriture, soit par la vision, soit par l’audition, soit enfin par la pénétration de la pensée de l’Esprit, s’emparant des organes du médium, c’est ce qu’on appelle la médiumnité à incorporation.

Le champ de ces études est immense mais on peut s’y préparer en étudiant des phénomènes analogues qui peuvent se produire pendant la vie, en chacun de nous.

La pensée peut s’extérioriser, la pensée peut sortir de l’être humain pour aller agir à distance sur un autre être humain de manière que le second individu a une conscience nette et précise de la pensée du premier. Il a donc fallu que cette pensée sorte du cerveau de l’agent pour pénétrer dans l’Esprit du sujet. C’est là la transmission de pensée.

Mais il y a une seconde forme de l’extériorisation de la pensée : quand un individu dans des circonstances spéciales - soit pendant le sommeil naturel, soit pendant la transe - s’extériorise de manière à prendre connaissance des événements qui se passent au loin. On appelle ce phénomène la clairvoyance. Dans ce fait, c’est bien réellement la pensée de l’individu, sa pensée immatérielle qui sort de lui-même ; pendant qu’il est enfermé dans sa chambre, qu’il ne fait pas jour, que les murs limitent la portée de sa vue, il prend connaissance des événements qui se passent au-dehors et il peut les décrire parfaitement. La clairvoyance est donc une des formes d’extériorisation de la pensée.

Il y a une troisième forme à laquelle les savants de l’époque qui se sont beaucoup occupés de cette question, (les membres de la « Société de recherches psychiques ») ont donné le nom de télépathie. La télépathie c’est la communication entre deux intelligences séparées par la distance, communication qui ne s’effectue par aucun des sens dont nous avons l’habitude de nous servir pour transmettre notre pensée.

Par exemple, je suis ici à Lyon, j’éprouve un accident subit et ma pensée se reporte vers un être qui m’est cher. Il peut arriver que cet être me voit tel que je suis en ce moment, ou entende ma voix, ou ressente une certaine sensation qui l’avertira qu’il m’est arrivé un accident.

Mais revenons à l’objet principal de ce soir, nous allons traiter un aspect tout à fait particulier de ce que l’on a appelé la matérialisation de la pensée.

A ces mots certains diront : « Vous parlez de matérialiser la pensée, mais ignorez-vous donc que la pensée est purement et simplement une vibration cérébrale. Comment voulez-vous matérialiser une vibration ; vous n’avez peut-être pas exactement conscience des termes dont vous vous servez. »

Tandis que d’autres plus philosophes rétorqueront : « La pensée, c’est l’âme elle-même ; l’âme est immatérielle, elle n’a pas de couleur, elle n’a pas de poids, pas de dimensions. C’est justement parce qu’entre l’âme et le corps, il n’y a aucune comparaison à établir que vous ne pouvez pas matérialiser la pensée. »

Eh bien ! Je tiens tout d’abord à bien définir la question. Evidemment, la pensée en soi est un phénomène immatériel, un phénomène qui n’a pas d’analogue dans le monde physique. Mais pendant la vie, l’âme est associée à son enveloppe physique, à son corps et chaque fois que la pensée s’exprime, il y a une vibration cérébrale qui correspond à cette pensée. C’est ce côté physiologique, cet aspect matériel de la vie de l’Esprit que nous allons étudier aujourd’hui.

Remarquez que la question a une grande importance parce qu’à tout instant vous lirez dans les ouvrages spirites, vous entendrez des récits qui sont faits par des médiums voyants et dans lesquels, par exemple, le médium dira à une personne qui vient le consulter : « Je vois à côté de vous une dame qui a les cheveux blancs, qui a une cravate de telle couleur, qui a un corsage rouge, une robe avec de petites dentelles. » Les incrédules alors disent : « Quoi ! Vous parlez d’un fantôme qui est habillé, vous parlez d’un fantôme qui a un chapeau. Est-ce que vous rêvez ? Est-ce que ces phénomènes sont possibles en dehors de l’hallucination ? Si l’âme existe, je conçois que dans l’espace elle survive d’une manière quelconque que je ne puis pas approfondir, mais ne me faites pas croire que cette âme a emporté avec elle un vêtement fluidique, qu’elle a un fantôme de chapeau, un fantôme de robe ? » Si d’autre part, on fait la description d’un laboureur et de ses bœufs, les mêmes incrédules nous diront : « Je ne puis pas croire que les bœufs existent positivement dans l’espace à l’état fluidique. »

Eh bien ! C’est de cette question que nous allons traiter ensemble.

Pour débuter que nous dit Allan Kardec ? Il nous dit que la pensée est créatrice, que quand nous prions, que quand nous pensons, nous réalisons immédiatement dans l’espace une image qui est la traduction, la reproduction photographique de l’image que nous avons dans l’Esprit ; Kardec va plus loin, il dit encore : si, par exemple, un Esprit se trouve dans l’espace, s’il se manifeste à un médium, pour se faire reconnaître il reprendra momentanément, non seulement la forme qu’il avait sur la terre, à une époque déterminée de son passé, mais aussi les attributs physiques, les vêtements qu’il avait à cette époque.

Il s’agit de démontrer que cet enseignement de Kardec est vrai ; il s’agit de prouver par les recherches des savants du XIXème siècle que nous trouvons des explications claires, logiques qui viennent appuyer d’une façon absolue, certaine, l’enseignement donné par les Esprits, il y a 150 ans.

Pour établir la vérité de ce que je viens de vous dire, il faut démontrer trois choses :

1° Que toute pensée est une image

2° Que cette image peut sortir du cerveau, peut exister dans l’espace

3° Qu’une fois que cette pensée est dans l’espace, elle peut se matérialiser et devenir accessible aux sens - qu’on peut la voir, la toucher, la photographier.

Prenons le premier point. Je vous ai dit que toute pensée était une image. Cette affirmation n’a pas besoin d’être démontrée ; elle est admise d’une façon unanime par tous les psychologues contemporains. « J’ouvre les yeux, immédiatement le monde extérieur est dans mon oeil, arrive dans mon cerveau, et pendant que j’ai les yeux ouverts, j’ai la connaissance des objets. Je ferme les yeux et par un effort de ma volonté, je peux retrouver ces sensations, j’ai le souvenir de ce que je viens de voir. Vous savez tous comme moi que dans la réalité, quand nous avons été dans une ville, quand nous avons rencontré des paysages, il suffit - si notre mémoire est suffisamment fidèle - de vouloir que l’image renaisse et elle renaît affaiblie, très vague, mais elle renait.

De même, pour un air de musique que vous avez entendu, de même, pour une odeur que vous avez sentie, en un mot les sensations laissent en nous des traces ; celles-ci reproduisent une image de la réalité et suivant les facultés que nous possédons, suivant le type auquel nous appartenons, nous avons non pas une mémoire, mais une collection de mémoires.

On appelle «idée» ou «image», le souvenir d'une ou plusieurs sensations simples ou associées. Chaque pensée n'est qu'un phénomène de mémoire et qui se résume dans le réveil, ou dans la reproduction, d'une sensation perçue antérieurement.

Ces souvenirs proviennent bien sur de tout ce que vous avez vécu depuis votre naissance, mais également de vos vies antérieurs. D’où cette sensation que vous pouvez avoir de connaître tel lieu où vous n’êtes jamais allé ou avoir des affinités avec des personnes rencontrées, ou des facilités dans une activité particulière.

Il y a autant d'agrégats d'images que nous possédons de sens et les psychologues ont rangé les différents types de personnes en plusieurs classes : les visuels ceux qui pensent habituellement par l’image, les auditifs ceux qui entendent en eux-mêmes les raisonnements, sous le nom de moteurs ceux qui sentent vivement les impulsions intérieures, les tactiles dont le toucher éveillent en eux des sensations, les olfactives sensibles aux odeurs et les gustatifs.

Ce sont là des images qui, en même temps que les sensations, constituent la matière première de toutes les opérations intellectuelles. La mémoire, le raisonnement, l'imagination sont des phénomènes psychiques qui, en dernière analyse, consistent à grouper et coordonner des images, à en saisir les rapports constitués afin de les retoucher et de les grouper en de nouveaux rapports plus ou moins originaux ou complexes, selon la puissance intellectuelle, plus ou moins grande, des individus.

On pensait jadis que les idées n'avaient point un corrélatif physiologique, c'est-à-dire qu'un substratum physique ne leur était pas nécessaire pour se manifester dans le milieu physique. Aujourd'hui, au contraire, il est prouvé que les idées occupent dans le cerveau les mêmes localisations que les sensations ; en d'autres termes, il est prouvé que la pensée n'est qu'une sensation qui renaît d'une façon spontanée, et que par conséquent, la pensée est d'une nature plus simple et plus faible que l'impression primitive, quoiqu'elle soit capable d'acquérir, en des conditions spéciales, une intensité suffisante pour provoquer l'illusion objective de l'objet auquel on songe.

Mais la pensée n'est pas uniquement une résurrection de sensations antérieures : la faculté de l'imagination domine en l'homme ; c'est grâce à elle que les images s'accordent entre elles afin d'en créer d'autres. Cela prouve l'existence dans l'intelligence d'une initiative individuelle vraie et propre, que l’on peut appeler le libre arbitre.

Cela est dû à deux autres facultés supérieures de l’intelligence : la faculté « d'abstraction» et celle de «comparaison». Il s'ensuit que l'imagination (faculté de créer, d’inventer), l'abstraction (possibilité de retirer un élément pour le considérer plus attentivement) et la comparaison (examiner les ressemblances ou les différences) dominent les manifestations de l'Esprit ; toutes les inventions, toutes les découvertes, toutes les inspirations et créations du génie découlent de ces manifestations.

Suivant le type auquel nous appartenons, nous avons des procédés différents pour réveiller en nous l’image des sensations qui ont été enregistrées, et chaque fois qu’elles renaissent, c’est la même image, un peu affaiblie seulement, mais qui peut prendre chez certains individus un caractère aussi net que la perception elle-même. Si vous lisez les travaux publiés sur ce sujet, vous verrez que certains individus qui appartiennent au type visuel, par exemple, ont cette singulière propriété de réveiller leurs souvenirs avec une telle intensité qu’ils croient avoir devant les yeux l’objet qui a frappé pour la première fois leur vue.

Dans les événements de la vie de chaque jour, tous les souvenirs sont constitués par des images, atténuées, plus ou moins vagues ; leur faible vivacité ne permet pas d'en distinguer la nature. Mais cette règle a de nombreuses exceptions, et tous les hommes de génie, dont la puissance d'imagination est parvenue à créer des chefs-d'œuvre, ont été doués d'une vision mentale intense, qui leur permettait d'apercevoir intérieurement les personnages et les milieux engendrés par le travail fiévreux de leur mental en gestation. Ces personnes sont ce que l’on appelle couramment aujourd’hui des visionnaires. (Léonard de Vinci, Jules Vernes, Charles de Gaulle)

On sait que les grands romanciers, parmi lesquels Dickens et Balzac, étaient parfois comme obsédés par la vision des personnages qu'ils avaient créés ; ceci jusqu’au point de les voir agir devant eux, avec l’indépendance de personnes réelles.

On doit en dire autant des artistes peintres, dont le pouvoir visualisateur peut parvenir au point de remplacer le modèle vivant. Brierre de Boismont, dans son ouvrage sur « Les Hallucinations » (pp. 26 et 451), rapporte le fait suivant :

« Un artiste peintre qui avait hérité en grande partie de la clientèle du célèbre portraitiste Sir Josué Reynolds, et qui se regardait comme étant supérieur à ce dernier, recevait tant de commandes, qu'il me déclara avoir peint dans le courant d'une seule année trois cents portraits, grands et petits. Une telle production paraîtrait normalement impossible ; mais le secret de sa rapidité de travail, et du succès extraordinaire de son art, consistait dans cette circonstance : il n'exigeait qu'une unique séance de pose pour chaque modèle. Wigan rapporte : « Je l'ai vu moi-même exécuter sous mes yeux, en moins de huit heures, le portrait en miniature d'un monsieur de ma connaissance, et je puis assurer que le portrait était soigneusement fait et d'une ressemblance parfaite. Je lui demandai des renseignements sur sa méthode ; il me répondit : « Lorsqu'on me présente un nouveau modèle, je le regarde avec beaucoup d'attention pendant une demi-heure, en fixant, de temps en temps, un détail de ses traits sur la toile. Une demi-heure me suffit et je n'ai pas besoin d'autres séances de pose ; je mets la toile de côté et je passe à un autre modèle. Quand je veux continuer à peindre le premier portrait, je pense à l'homme que j'ai vu ; avec l'imagination je l’associe sur le tabouret, sur lequel je l'aperçois nettement, comme s'il s'y trouvait réellement ; j’en distingue même la forme et la couleur d'une manière plus nette et plus vivace que si elle y était personnellement. Alors je regarde, de temps à autre, la figure imaginaire, je la fixe à mon aise sur la toile, et lorsque c'est nécessaire, je suspens le travail pour observer soigneusement le modèle dans la pose qu'il a prise. Et chaque fois que je tourne le regard vers le tabouret, j'y vois immanquablement mon homme. »

Seulement, cette faculté exceptionnelle d'objectivation des images finit par être fatale à l'artiste, qui, un beau jour, ne parvint plus à distinguer ses hallucinations volontaires représentant certaines personnes, des personnes réelles et perdit la raison.

Vous voyez à quel point cette image peut devenir réelle, positive.

Dans les autres sensations, il en est de même. Mozart ayant entendu une seule fois au Vatican un Requiem l’a noté depuis le commencement jusqu’à la fin. Beethoven composait dans sa tête des sonates tout entières ; il n’avait pas besoin de les exécuter matériellement ; elles étaient dans son Esprit avec toute leur finesse, tout leur brillant coloris.

Vous voyez donc que suivant les individus, la richesse de l’imagination, l’image se présente avec une netteté plus ou moins saisissante.

Vous me direz : « Ce sont des exceptions. Vous me citez là les cas d’un grand peintre et de grands musiciens, mais est-ce que tout le monde possède véritablement des images semblables ? »

Dans les rêves, alors que les yeux sont fermés, alors que les oreilles sont assoupies, que la sensation du monde extérieur va petit à petit en s’affaiblissant jusqu’à disparaître, on voit se dessiner des figures ayant toute l’intensité de la vie réelle. Il est évident que ceci est arrivé à chacun de nous : le rêve, lorsque le monde extérieur n’agit plus sur nous, que ses sensations n’ont plus une intensité capable de contrebalancer les images qui sont dans notre Esprit, nous montre que l’image est conservée avec ses coloris et la même puissance que pendant la vie.

Etudions maintenant un autre ordre de phénomène que l’on appelle l’hypnotisme qui fait parti des phénomènes de magnétisme. L’hypnotisme est bien sur lié à la suggestion.

Pierre Janet philosophe, psychothérapeute et médecin français mort en 1947 raconte qu’il n’avait qu’une confiance modeste dans ce qu’on appelle les phénomènes de la suggestion, qu’une confiance très faible dans les affirmations de ses confrères et des magnétiseurs. Une des premières fois qu’il fit ces expériences, il eut l’idée d’imaginer qu’un tigre était dans la salle et allait se précipiter sur le sujet. Mal lui en prit car ce sujet pour lequel l’idée s’était réalisée poussa des cris épouvantables, eut des attaques de nerfs terribles et on eut toutes les peines du monde pour calmer le sujet et « depuis ce temps, dit Pierre Janet, je ne présente plus à mes sujets que des oiseaux et des perles ». C’est donc que la pensée suggérée se réalise et avec une puissance qui équivaut à celle de la réalité, qui est même plus forte que l’impression produite par les yeux.

Janet a fait d’autres remarques encore : « J’ai un sujet auquel je dis : il y a ici un éléphant ; alors ce sujet voit cet énorme pachyderme avec ses défenses et sa trompe. Il veut même lui donner de la nourriture, mais le côté curieux, c’est qu’il se range contre le mur. On lui dit : « Pourquoi vous placez-vous là ? » il répond que c’est parce qu’il n’y a pas de place. L’éléphant, imaginaire pour l’opérateur, est tellement réel pour le sujet qu’il ne voit plus le mur qui est en face ; l’image de l’éléphant voile l’image du mur.

Vous voyez combien cette image est dans le cerveau une réalité pour que l’image du mur qui arrive à l’œil soit neutralisée par cet éléphant qui n’existe que dans son Esprit. Vous voyez que l’image hallucinante a une dimension, une couleur ; en un mot, cette image est perçue d’une manière précise, nette. Il faut pour ce genre d’expérience des sujets qui ont une grande sensibilité. Ce sont des sujets qui mettent en relief les particularités qui existent chez chacun de nous et qui les mettent dans un relief tellement saisissant que cela nous permet de définir avec exactitude le caractère de ces images. Vous avez certainement tous vu à la télévision des séances d’hypnotisme et de suggestion faite sur des personnes du public et le résultat est assez édifiant.

Vous me direz : « Est-ce que ceci a quelque chose de réel ; c’est un phénomène imaginaire, il n’y a pas plus d’éléphant là qu’il n’y en a ici. »

Lorsque l’on fait une suggestion à un sujet on s’aperçoit que l’image qui était dans son cerveau a exactement les mêmes propriétés que l’image réelle et produit en outre les mêmes sensations. Donc, cette image est aussi réelle qu’une sensation. Elle occupe la même place que la sensation dans le cerveau ; elle a des effets consécutifs exactement semblables aux effets produits par les sensations réelles.

L’image mentale a une réalité, elle a un volume, elle a une couleur et quand elle agit sur le cerveau, elle agit exactement comme pourrait le faire une image réelle causée par la sensation.

Donc l’image mentale est bien une réalité, donc elle a une existence objective.

Toute pensée qu’elle soit suggéré en état d’hypnose ou instantanée à l’état normal crée une série de vibration dans la substance du corps mental ou périsprit.

Le « corps mental », grâce à l'impulsion de la pensée, projette à l'extérieur une fraction de lui-même, qui prend une forme en rapport avec son intensité vibratoire. Or cet état vibratoire de la fraction extériorisée du « corps mental » à l'effet d'attirer à elle, dans le milieu éthérique de la substance sublimée analogue à la sienne. C'est ainsi que se produit une « forme-pensée », qui est de quelque manière une entité animée par une activité intense qui pivote sur la pensée génératrice...

Si cette pensée concerne une aspiration personnelle de l'individu qui l'a formulée — ainsi qu'il arrive pour la plupart des pensées — elle voltige alors autour de son créateur, toujours prête à réagir sur lui, en bien ou en mal, chaque fois qu'il se trouve en des conditions passives...

Ainsi la pensée est l’instrument subtil de la volonté et agit dans la formation de la matière physique. Elle engendre des motivations de plaisir ou de dégoût, de bonheur ou de douleur, d’optimisme ou de désespoir .Elle attire vers soi de bons ou de mauvais Esprits, de victoire ou d’échec, de malheur ou de bonheur. On le voit, le choix de nos objectifs dans la vie est important.

De ce fait, nous sommes automatiquement liés en Esprit à tous les incarnés ou désincarnés qui pensent comme nous pensons. Cette liaison est d’autant plus étroite s’il existe avec les autres une harmonie fluidique. C’est ce que Kardec appelle la loi d’affinité que vous retrouverez dans le livre des Esprits.

Par exemple lorsque nous sommes en conversation, lorsque nous lisons, que nous regardons la télévision, lorsque nous donnons un conseil ou que nous émettons une opinion ou une critique, par cette action nous influençons d’autres Esprits incarnés et désincarnés et de même nous subissons toutes ces influences des deux mondes visible et invisible.

Tout acte que nous engendrons, toute pensée qui jaillit a une influence sur notre vie et sur celle des autres. Le temps ne passe jamais en vain.

Cette propriété explique l’affirmation de Kardec selon laquelle « la faculté médiumnique est inhérente à l’homme et n’est pas un privilège exclusif de quelques élus. » La médiumnité comme la respiration est un don inhérent à tous les êtres.

La direction que nous donnons à nos pensées dans notre vie est primordiale car même lorsque le principe physique est détruit c’est-à-dire à notre mort matérielle, il subsiste le principe spirituel berceau de notre mémoire de nos pensées.

Les formes que prend la pensée sont étrangement symboliques ; quelques-unes représentent graphiquement les sentiments dont elles tirent leur origine. L'avarice, l'ambition, l'avidité produisent des formes-pensées crochues, comme si elles se disposaient à saisir l'objet désiré. La pensée qui considère un problème à résoudre, produit une émission de filaments en spirale; les sentiments tournés vers une autre personne, qu'ils soient de rancune ou d'affection, donnent lieu à des formes-pensées analogues aux projectiles. La colère ressemble au zigzag rougeâtre de la foudre ; la peur provoque des jets d'une substance grisâtre, semblables aux éclaboussures de boue.

Naturellement, en ce qui concerne la réalité de l'existence de formes abstraites de la pensée, nous ne possédons pour le moment d'autres preuves à faire valoir que celles ressortant de la concordance des observations chez divers clairvoyants.

Toutefois ces affirmations des sensitifs relatives aux formes concrètes de la pensée (c'est-à-dire à la forme-pensée représentant des personnes ou des choses), ont été confortées par la prise de photographies apportant des preuves absolues de leur réalité.

On est donc logiquement amené à tenir compte aussi des affirmations des voyants relativement aux formes de pensées abstraites. Et l'on a démontré que, lorsqu'on songe à une personne ou à une chose, celles-ci se concrétisent dans une image correspondante. Tout contribue donc à faire supposer que les idées abstraites doivent aussi se concrétiser dans quelque chose de correspondant.

Il me reste à parler d'un autre trait caractéristique que présenteraient les formes de la pensée. C'est qu'en des circonstances spéciales elles seraient susceptibles de persister plus ou moins longtemps dans le milieu où elles sont nées, même lorsque la personne qui les a engendrées n’est plus là, ou qu’elle est morte ; ce qu'en termes métapsychiques, on appelle « persistance des images ».

Un phénomène plus curieux encore, c’est la conservation indélébile, à tout jamais de cette image enregistrée une seule fois dans un cerveau humain.

La vision la plus fugitive, se grave en nous avec une netteté parfaite, même quand nous n’avons pas les souvenirs conscients de tous les détails de cette image, il existe en nous une impression photographique qui perdure d’une manière pour ainsi dire définitive, c’est-à-dire jusqu’à la mort de l’individu.

Depuis notre naissance, toutes les impressions qui ont agi sur nous, impressions visuelles, auditives, tactiles, tout ce que nous avons su, entendu et appris, reste à jamais gravé en nous. rien ne se perd.

Il y a de nombreux témoignages qui nous démontrent nettement, incontestablement ce réveil de toutes les images emmagasinées dans notre mémoire, se reproduisant automatiquement quand il arrive un accident, d’une noyade ou d’un suicide raté. La personne voit alors devant elle le spectacle de toute sa vie, elle a conscience en même temps des actions bonnes ou mauvaises ou plus exactement du sentiment moral qui s’est attaché à chacun de ses actes

Les études sur les phénomènes de régression de la mémoire ont apporté encore d’autres preuves ; qu’il y a en nous la conservation intégrale de tout ce que nous avons vu, entendu, éprouvé, de tout ce que nous avons vécu en un mot.

Des expériences ont même permis d’aller plus loin encore et de remonter dans les souvenirs de vies antérieures.

Ces études ont permis de remonter au-delà de l’existence actuelle pour réveiller les souvenirs qui se sont accumulés d’une manière permanente, non pas seulement dans le corps, dans ce corps qui change perpétuellement, non pas dans la gaine matérielle que nous prenons à chaque incarnation, mais dans la partie impérissable de nous-mêmes, dans le corps fluidique auquel les spirites ont donné le nom de périsprit. C’est en lui que les souvenirs sont emmagasinés.

Ces expériences sont très délicates et nécessitent une grande attention.

De tout ce que je viens de vous dire on peut en conclure que l’image mentale est donc bien une réalité.

Nous allons maintenant étudier et établir que la pensée peut s’extérioriser c’est à dire sortir du cerveau.

Nous avons de nombreux exemples de la transmission de pensée d’un sujet à un autre : un opérateur fait un dessin et il est reproduit par une autre personne pratiquement à l’identique. Des émissions télévisées nous montrent parfois ce genre d’expérience.

Vous voyez que l’image est sortie du cerveau de l’opérateur, a voyagé dans l’espace, est allée s’impressionner dans le cerveau du sujet et cette image est reproduite graphiquement, exactement, comme si le sujet avait eu un modèle.

Ce modèle lui est venu de l’espace, d’une façon purement psychique. Qui a donné l’image ? Ici, il faut nécessairement que nous arrivions à l’étude d’un facteur qui sert à emporter la pensée dans l’espace, qui sert à impressionner en quelque sorte le cerveau du sujet. Eh bien ! Ce facteur, c’est la force psychique. C’est cette force que les spirites ont bien étudiée et vous allez voir par le récit des expériences faites qu’on peut donner à l’existence de cette force des démonstrations absolument péremptoires.

Il est évident tout d’abord que cette force sort du corps humain. Je dis que la chose est évidente parce que des hommes aussi scientifiques que Crookes ont construit des appareils dont vous trouverez les descriptions dans son ouvrage, appareils qui enregistrent les variations de puissance de ces forces qui émanent du corps humain. Vous verrez les nombres qui montrent que dans certaines circonstances la force psychique, varie de quelques grammes à plusieurs kilogrammes. C’est cette force qui sert à mettre en oeuvre les objets matériels qui nous permettent d’entrer en communication avec le monde invisible.

Il y a une deuxième façon de mettre en évidence l’existence de cette force psychique : c’est la photographie. Les premières tentatives de ce genre remontent à l'an 1896, lorsque le commandant Darget et l'un de ses amis, s'étant persuadés que la pensée était une force extériorisable, décidèrent d'essayer à concentrer leur pensée sur une image donnée, dans le but de la projeter sur une plaque photographique.

Pour obtenir des photos, on ne pose pas devant l'appareil photographique ; la plaque est impressionnée directement, pendant que l'expérimentateur la tient, dans la plupart des cas, sur son front, en concentrant intensivement sa pensée sur l'image à extérioriser.

Le colonel Albert de Rochas a obtenu par hasard une « photographie de la pensée » avec Eusapia Paladino :

« Un jour, M. de Watteville voulut, en ma présence, photographier Eusapia entre le comte de Gramont et le Dr Dariex. La pose ayant été prise, je plaisantai le Dr Dariex qui est de petite taille et qui s'était campé, la main dans son gilet : « Docteur, vous ressemblez à Napoléon ». La pose n'en fut pas moins conservée, mais ce que personne ne prévoyait, c'est le profil de Napoléon qui se détache d'une façon très nette sur le fond au-dessus de la borne-fontaine qui semble lui servir de piédestal, sans que rien ne pût nous expliquer cette apparence, malgré des essais successifs faits ensuite dans le même lieu.

Je me demande aujourd'hui si le nom de Napoléon n'éveilla pas chez Eusapia le souvenir d'un buste qu'elle avait vu et si ce souvenir ne coagula pas la matière fluidique qui émane presque constamment de ses points hypnogènes.

M. de Rochas suppose logiquement qu'une matière fluidique, émise par ce médium, s'est « coagulée» autour de la pensée-image qu'on avait fait naître involontairement dans la mentalité du médium, en donnant lieu ainsi à une photographie de la pensée.

On devrait donc admettre que les fluides dégagés par le médium sont parfois attirés par l'image extériorisée fournie par l'expérimentateur, pour se condenser d'une manière suffisante afin de rendre photographiable l'image.

La faculté matérialisante des médiums consiste dans l’aptitude à rendre visible la pensée ; nous verrons qu'elle s'accorde mieux encore avec les phénomènes de l'idéoplastie, dont je vais vous parler dans quelques instants. En d'autres termes, tout contribue à démontrer que la faculté de rendre visible la pensée est une faculté éminemment spirituelle, qui, au cours de l'existence incarnée, émerge de manière rudimentaire et sporadique chez les sensitifs et les médiums, pour devenir une faculté normale dans le milieu spirituel, après la crise de la mort.

Le phénomène de la photographie de la pensée des vivants démontre que la pensée et la volonté sont des forces plasticisantes et organisatrices ; il contribue donc à son tour à prouver la survivance de l'Esprit humain, et par conséquent, la validité de l'hypothèse de la photographie de la pensée des défunts ; validité qui se transforme en un fait bien constaté chaque fois que le phénomène se produit en des circonstances qui excluent la possibilité de l'action de la pensée des vivants.

Tout ceci m’amène à vous parler de l’idéoplastie :

Le terme « idéoplastie » a été créé par le Dr Durand (de Gros) en 1860, pour désigner les principaux caractères de la suggestibilité. Il a été ensuite employé par le Dr Ochorowicz, en 1884, pour désigner les effets de la suggestion et de l'auto suggestion, lorsqu'elle donne lieu à la réalisation physiologique d'une idée, comme il arrive dans les cas des « stigmates ».

Le même terme a été enfin proposé par le Pr Richet à l'occasion des expériences avec Mlles Linda Gazzera et Eva C. (1912-1914) ; expériences qui ont démontré d'une façon nette et incontestable l'existence de matérialisations de figures humaines, qui étaient la reproduction objectivée et plasticisée de portraits et de dessins tombés sous les yeux des médiums. Il est clair que l'on devait logiquement inférer de ces faits que la matière vivante extériorisée est plasmée par l'idée. C'est là la signification précise du terme « idéoplastie », appliqué aux phénomènes de matérialisation médiumnique.

Pour simplifier, idéoplastie veut dire modelage par l'idée de la matière vivante.

De nombreuses expériences tendent à prouver que la matière fluidique extériorisée peut se modeler sous l'influence d'une volonté assez puissante, comme la terre glaise se modèle sous la main du sculpteur.

Le docteur Geley dans son livre de l’inconscient au conscient nous en donne une description, il nous dit ceci : « Du corps du médium transpire et s'extériorise une substance amorphe ou polymorphe qui revêt des représentations diverses ; généralement des représentations d'organes plus ou moins complets. La substance est mobile. Tantôt elle évolue lentement, monte, descend, se promène sur le médium, ses épaules, sa poitrine, ses genoux, par un mouvement de reptation qui rappelle celui d'un reptile ; tantôt ses évolutions sont brusques et rapides ; elle apparaît et disparaît comme un éclair...

La substance montre une grande sensibilité, jointe à une sorte d'instinct, rappelant l'instinct de la conservation chez les invertébrés La substance paraît avoir toute la méfiance d'un animal sans défense ou dont la seule défense consiste à rentrer dans l'organisme du médium dont elle est issue. Elle craint les contacts, toujours prête à se dérober et à se résorber.

La substance a une tendance immédiate, irrésistible à l'organisation. Elle ne demeure pas longtemps à l'état originel. Il arrive fréquemment que l'organisation est tellement rapide qu'elle ne laisse pas voir la substance primordiale. D'autres fois on voit, simultanément, la substance amorphe et des représentations plus ou moins complètes englobées dans sa masse ; par exemple un doigt pendant au milieu de franges de substance, On voit même des têtes, des visages enveloppés de substance. »

Il a été démontré que la substance vivante extériorisée obéit à la volonté subconsciente du médium mais également que cette substance vivante est capable d'obéir à la volonté subconsciente de tierces personnes présentes, ou de subir leur influence par l'intermédiaire du médium. Enfin, comme, en d'autres circonstances, les formes matérialisées, vivantes et parlantes, sont des personnes décédées inconnues au médium et aux assistants, on doit en déduire que la substance vivante extériorisée est susceptible d'obéir à la volonté d'entités spirituelles de défunts, ou de subir leur influence par l'entremise du médium ; ce qui revient au même. Etant donné cela, il est bien de ne jamais perdre de vue les conclusions exposées, grâce auxquelles on constate que, s'il est vrai que la substance vivante extériorisée obéit constamment à une force organisatrice inhérente à la pensée et à la volonté humaine, il est vrai aussi que cette pensée, cette volonté n'appartiennent pas exclusivement à la personnalité intégrale subconsciente du médium, mais proviennent quelquefois des expérimentateurs, et souvent d'entités spirituelles de décédés.

Je vous ferai remarquer que cette question de la pensée et de la volonté que l’on organise n’est pas nouvelle. Au moyen âge et même avant sorciers et autres alchimistes attribuaient déjà au «magnétisme projeté par la volonté et la pensée» les résultats qu'ils obtenaient par leurs amulettes et leurs charmes. Ils attribuaient déjà une existence passagère aux créations de la pensée.

Ce que l’on peut appeler les « Esprits du magnétisme » ne sont pas précisément des Esprits qui nous viendraient du ciel, et encore moins des Esprits infernaux. Ils proviennent d'un principe qui réside dans l'homme même. Grâce à la volonté, l'on dégage de l'organisme humain une faible portion « d'Esprit », qui prend une forme déterminée, en se transformant en un « être idéal ». A partir de ce moment, cet «Esprit vital » devient quelque chose d'une nature intermédiaire entre l’être corporel et les êtres incorporels : il peut ainsi se transférer où la volonté le dirige, n'étant plus soumis aux limitations de l'espace et du temps. Ce n'est nullement une conséquence du pouvoir démoniaque ; c'est une faculté spirituelle de l'homme, qui est rattachée à l'homme.

Il a à la portée de sa main, une énergie qui obéit à sa volonté, liée à sa puissance imaginative, et qui peut agir extérieurement en exerçant son influence sur des choses et des personnes à distance, même à une très grande distance.

A chacun de les utiliser pour le bien ou pour le mal.

Vous savez maintenant ce que vous pouvez faire de votre vie. L’action de la pensée aussi bien sur votre psychisme que sur votre santé est incontestable. L’homme devient ce qu’il pense donc ce qu’il veut être. Les pensées émises attirent ou se mettent en harmonie avec d’autres pensées semblables ayant le même niveau d’ondes mentales que les vôtres. Additionnées aux pensées des humains on trouve les pensées des Esprits désincarnés qui entrent en relation en communication avec les hommes vibrant dans les sentiments avec lesquels ils sont en affinité. Vous vous créez ainsi votre propre environnement spirituel.

Je terminerai par ce message de l’Esprit Johanna de Angelis :

« Prends l’habitude de penser de manière édifiante,

Assume une posture victorieuse.

Le cerveau est une antenne qui émet des vibrations et qui les capte incessamment,

Irradie les idées du bien, du progrès, de la paix, et tu capteras par harmonie des stimulations équivalentes pour ton bien.

Qui pense à la déroute a déjà perdu une partie du combat à engager,

Qui cultive l’échec affrontera difficilement les défis pour parvenir à la victoire.

A chaque moment additionne les nouvelles expériences à tes conquêtes.

A tout instant pense correctement et tu accumuleras de la force psychique pour le succès de ta réincarnation. »

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